Rechercher sur le site

Entrez les mots-clés dans la boîte ci-dessous :

Adhérer

Journal Chrétien

L'actualité en continu

La farine qui est dans le pot ne manquera point et l’huile qui est dans la cruche ne diminuera point… 1 Rois 17:14

Partager sur:

Elie invite la veuve de Sarepta à placer sa confiance en l’Eternel en offrant à son serviteur le peu qui lui reste. Alors qu’Israël, en se confiant en Baal, connaît la faim et la soif, cette femme païenne, en se confiant en l’Eternel, expérimente la providence de l’Eternel. On peut voir là un parallèle avec le don quotidien de la manne au désert.
Il y avait beaucoup de veuves en Israël au temps d’Élie (Luc 4:25-26), et il est probable qu’une d’entre elles aurait sûrement pu offrir l’hospitalité au prophète, là où il se trouvait ; malgré tout, l’homme de Dieu est envoyé chez la veuve de Sarepta, une ville phénicienne sur la côte méditerranéenne située à environ 15 kilomètres au sud de Sidon en direction de Tyr (cf. Abdias 20 ; Luc 4:25-26).
Elie est envoyé hors du territoire d’Israël où Achab l’aurait trouvé trop facilement. Se rendre dans le pays d’où venait la religion de Baal exigeait une grande foi de la part d’Elie. Elie se trouvait donc en territoire ennemi et allait devoir démontrer la puissance de Dieu dans un territoire où l’on adorait Baal. Ce récit montre qu’un prophète peut être accepté en dehors de son pays (Luc 4:25-26).

Elie chez la veuve de Sarepta

« Alors la parole de l’Eternel lui fut adressée en ces mots : Lève-toi, va à Sarepta, qui appartient à Sidon, et demeure là. Voici, j’y ai ordonné à une femme veuve de te nourrir. » (1 Rois 17:8-9)

Les veuves et les orphelins étaient les pauvres et les délaissés de la société d’alors (Esaïe 1:23 ; 10:2). Leur unique moyen de subsistance consistait en aumônes qui étaient bien réduites en période de famine. Dieu a pourtant ordonné à cette veuve de pourvoir à la nourriture d’Elie ; allusion en Luc 4:25-26.
Encore une épreuve pour la foi d’Elie, qui doit recevoir sa nourriture d’une femme dénuée elle-même de tout appui. Pour s’assurer que c’est bien chez cette femme que Dieu l’envoie, le prophète la met à l’épreuve (1 Roi 17:10). Puis reconnaissant sa docilité et l’esprit dont elle est animée, il la soumet à une épreuve plus grande encore:

« Il se leva, et il alla à Sarepta. Comme il arrivait à l’entrée de la ville, voici, il y avait là une femme veuve qui ramassait du bois. Il l’appela, et dit : Va me chercher, je te prie, un peu d’eau dans un vase, afin que je boive. Et elle alla en chercher. Il l’appela de nouveau, et dit : Apporte-moi, je te prie, un morceau de pain dans ta main. » (1 Rois 17:10-11)

Le serment de la veuve

« Et elle répondit : L’Eternel, ton Dieu, est vivant ! je n’ai rien de cuit, je n’ai qu’une poignée de farine dans un pot et un peu d’huile dans une cruche. Et voici, je ramasse deux morceaux de bois, puis je rentrerai et je préparerai cela pour moi et pour mon fils ; nous mangerons, après quoi nous mourrons. » (1 Rois 17:12)

La veuve a reconnu en Elie un Israélite et elle emploie, dans la formule de son serment, le nom du Dieu de son interlocuteur pour donner à son affirmation plus de poids auprès de celui-ci. La formule : Aussi vrai que « l’Eternel, ton Dieu, est vivant » est une affirmation qui a convaincu Elie.
La formule « L’Eternel ton Dieu » montre qu’elle reconnaît que cet homme est un prophète et qu’il est hébreu, et elle jure par le nom, connu d’elle, du Dieu des Hébreux. Habitant près de la frontière, elle avait entendu parler de Yahvé.

La farine et l’huile régénérées 

« Elie lui dit : Ne crains point, rentre, fais comme tu as dit. Seulement, prépare-moi d’abord avec cela un petit gâteau, et tu me l’apporteras ; tu en feras ensuite pour toi et pour ton fils. Car ainsi parle l’Eternel, le Dieu d’Israël : La farine qui est dans le pot ne manquera point et l’huile qui est dans la cruche ne diminuera point, jusqu’au jour où l’Eternel fera tomber de la pluie sur la face du sol. » (1 Rois 17:13-14)

Cette pauvre femme avait une foi si profonde qu’elle a pris au mot le prophète, en toute confiance. Ceux qui osent s’appuyer sur les promesses divines n’éprouveront aucune crainte à prendre des risques ou à s’exposer pour le service du Seigneur, en lui donnant la première place.

Il est certain que l’affermissement de la foi de cette veuve l’a rendu aisément capable de renoncer à elle-même, en ne dépendant que de la promesse divine. Elle a vu ce grand miracle de la grâce, de voir ainsi sa farine et son huile régénérées.

Cette païenne qui avait foi en Dieu a pu bénéficier d’une répétition du miracle de la manne (comparer avec Exode 16:21 ; Josué 5:12). Dans le pays de Baal, elle passe de la mort à la vie alors que le peuple de Dieu passe, dans le pays de la promesse, de la vie à la mort.

Heureux ceux qui peuvent ainsi, en plein accablement, croire et obéir à l’espérance divine. Quel bien modeste repas, cette pauvre veuve donna au prophète ! En récompense de cela, elle et son fils purent manger pendant deux années entières, en pleine période de famine.

Je soutiens l'indépendance de la presse chrétienne!

Une majorité de journaux, télévisions et radios appartiennent à quelques milliardaires ou à des multinationales très puissantes, privant les citoyens d’un droit fondamental : avoir accès à une information libre de tout conflit d’intérêt. Le développement d’une presse chrétienne libre est aujourd’hui essentiel pour garantir le pluralisme de la presse dans le monde.
Afin que le Journal Chrétien demeure un média indépendant, gratuit et sans publicité, votre soutien financier et votre mobilisation seront décisifs. Faites un don en cliquant ici.

Les commentaires sont fermés.

Devenir rédacteur

J'aime l'info

Inscription à la Newsletter