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Est-ce que les gens qui meurent avant d’avoir entendu l’Evangile sont en enfer ?

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Est-ce que les personnes qui n’ont jamais entendu l’Evangile sont toutes perdues et condamnées aux tourments éternels ?

La loi de Dieu inscrite dans le coeur de l’homme

« La colère de Dieu se révèle du ciel contre toute impiété et toute injustice des hommes qui retiennent injustement la vérité captive, car ce qu’on peut connaître de Dieu est manifeste pour eux, Dieu le leur ayant fait connaître. » (Romains 1:1819)

La connaissance de Dieu est manifeste pour tous les hommes; ils le voient dans leur être intime, par une révélation permanente dans leur conscience. Dieu s’est manifesté dans ses œuvres pour réveiller dans l’âme humaine la faculté innée de le connaître. Il a souverainement implanté la preuve de son existence dans la nature même de l’homme par la raison et la loi morale. Ceux qui étouffent la vérité qui leur a été révélée dans leur être intime rendront des comptes à Dieu.

Ceux qui ont péché sans la loi périront aussi sans la loi

« Tous ceux qui ont péché sans la loi périront aussi sans la loi, et tous ceux qui ont péché avec la loi seront jugés par la loi. Ce ne sont pas, en effet, ceux qui écoutent la loi qui sont justes devant Dieu, mais ce sont ceux qui la mettent en pratique qui seront justifiés. Quand les païens, qui n’ont point la loi, font naturellement ce que prescrit la loi, ils sont, eux qui n’ont point la loi, une loi pour eux-mêmes ; ils montrent que l’œuvre de la loi est écrite dans leurs cœurs, leur conscience en rendant témoignage, et leurs pensées s’accusant ou se défendant tour à tour. » (Romains 2:1215)

Les Juifs ont été seuls parmi les peuples à avoir la loi de Dieu par écrit et réunie en un code. Comme la loi mosaïque n’a pas été confiée aux gentils, ceux-ci ne pourront être jugés d’après elle sans aient eu connaissance de son existence. Mais ils ont une autre loi, celle de la conscience.

Les païens qui auront péché sans avoir de loi écrite ou qui n’ont jamais eu la possibilité de connaître la loi morale de Dieu transmise aux Juifs seront jugés sur leur désobéissance en fonction des limites de leur connaissance. Autrement dit, ceux qui ont péché sans avoir eu connaissance de la Loi de Moïse périront sans qu’elle intervienne dans leur jugement. 

Nous pouvons déduire des versets ci-dessus que les païens ont une certaine connaissance de lois morales, une conscience de ce qui est juste et de ce qui ne l’est pas, même s’ils n’ont jamais eu aucun contact avec la Bible.

Sans connaître la loi écrite de Dieu, les hommes des sociétés païennes accordaient de la valeur à ses principes les plus fondamentaux et s’efforçaient de les mettre en pratique. Il est normal que les cultures accordent instinctivement de la valeur à la justice, à l’honnêteté, à la compassion et à la bonté envers les autres : cela reflète la loi divine écrite dans les cœurs.

Un certain nombre de pratiques courantes dans la société païenne correspondaient à celles que la Loi de Moïse recommandait (honorer les parents, s’occuper des malades, des personnes âgées, condamnation du vol, du meurtre, de l’adultère). Ces pratiques, souvent consignées dans les lois du pays, ont été « gravées dans le cœur » des hommes par leur Créateur.

Il n’existe aucune communauté organisée sur la face de la terre où quelqu’un qui vivrait en total mépris des dix commandements ne serait pas considéré comme un transgresseur et un ennemi de la société. Les exigences formulées par la Loi de Moïse sont inscrites dans la conscience de tous les hommes. En se défendant contre les accusations de leur conscience, ils reconnaissent sa validité et son autorité.

En accomplissant certaines bonnes actions et en haïssant certaines mauvaises, ils démontraient une connaissance innée de la loi de Dieu, une connaissance qui témoignera en fait contre eux au jour du jugement.

Ceux qui ont péché avec la loi seront jugés par la loi

Les Juifs qui ont péché en connaissant cette Loi seront jugés conformément à la Loi. En d’autres termes, ceux auront péché sous le régime de la loi seront jugés par la loi, précisément par cette loi de Moïse dont les Juifs se glorifiaient, s’imaginant qu’il suffisait de la posséder et de la connaître pour être juste devant Dieu.

Plus encore, les Juifs et les païens qui ont eu accès à la loi morale de Dieu contenue dans la Bible seront jugés conformément aux recommandations de la Parole de Dieu. (Matthieu 11:20-23 ; Hébreux 6:4-6 ; Hébreux 10:26-31)

Les chrétiens sont aussi exhortés à ne pas violer leur conscience ni pousser d’autres à le faire (Romains 13:5 ; 1 Corinthiens 8:7, 1 Corinthiens 8:12 ; 1 Corinthiens 10:25, 1 Corinthiens 10:29 ; 2 Corinthiens 5:11), car ignorer constamment les avertissements de la conscience la rend insensible et finalement la réduit au silence (1 Timothée 4:2).

L’impartialité divine dans Romains 2:12-15

Paul, toujours soucieux d’attester l’impartialité divine, veut montrer que pour les païens aussi il y a une base pour le jugement : ils n’ont pas la loi révélée, mais ils ont une certaine connaissance du bien et du mal, et une conscience qui approuve ou désapprouve, ce qui fonde une responsabilité précise.

Quand il arrive que les païens accomplissent les choses de la loi révélée, celle de Moïse, ils démontrent la présence d’une norme, d’une loi en eux-mêmes. Au verset 15, il est précisé que l’œuvre de la loi (c’est-à-dire ce que la loi demande et produit normalement quand on l’observe) est gravée dans leur cœur.

Cette thèse suppose un certain accord entre les requêtes de la loi révélée et celles de la conscience. Le cœur, l’intériorité (kardia), dans lequel vient s’inscrire l’exigence morale, entend le témoignage de la conscience (suneïdèsis, la connaissance qu’on a de soi-même, pour soi-même) qui se manifeste par une sorte de dialogue intérieur, par des jugements d’approbation ou de désapprobation sur les actions et les intentions.

Conclusion

Un certain nombre de pratiques courantes dans la société païenne correspondaient à celles que la Loi de Moïse recommandait (honorer les parents, s’occuper des malades, des personnes âgées, condamnation du vol, du meurtre, de l’adultère). Ces pratiques, souvent consignées dans les lois du pays, ont été « gravées dans le cœur » des hommes par leur Créateur.

Le sens instinctif du bien et du mal provoque la culpabilité, une fois violé. En plus d’une connaissance innée de la loi de Dieu, les hommes ont un système d’alarme qui s’active lorsqu’ils choisissent d’ignorer ou de violer cette loi. Cette voix intérieure qui ne cesse jamais entièrement de témoigner en faveur de la vérité et de la justice est la conscience.
Elle rend témoignage à la Vérité, et l’homme à qui l’Evangile n’a jamais été prêché sera jugé en fonction de la loi de Dieu écrite dans son cœur. Les pensées sont les conclusions que la raison tire des avertissements de la conscience ; par elles, l’homme en tantôt accusé, tantôt aussi, mais plus rarement disculpé, quand il juge ses actes.

Ceux qui mourront dans le péché sans avoir eu la possibilité d’entendre l’Evangile seront jugés sur la base de la loi de Dieu inscrite dans leur coeur et des alertes provoquée par leur conscience.

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