Rechercher sur le site

Entrez les mots-clés dans la boîte ci-dessous :

Journal Chrétien

L'actualité en continu

« Les bontés de l’Eternel ne sont pas épuisées, Ses compassions ne sont pas à leur terme » (Lamentations 3:22)

Cette troisième lamentation de Jérémie, qui figure au centre du recueil, se distingue des autres par son ton plus personnel (l’homme qui a vu la souffrance parle à la première personne du singulier), et par l’admirable confession des versets 22-24 qui constitue assurément le sommet du livre.

« Les bontés de l’Eternel ne sont pas épuisées, Ses compassions ne sont pas à leur terme ; Elles se renouvellent chaque matin. Oh ! que ta fidélité est grande ! L’Eternel est mon partage, dit mon âme ; C’est pourquoi je veux espérer en lui. » (Lamentations 3:22-24)

Ce texte fait ressortir avec force les états d’âme de Jérémie, son intense combat pour ne pas rester dans le désespoir. On peut discerner dans le changement intérieur qui se produit en lui par suite de ses efforts de volonté, et dans la magnifique proclamation de sa foi et de son espérance en Dieu (v verset 21), le fruit de l’œuvre de l’Esprit. Si cette œuvre divine n’ôte pas la difficile réalité de la souffrance endurée, elle la replace dans sa juste perspective et permet à l’auteur de voir s’ouvrir devant lui un avenir fait d’espérance et d’exhorter ses compatriotes à un retour authentique à l’Eternel dans une ferme confiance en lui.

Les bontés de l’Eternel ne sont pas épuisées pour nous

La foi hésitante du prophète (versets 16-18) se prolonge par une prière (versets 19-21) et trouve son aboutissement dans une espérance ferme exprimée par de belles paroles (versets 22-24) souvent citées, certainement, et à juste titre, les mieux connues de tout le livre.

La « bonté » (Bible du Semeur ) (ou la « bienveillance » sur laquelle le fidèle s’appuie le verset 22 exprime un concept intimement lié à l’alliance du Sinaï. Le Dieu qui en avait pris l’initiative est fidèle à ses engagements quels que soient les méfaits de son partenaire : cette « bonté » était un article de foi en Israël (lire Exode 34:6-7) et reste valable dans le cadre de la nouvelle alliance (2 Timothée 2:13). Elle explique pourquoi Dieu a laissé un « reste », preuve de sa miséricorde (BA, AT 7, p. 510) plutôt que de sa justice.

Cette clémence n’a de sens que dans sa volonté d’assurer la survie d’Israël et de le faire prospérer de nouveau. Ce qui subsiste après le désastre ne peut, dans cette optique, que constituer le point de départ d’un nouvel essor du peuple de Dieu. Le Juge qui vient de frapper fort est aussi la source de l’espérance de ceux qu’il a épargnés. Il est leur « partage » (verset 24), c’est-à-dire ce qu’ils possèdent de plus précieux (Nombres 18:20 ; Deutéronome 32:9 ; etc.).

Les commentaires sont fermés.

Bible.audio,

Le Journal Chrétien a lancé un site d’étude biblique en ligne (bible.audio) comprenant des versions de la Bible, des dictionnaires et concordances bibliques, la Bible avec Strong grec et hébreux, et plein d’autres surprises.

Pour plus d'information, cliquez ici.

Inscription à la Newsletter