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Je suis le cep, vous êtes les sarments. Celui qui demeure en moi et en qui je demeure porte beaucoup de fruit, car sans moi vous ne pouvez rien faire. Jean 15:5

« Je suis le cep, vous êtes les sarments », dit Jésus à ses disciples. Il a déjà déclaré qu’il est le Vrai Cep (Jean 15.1), mais il n’avait pas encore déclaré que chaque disciple est un sarment de ce Cep. Observons que ce ne sont pas les dénominations, mais les membres de l’église qui sont ces sarments. Le disciple, sans Christ, « ne peut rien faire. » Paul a déclaré : « je puis tout par celui qui me fortifie, » (Philippiens 4.13).

Jésus commença en prononçant sa septième et dernière phrase clé en « Je suis » : Je suis le vrai cep (15.1a ; les autres phrases sont en 6.35, 51 ; 8.12 ;10.7, 9 ; 10.11, 13 ; 11.25 ; 14.6). Le mot traduit par « vrai » fait essentiellement référence à l’idée de fiabilité. Jésus n’a pas dit qu’il était le vrai cep et que tous les autres étaient faux, mais plutôt qu’il était le vrai cep sur lequel on pouvait compter.

Si Jésus est un cep, alors le Père est le vigneron et les disciples les sarments (15.1, 5). Le rôle premier du Père est de retrancher tout sarment… qui ne porte pas de fruit (15.2a). Le fruit dont il est ici question est à la fois la sainteté dans la vie personnelle des disciples et la poursuite du ministère de Jésus. Judas Iscariot est un disciple qui n’a pas porté de fruit, lui qui a cessé de suivre Jésus et qui s’en est allé pour le trahir. Les onze disciples restants aimaient sincèrement Jésus mais ils ne pouvaient se permettre de devenir insouciants. Ils devaient continuer de demeurer en Jésus (15.4). S’ils ne le faisaient pas, ils risquaient de prendre le même chemin que Judas.

Ces branches qui n’ont pas été retranchées pouvaient s’attendre à être émondées pour porter encore plus de fruit (15.2b). En 15.3, Jésus dit à ses onze disciples restants : Déjà, vous êtes émondés (ou purs dans la Bible en français courant), à cause de la parole que je vous ai annoncée. Il avait employé le même mot précédemment lorsqu’il les avait tous déclarés purs — sauf un (13.10-11). Mais, malgré leur pureté, le Père peut bien leur permettre de passer par des expériences déplaisantes afin de les affermir dans la foi et dans le ministère chrétien (voir également 1 Pierre 4.14). Nous connaissons une partie de l’« émondage » subi par les disciples. Pierre, par exemple, fut « émondé » lorsqu’il renia Jésus avant d’être rétabli (18.17, 25, 27;21.15-19), également lorsqu’il fut le sujet de moqueries (Actes 2.13) et lorsqu’il fut emprisonné (Actes 5.18 ; 12.1-19). Chaque émondage lui apporta une énergie supplémentaire pour avancer.

En tant que vrai cep, Jésus rendra les sarments capables de porter du fruit (15.4-5). Il a utilisé une image empruntée au monde agricole, à savoir qu’une branche qui n’est pas attachée à une plante ne tirera pas de sève et ne donnera pas non plus de fruit, et il a appliqué cette vérité au domaine spirituel (15.4). L’exhortation : demeurez en moi, rappela aux disciples qu’ils devraient prendre l’habitude de puiser leur énergie en Jésus. Demeurer en Jésus allait de pair avec le fait que lui-même demeure en ses disciples. Par ces paroles, Jésus exhorta les disciples à assumer leur part de responsabilité.

Il est nécessaire de noter que ce passage n’a pas pour sujet la perte du salut ou la sécurité éternelle du croyant : il parle de ceux qui ont cru et porté du fruit. Celui qui a été « retranché », c’est Judas Iscariot qu’on ne peut assimiler à un croyant.

Cette même pensée est répétée en 15.5 : Moi, je suis le cep ; vous, les sarments. Celui qui demeure en moi, comme moi en lui, porte beaucoup de fruit, car sans moi, vous ne pouvez rien faire. Sans Jésus, il n’y a pas de fruit du tout ; mais avec lui, non seulement les disciples porteront du fruit, mais ils en porteront même beaucoup. Pendant les années qu’il a passées avec eux, Jésus les a préparés à produire du fruit. Ils seront ceux qui établiront l’Église, née le jour de la Pentecôte, sur le fondement de la prédication des disciples. Ils travailleront avec d’autres hommes tels que Matthias, le remplaçant de Judas (Actes 1.26) ; avec Paul qui fut institué apôtre de façon spectaculaire par Jésus ressuscité (Actes 9.1-30 ; voir également Galates 1.11-24) et avec des évangélistes tels qu’Étienne (Actes 6.5-8.1a) et Philippe (Actes 8.4-40). Tous ces hommes formeront une équipe, proclamant le message de Jésus. Ils avaient été désignés afin « d’aller et de porter beaucoup de fruit ».

Nous sommes, nous aussi, appelés à faire de même et si nous ne portons pas de fruit, nous échouons dans notre mission. De plus, nous devons passer du stade « porter plus de fruit » (15.2) au stade « porter beaucoup de fruit » (15.5), puis à celui de « porter du fruit qui demeure » (15.16). Cette progression montre que porter du fruit est un processus et que notre capacité en ce domaine se développera au fur et à mesure que nous mûrirons.

Pour notre vie personnelle, cela signifie que nous ne développerons pas une seule et unique vertu parmi les neuf de Galates 5.22-23, mais que nous travaillerons à les cultiver toutes. Pour l’évangélisation, cela signifie que nous ne nous contenterons pas de contribuer à sauver une seule personne mais nous travaillerons à sauver un village entier. Quant à notre efficacité, cela signifie que nous n’aurons pas une bonne influence uniquement dans notre église locale, mais aussi dans toute la nation et le monde entier ! Beaucoup de fruit : voilà la promesse. Beaucoup de fruit : voilà le but à atteindre. Pour atteindre ce but, il nous faut demeurer en lui comme il demeure en nous.

Le mot « demeurer » implique que l’on reste auprès de quelqu’un. Le fait que l’on « demeure » prouve que le salut est effectivement intervenu (1 Jean 2.19) ; la logique ne peut être ici inversée. Le fruit, ou la preuve, du salut se trouve dans la persistance de l’attachement à Dieu et à ses enseignements (Jean 8.31 ; Colossiens 1.23 ; 1 Jean 2.24). Le croyant qui persévère (« demeure ») est le seul véritable. Persévérance et foi sont toutes les deux en rapport avec l’authenticité du salut (Hébreux 3.6-19).

Porter du fruit et avoir la puissance dans la prière sont deux promesses de Jésus aux disciples : Si vous demeurez en moi et que mes paroles demeurent en vous, demandez tout ce que vous voudrez, et cela vous sera accordé (15.7 ; voir également 16b). Il n’y a pas de limite tant qu’est remplie la condition de demeurer en Jésus. Rien de ce qui est demandé ne sera refusé tant qu’on demeurera en Jésus et que l’on travaillera à promouvoir le mouvement « Demeurer en Jésus » !

En portant du fruit, les disciples glorifient le Père et montrent qu’ils sont de vrais disciples (15.8). Le seul objectif de Jésus au cours de ses trois années de ministère a été de glorifier le Père. Cela doit être également le but des Onze, dans tout ce qu’ils disent et dans tout ce qu’ils font. De plus, étant liés à Jésus qui est le cep, ils devaient ressembler à Jésus. Il ne peut en être autrement s’ils prétendent être les disciples de Jésus.

En tant que sarments (15.2, 4, 5, 6, 16), les disciples avaient d’autres responsabilités spécifiques en plus de porter du fruit. Ils devaient s’aimer les uns les autres (une remarque que Jésus avait déjà faite en 13.34-35). En 15.12, il leur dit : Aimez-vous les uns les autres et cette même recommandation est répétée en 15.17. Bien qu’il l’appelle un commandement, Jésus leur rappelle qu’il les exhorte en tant qu’amis et ne leur donne pas d’ordres comme à des esclaves (15.14-15). Les esclaves obéissent par crainte de leur maître ; les amis obéissent par amour pour lui. Jésus aimait ses disciples et ils devaient répondre à cet amour en lui obéissant (15.10). Le fait que les disciples aient été spécifiquement choisis (15.16) devrait également être un encouragement pour eux au moment d’affronter les responsabilités effrayantes qu’ils assumeront plus tard.

L’amour devait être le mode de vie des disciples. Ils devaient s’aimer mutuellement, en tout temps. Le genre d’amour que Jésus demandait était le même que le Père avait pour Jésus (15.9) et que Jésus avait pour ses disciples (15.12-13). La relation du Père avec le Fils est un lien d’amour éternel et la relation de Jésus avec ses disciples était un lien d’amour qui avait commencé au moment de leur appel et qui se poursuivait au moment où il leur parlait. Jésus a suivi l’exemple du Père et a aimé ses disciples comme le Père l’aimait. Il fallait à présent que les disciples suivent l’exemple de Jésus et s’aiment de la même façon.

Le plus haut degré de l’amour est atteint lorsque quelqu’un est prêt à mourir pour un ami (15.13). Jésus a non seulement donné sa vie pour que ses amis tirent profit de sa mort mais il a également pris leur place (voir 2 Corinthiens 5.21 ; Galates 3.13 ; 1 Timothée 2.6 ; 1 Pierre 3.18). Il leur demandait donc d’éprouver un amour qui ne soit pas gâché par des ambitions égoïstes ni par une quelconque malveillance. L’ambition égoïste devait être remplacée par le sacrifice de soi et le service. Il fallait qu’ils veuillent le bien des autres et œuvrent pour que les autres aient le meilleur.

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