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La croix et la maturité

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“Et il a donné les uns comme apôtres, les autres comme prophètes, les autres comme évangélistes, les autres comme pasteurs et docteurs, pour le perfectionnement des saints en vue de l’œuvre du ministère et de l’édification du corps de Christ, jusqu’à ce que nous soyons tous parvenus à l’unité de la foi et de la connaissance du Fils de Dieu, à l’état d’homme fait, à la mesure de la stature parfaite de Christ” (Éphésiens 4:11-13).

La maturité spirituelle, ou croissance spirituelle, est l’un des aspects de la vie chrétienne le plus mentionné dans le Nouveau Testament par Jésus et les apôtres. Les enseignements de Jésus nous encouragent principalement à mener une vie pure et sainte. Toutes les épîtres de l’apôtre Paul nous conduisent à ressembler de plus en plus à Jésus afin de transmettre sa vie dans notre service pour Lui.

L’apôtre Paul exprime aux Colossiens son désir de les voir marcher vers la perfection.

“C’est lui que nous annonçons, exhortant tout homme, et instruisant tout homme en toute sagesse, afin de présenter à Dieu tout homme, devenu parfait en Christ. C’est à quoi je travaille, en combattant avec sa force qui agit puissamment en moi.” (Colossiens 1:28-29).

La croix, chemin vers la maturité

Comment allons-nous y parvenir ? Dans Matthieu 16:24, nous voyons Jésus exhorter ses disciples à prendre chacun leur croix, à renoncer à eux-mêmes et à Le suivre. Il leur montre le chemin de la croissance spirituelle et de la sainteté. Ni la connaissance intellectuelle, ni la théologie ne sont le moyen que le Seigneur nous a donné pour grandir spirituellement. L’erreur de l’église a été d’essayer de produire des hommes et des femmes spirituels au moyen d’enseignements et d’écoles bibliques. S’il est très clair que l’étude de la Bible est une bonne chose en soi, elle ne peut remplacer le chemin de la croix pour nous conduire à la maturité.

Dans les chapitres 5 à 7 de Matthieu, Jésus nous enseigne un nouveau style de vie qui demande une mort à nous-mêmes et un reniement de nos propres droits. Ainsi, par exemple, au lieu de haïr nos ennemis, Il nous demande de les aimer. Vous m’avouerez que c’est le contraire des réactions et des désirs de notre nature charnelle !

Accepter de perdre notre vie, de nous dépouiller de notre vieille nature, c’est le moyen pour nous permettre de vivre une vie de victoire et de sainteté. Comme le rappelle l’apôtre Paul, le chrétien est appelé à crucifier sa chair avec ses passions et ses désirs (Galates 5:24), ce qui l’emmènera à devenir comme Christ, et lui permettra de porter sa vie (Galates 2:20). Finalement, il n’y a aucun moyen de parvenir à la maturité spirituelle si ce n’est d’être prêt à perdre sa vie pour avoir en échange celle de Christ.

Mourir à soi-même pour porter du fruit

Jésus a illustré la mort à soi-même et la vie qui en découle par l’image d’un grain de blé. Ayant annoncé que le moment pour qu’Il soit glorifié était arrivé, Il dit à ses disciples :

“si le grain de blé tombe en terre ne meurt, il reste seul ; mais, s’il meurt, il porte beaucoup de fruits.” (Jean 12:24).

Il voulait parler de sa propre mort et de sa résurrection, mais aussi de la vie des disciples après sa résurrection. Prendre leur croix allait être leur seule façon de pouvoir communiquer la vie de Jésus. La croix, c’est la mort à nos désirs, à nos passions charnelles, à nos plans, à nos ambitions. C’est un échange de notre vie pour celle de Christ, car il faut d’abord mourir avant de participer à la vie de résurrection.

Comme nous l’avons vu, nous sommes tous appelés à passer par des épreuves, des tests, des moments difficiles dans notre vie chrétienne. Nous ferons face à des défis, des souffrances, des persécutions et des confrontations. C’est notre attitude dans ces différentes situations qui déterminera si nous allons grandir et croître dans le Seigneur, ou alors rester un enfant spirituellement. Si nous sommes disposés à prendre notre croix et faire face à cela dans la foi, nous permettrons à Dieu de nous briser et de nous façonner. Le résultat de cette marche sera la manifestation de la vie de Jésus en nous.

Le prophète Jérémie a eu une vision de l’œuvre profonde que le Seigneur veut faire dans notre vie pour nous former à son image.

“Et la parole de l’Éternel me fut adressée, en ces mots : ne puis-je pas agir envers vous comme ce potier, maison d’Israël ? dit l’Éternel. Voici, comme l’argile est dans la main du potier, ainsi vous êtes dans ma main, maison d’Israël !” (Jérémie 18:5-6).

Nous savons que, tant que le potier n’est pas satisfait de son œuvre, il continue à la remanier pour obtenir ce qu’il veut. La question est : sommes-nous disposés à laisser Dieu en faire autant avec nous ?

Dans notre vie quotidienne, il nous arrive souvent d’avoir des disputes ou des conflits, que ce soit avec notre conjoint, nos collègues ou encore nos amis… Dans ces moments, nous avons tellement tendance à vouloir nous justifier. Même si nous avons raison, nous avons besoin d’apprendre à accepter de perdre plutôt que d’essayer de défendre notre position. C’était l’attitude de Jésus, et cela fait partie de la maturité que nous devons atteindre en tant que chrétien.

Je me souviens d’un pasteur, dans un pays d’Afrique, qui dirigeait une église avec un autre pasteur. Tout ce qu’il y avait dans l’église leur appartenait en commun : les chaises, le système de sonorisation, la voiture… Au bout d’un certain temps, ils n’arrivèrent plus à s’entendre, et ce frère décida de mettre fin à leur association. Quand il fallut choisir la façon de procéder, ils ne réussirent pas à se mettre d’accord. Aucun des deux ne voulait sortir perdant, et les choses se passèrent mal ! Je rencontrai ce frère à ce moment-là, et je partageai avec lui le verset 24 de Matthieu 16, qu’il connaissait évidemment par cœur. Mais bien qu’il ait été pasteur pendant plusieurs années, il n’en avait jamais réalisé la profondeur, ni considéré que c’était une chose à prendre avec sérieux. Je l’encourageai donc à renoncer à ses droits. Après beaucoup d’hésitations, c’est ce qu’il fit. Au lieu de se battre, il accepta de tout laisser à l’autre pasteur. Bien sûr, ce fut dur pour lui, mais il comprit ce que signifiait prendre sa croix dans cette situation. Il perdit tout ce qu’il avait investi dans cette église, mais il était en paix, joyeux d’avoir pu s‘identifier à Jésus de cette façon.

Quand vous perdez quelque chose pour la cause de Christ, parce que vous comprenez que vous êtes appelés à prendre votre croix, de plus grandes choses vous attendent ensuite. Aujourd’hui, ce frère est béni, il sert le Seigneur, prêche l’Évangile, et le Seigneur l’utilise de manière remarquable. Si nous voulons devenir un homme “accompli” en Christ, nous ne pourrons pas contourner la croix, fuir le fait de perdre et de mettre notre vie sur l’autel.

L’apôtre Paul a travaillé afin de présenter à Dieu tout homme “parfait” en Christ, c’est-à-dire un homme mûr spirituellement, qui non seulement comprend les choses de l’esprit mais qui les vit. Il s’agit d’une course vers la perfection, même si personne n’est et ne pourra être parfait sur cette terre. Nous ne pouvons que, petit à petit, ressembler davantage à Christ. C’est tout à fait possible si le chrétien se soumet à Lui et accepte de s’humilier et de prendre sa croix. Il place alors sa vie dans les mains du Seigneur qui saura achever l’œuvre qu’Il a commencée en lui.

L’apôtre déclare d’ailleurs qu’il est “persuadé que celui qui a commencé en vous cette bonne œuvre la rendra parfaite pour le jour de Jésus- Christ.” (Philippiens 1:6).

La croix, le défi des chrétiens aujourd’hui

Avant de recevoir la révélation du message de la croix, l’église à laquelle j’appartenais connaissait beaucoup de problèmes, et nous n’avions aucune solution. Malgré la prédication de la Parole de Dieu, les couples étaient divisés, le péché abondait, les jeunes étaient encore très attirés par le monde et ce qu’il pouvait leur offrir. Quand le message de la croix a été révélé à nos cœurs, les anciens de l’église et moi-même avons vécu un changement radical, puis ce message a touché la vie de nombreux chrétiens. L’église a vécu une vraie repentance. L’atmosphère a changé et de nombreux chrétiens sont entrés dans une nouvelle maturité. Bien sûr, nous n’avons toujours pas atteint la perfection, loin de là ! Mais les chrétiens ont grandi, ils se sont affermis en Jésus et ont été encore plus déterminés à marcher sur le “chemin étroit” ; aujourd’hui, notre plus grande récompense, c’est de voir l’unité qui règne dans l’église.

En 1999, je me souviens avoir visité un pasteur d’une église pentecôtiste aux États-Unis. Pendant un moment de partage, je lui avais parlé du message de la croix comme étant la solution pour l’église. Je lui disais que les chrétiens étaient appelés, non à se préoccuper des choses matérielles ou personnelles, mais à perdre leur vie, à prendre leur croix et suivre Jésus, et que c’était là le chemin pour la maturité et la victoire. Il me répondit très calmement : “Je suis entièrement d’accord avec vous, mais si je prêche cela, je vais perdre une grande partie de ma congrégation.” Surpris de sa réponse, j’ai alors réalisé avec tristesse que cette église était très pauvre spirituellement. Ne soyons pas étonnés dans ces conditions de voir beaucoup de chrétiens être comme des enfants, emportés par tout vent de doctrine, incapables de discerner les choses de l’esprit.

Aujourd’hui, l’église a de la difficulté à conduire les chrétiens à être de vrais disciples de Christ, engagés dans une course où leur vie ne leur appartient plus. Croître spirituellement ne les intéresse pas. Perdre leur vie, prendre leur croix, c’est un défi trop grand pour eux. Ils préfèrent se contenter de mener une vie religieuse sans faire face à leur chair et devoir changer.

Pourtant, Jésus a été très clair : “Celui qui aime sa vie la perdra, et celui qui hait sa vie dans ce monde la conservera pour la vie éternelle.” (Jean 12:25).

Mais il est vrai aussi que beaucoup n’ont jamais entendu le message de la croix pouvant les conduire à la maturité. Ils ne grandissent pas, bien qu’ils aiment le Seigneur. Ils viennent fidèlement à l’église, mais ils n’entendent pas ce dont ils ont besoin pour pouvoir grandir. Ils sont nombreux à être découragés de ne pas avoir la victoire dans certains domaines de leur vie. Leur amour pour le Seigneur se refroidit et parfois, ils vont même jusqu’à abandonner la course. Pourtant, on ne peut pas leur en faire le reproche, car leur état dépend de la nourriture qu’ils reçoivent à l’église. Comment pourraient-ils espérer grandir et devenir des chrétiens spirituels et non charnels?

En 2001, j’ai tenu une conférence en Afrique pour des pasteurs et serviteurs de Dieu. Je prêchai sur le message de la croix, et après le premier jour, un pasteur âgé de 70 ans vint me voir. Il était enthousiasmé et me dit que ça faisait plus de 25 ans qu’il n’avait pas entendu ce message, et qu’il n’était pas étonnant que, dans son pays, les églises soient divisées et sans vie. Je fus très encouragé, car je rencontre d’habitude beaucoup de pasteurs qui s’opposent au message de la croix, soit par manque de révélation, soit parce qu’ils se sentent trop confrontés à titre personnel et préfèrent garder secrets certains aspects de leur vie. Le message de la croix rencontre et rencontrera toujours de l’opposition, même à l’intérieur de l’église. Mais le moment venu, le Seigneur saura ouvrir le cœur de beaucoup, qui recevront et accepteront la lumière de l’Évangile.

C’était le message apostolique de la première église et celui qui a été à nouveau prêché au 20e siècle dans les années 70 et 80. Puis la doctrine de la prospérité a envahi l’église et attiré le cœur des chrétiens vers les choses matérielles. Les pasteurs et prédicateurs ont été séduits par cette doctrine perverse et ont entraîné les croyants sur cette route. C’est la raison pour laquelle le message de la croix a été lentement mais sûrement écarté de la prédication et des enseignements dans la plupart des églises. Ne soyons pas étonnés maintenant que l’église soit faible et remplie de fausses doctrines !

L’apôtre Paul, lui, était fier d’avoir accepté de prendre sa croix. Il était libre de toute influence du monde et était devenu un homme d’une maturité exemplaire en raison de son identification à Christ. C’est pourquoi il pouvait demander aux Philippiens d’être ses imitateurs et de porter leurs regards vers ceux qui marchaient selon le modèle qu’il représentait (Philippiens 3:10-17). Il s’adressait encore à eux en leur disant que la grâce de Dieu leur avait été donnée, non seulement pour être sauvés, mais aussi pour souffrir pour Christ (Philippiens 1:29).

En acceptant cette mort à lui-même, en jetant toutes ses armes, le chrétien permet à une œuvre profonde de Dieu, à une purification et une maturité de prendre place dans sa vie : c’est le fruit de l’Esprit mentionné dans Galates 5:22. Encore une fois, la croix n’est pas simplement un évènement qui a eu lieu il y a plus de 2000 ans pour nous sauver. Si nous voulons parvenir à la maturité, elle doit faire partie de notre vie de tous les jours !

Source : Extrait du livre de Miki Hardy – Le défi de la croix – page 55 à 60 – Chapitre XII « La croix et la maturité »

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