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Comment être revêtu de l’onction de Dieu ?

« Ton trône, ô Dieu, est à toujours ; Le sceptre de ton règne est un sceptre d’équité. Tu aimes la justice, et tu hais la méchanceté : C’est pourquoi, ô Dieu, ton Dieu t’a oint D’une huile de joie, par privilège sur tes collègues. » Psaumes 45 v 6-8

« C’est moi qui ai oint mon roi Sur Sion, ma montagne sainte ! Je publierai le décret ; L’Éternel m’a dit : Tu es mon fils ! Je t’ai engendré aujourd’hui. » Psaumes 2 v 6-7

Ces Psaumes nous parlent de l’annonce prophétique de la venue de Jésus-Christ comme Fils de l’Éternel. Celui qui est fils est oint d’une huile. Cette huile n’est pas n’importe laquelle. C’est une huile sainte, une huile de consécration.

L’Éternel ordonna à Moïse, dans Exode 30 v 22-33, de prendre  » des meilleurs aromates, (…) » et d’en faire  » avec cela une huile pour l’onction sainte, composition de parfums selon l’art du parfumeur « .

Celui qui était oint de cette huile était  » שׂדק  »  » qadash « c’est à dire sanctifié, consacré, saint. Il était marqué, identifié comme étant en contact avec la sainteté de Dieu, appelé à vivre dans l’intimité de l’environnement de la gloire de l’Éternel.

Cette huile d’onction n’était pas pour l’usage courant, l’Éternel spécifia à Moïse :

« vous n’en ferez point de semblable, dans les mêmes proportions ; elle est sainte, et vous la regarderez comme sainte. Quiconque en composera de semblable, ou en mettra sur un étranger, sera retranché de son peuple. » Exode 30 v 32-33

L’utilisation de l’huile dans l’ancien testament était courante pour marquer les objets, les personnes ou les endroits importants :

– Aussi, Jacob, lorsqu’il eut la vision nocturne de l’échelle, à son réveil, versa de l’huile sur le sommet de la pierre qui lui avait servi d’oreiller pour la consacrer et appela ce lieu « Beth El » qui signifie la maison de Dieu. (Gn 28 v 18)

– Aaron et ses Fils ont été oints d’huile pour être consacrés à l’Éternel. (Ex 30 v 30)

– La tente d’assignation, l’arche du témoignage, la table et tous ses ustensiles, le chandelier et ses ustensiles, l’autel des parfums, l’autel des holocaustes et tous ses ustensiles, la cuve avec sa base ont été oints d’huile pour être consacrés, tout ce qui les touchera sera sanctifié. (Ex 30 v 26-29)

– Le premier roi, Saül, a été oint (1 Sam 10 v 1), puis David, (1 Sam 16 v 13), puis les autres.

Cette huile d’onction est synonyme de Sainteté. La Sainteté est synonyme de la présence de Dieu. Lorsque Dieu est présent, son Esprit est là. L’Esprit de Dieu revêtait celui qui avait été choisi pour annoncer une bonne nouvelle :

« L’esprit du Seigneur, l’Éternel, est sur moi, Car l’Éternel m’a oint pour porter de bonnes nouvelles aux malheureux » (Esaïe 61 v 1)

Cette onction était sur Jésus qu’on appelle le Christ,  » Ξριστος  »  » Christos « , l’Oint.

Cette onction qu’il avait reçue lui donnait tout pouvoir sur la terre et le ciel (Mathieu 28 v 18). Cette onction était la manifestation d’une puissance qui vivait en lui, il en était revêtu, inondant tout son être, pour un but (Esaïe 61).

« pour porter de bonnes nouvelles aux malheureux, pour guérir ceux qui ont le cœur brisé, pour proclamer aux captifs la liberté, Et aux prisonniers la délivrance ; pour publier une année de grâce de l’Éternel, Et un jour de vengeance de notre Dieu ; pour consoler tous les affligés ; pour accorder aux affligés de Sion, Pour leur donner un diadème au lieu de la cendre, Une huile de joie au lieu du deuil, Un vêtement de louange au lieu d’un esprit abattu (…)  » ».

Jésus n’avait pas reçu cette onction sur cette terre pour être adoré, reconnu, pour régner, s’enrichir ou attirer les regards sur lui. Non, rien de cela, bien au contraire, mais pour guérir les cœurs, proclamer la délivrance et la liberté, publier les décrets de Dieu, consoler, accorder et donner. L’onction dont il est question ici, qui a revêtu Jésus, est une puissance qui l’a conduit à venir non pour être servi mais pour servir, jusqu’au point de donner sa vie.

« C’est ainsi que le Fils de l’homme est venu, non pour être servi, mais pour servir et donner sa vie comme la rançon de plusieurs. » (Matthieu 20 v 28)

Notre nature charnelle nous pousse à l’instinct religieux. L’instinct religieux est ce qu’il y a de pire piège chez le chrétien, car il pense être dans la vérité mais il est en fait dans l’apparence de la vérité, ayant déformé la parole de Dieu à son propre profit. Nous voyons un exemple très clair de cela dans l’Évangile de Luc au chapitre 9. Alors que Jésus s’apprête à aller en Samarie pour y passer un temps, il demande à ce qu’on lui prépare un logement. Mais les Samaritains refusèrent. C’est alors que « les disciples Jacques et Jean, voyant cela, dirent : Seigneur, veux–tu que nous commandions que le feu descende du ciel et les consume ? ».

Jacques et Jean voulaient utiliser la puissance de Dieu pour assouvir leur pouvoir de justice sur les Samaritains. Ils n’avaient rien compris. Voici ce que Jésus leur répondit : « Jésus se tourna vers eux, et les réprimanda, disant : Vous ne savez de quel esprit vous êtes animés. Car le Fils de l’homme est venu, non pour perdre les âmes des hommes, mais pour les sauver. »

Jacques et Jean étaient inspirés par le contraire de ce qui animait Jésus. C’est la même source d’inspiration qui poussa l’apôtre Pierre à s’opposer à Jésus lorsque ce dernier annonça qu’il devait mourir à la croix. De même que Jésus réprimanda Jacques et Jean en leur disant qu’ils ne savaient pas de quel esprit ils étaient animés, de même Jésus tança Pierre en lui disant « Arrière de moi, Satan ! tu m’es en scandale ; car tes pensées ne sont pas les pensées de Dieu, mais celles des hommes. » (Matthieu 16 v 23)

Ces deux passages sont la démonstration parfaite de l’antithèse de l’onction de Dieu. C’est ce qui a permis à Jésus, par mise en évidence, de révéler aux apôtres ce qui conditionnait la manifestation de l’onction :

Dans Luc 9, Jésus explique que le Christ, qui est l’Oint, est venu non pour perdre, mais pour sauver. Dieu manifeste son onction pour le salut des âmes car son plan est un plan rédempteur.

Dans Mathieu 16, après avoir réprimandé Pierre, Jésus dévoile le chemin qui mène à la vie éternelle : «  (…) Si quelqu’un veut venir après moi, qu’il renonce à lui–même, qu’il se charge de sa croix, et qu’il me suive. Car celui qui voudra sauver sa vie la perdra, mais celui qui la perdra à cause de moi la trouvera. » L’onction de Dieu ne se manifeste pas dans un élan de conviction ou de manifestation émotive mais elle se manifeste dans la vie de ceux et celles qui ont renoncé à eux, à leurs ambitions, à leur ministère, à leur plans, à leurs attentes, pour ne vouloir que Lui et Lui seul.

Le signe de l’onction de Dieu est un débordement intérieur de sa présence.

Le Psaumes 23 v 5 nous dit : « (…) Tu oins d’huile ma tête, Et ma coupe déborde. »

Ceux et celles qui sont revêtus de cette onction, ont leur coupe qui déborde. Ce débordement a pour effet de fertiliser notre vie en Lui. Le Psaumes 133, prophétiquement annonciateur de la constitution de l’Église, corps de Christ, entrouvre la réalité spirituelle de ce qui se passe lorsque la vie déborde de son corps :

« C’est comme l’huile précieuse qui, répandue sur la tête, Descend sur la barbe, sur la barbe d’Aaron, Qui descend sur le bord de ses vêtements. C’est comme la rosée de l’Hermon, Qui descend sur les montagnes de Sion ; Car c’est là que l’Éternel envoie la bénédiction, La vie, pour l’éternité. »

Cette huile qui coule sur la vie des rachetés est intimement liée au renoncement de notre vie psychique, notre « moi », notre volonté de vouloir ce que Lui veut. Tant que nous sommes dans la revendication, dans notre propre justice, dans l’argumentation, dans la défense de nos intérêts, nous sommes privés de son onction. Il nous faut haïr notre vie charnelle (Jean 12 v 25) si nous voulons accéder à la vie éternelle. C’est à ce moment précis que l’onction coule sur notre vie et que le débordement intérieur inonde notre être à l’image de la rosée qui descend sur le flanc des montagnes. Lorsque la rosée est là, il n’est pas utile de le faire remarquer, tous le constatent. De même, lorsque l’onction revêt la vie d’une personne, elle dégage un parfum, inimitable. Personne n’a besoin de le mentionner, chacun peu humer son odeur inimitable.

Étant fertilisé de sa présence, nous devenons porteurs des fruits inhérents à Sa nature : « Mais le fruit de l’Esprit, c’est l’amour, la joie, la paix, la patience, la bonté, la bénignité, la fidélité, la douceur, la tempérance (…) » (Galates 5 v 22). C’est la conséquence de l’onction dans la vie de ceux qui en sont porteurs.

Cette onction est le revêtement de Christ en nous. Pour en être revêtus, il nous faut expérimenter le dépouillement intérieur (2 Co 5 v 4) de cette nature qui nous empêché de nous revêtir de l’Homme nouveau, de l’Homme intérieur (Eph 3 v 16-18), celui qui est de la nature de Dieu.

Le renoncement n’est pas chose facile, il fait mal, il incise, c’est la circoncision intérieure dont Paul parle. C’est l’opération chirurgicale divine que Dieu opère dans nos vies au travers des circonstances qui nous font souffrir afin de pouvoir accéder à la possibilité de perdre notre vie et ainsi de gagner la sienne.

Le revêtement de l’onction de Dieu a un prix … celui de notre vie.

« En vérité, en vérité, je vous le dis, si le grain de blé qui est tombé en terre ne meurt, il reste seul ; mais, s’il meurt, il porte beaucoup de fruit. Celui qui aime sa vie la perdra, et celui qui hait sa vie dans ce monde la conservera pour la vie éternelle. » (Jean 12 v 24-25)

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