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LETTRE OUVERTE À MA CHÈRE MÈRE : MAMAN, MERCI D’AVOIR TOUJOURS ÉTÉ LÀ, MERCI D’ÊTRE ENCORE LÀ.

On t’appelle communément Madame Kami née Nzoudja Joséphine. Moi, je t’appelle maman. Je t’appellerais toujours maman.

Maman, nous sommes le 10 mai 2020. C’est la fête des mères. C’est ta fête !

Je suis, tête inclinée, devant mon ordinateur pour t’écrire cette lettre qui sera rendue publique dans les colonnes de LE JOURNAL CHRÉTIEN. Il sera publié le 11 mai, soit un jour après cette journée qui t’est dédiée.

J’ai essayé de trouver un titre à ma lettre mais ça n’a pas été facile. Comment pourrais-je résumer en quelques mots tout ce périple que tu as fait avec moi depuis ma naissance jusqu’à ce jour. Dans mes multiples imperfections, tu as été là pour me soutenir. Dans mes multiples folies, tu as été pour pleurer à mes côtés. Dans mon insouciance, tu as été là pour me protéger. Dans mes innombrables faiblesses, tu as été là pour me fortifier. Je n’ai pas trouvé de meilleurs mots pour intituler cette lettre : MAMAN, MERCI D’AVOIR TOUJOURS ÉTÉ LÀ, MERCI D’ÊTRE ENCORE LÀ.

Maman, je voudrais rappeler quelques faits saillants de tout ce périple qui n’est pas rendu à sa fin.

Bien avant, je voudrais te partager ces versets bibles (Luc 8 :41-42; 49-55) :

41 Et voici, il vint un homme, nommé Jaïrus, qui était chef de la synagogue. Il se jeta à ses pieds, et le supplia d’entrer dans sa maison,

42 parce qu’il avait une fille unique d’environ douze ans qui se mourait. Pendant que Jésus y allait, il était pressé par la foule.

49 Comme il parlait encore, survint de chez le chef de la synagogue quelqu’un disant : Ta fille est morte; n’importune pas le maître.

50 Mais Jésus, ayant entendu cela, dit au chef de la synagogue : Ne crains pas, crois seulement, et elle sera sauvée.

51 Lorsqu’il fut arrivé à la maison, il ne permit à personne d’entrer avec lui, si ce n’est à Pierre, à Jean et à Jacques, et au père et à la mère de l’enfant.

52Tous pleuraient et se lamentaient sur elle. Alors Jésus dit : Ne pleurez pas; elle n’est pas morte, mais elle dort.

53 Et ils se moquaient de lui, sachant qu’elle était morte.

54 Mais il la saisit par la main, et dit d’une voix forte: Enfant, lève-toi.

55 Et son esprit revint en elle, et à l’instant elle se leva; et Jésus ordonna qu’on lui donnât à manger.

 

UNE PREMIÈRE NAISSANCE :

Maman, un jour, j’ai lancé un cri, ce fameux premier cri qui marque la venue au monde d’un enfant. Ce cri a trémoussé ton cœur. Ton fils venait de naître.

Comme tout enfant, j’ai grandi. Tu as été à mes côtés, œuvrant pour faire de moi un homme. Tu es intervenue dans tout mon parcours scolaire, recrutant et payant des répétiteurs pour mon encadrement afin de bâtir un homme, un homme autonome, un homme avec une vie de qualité.

Nanti de plusieurs diplômes, disposant d’une profession honorable me permettant de gagner mon pain quotidien, je me suis lance dans la vie active, volant enfin de mes propres ailes comme tu le souhaitais.

Tu n’as pas manqué ton pari. MERCI maman.

 

UNE DEUXIÈME NAISSANCE, MA VÉRITABLE NAISSANCE :

Maman, je voudrais rappeler que nous sommes originaires de la région de l’Ouest du Cameroun. Les coutumes ancestrales occupent une place d’importance, une place majeure dans notre culture : L’adoration des crânes, la célébration des morts, la consultation des devins etc.

Toutes les familles ont des autels de sacrifices, des maisons de crânes etc.

Il est impossible de se soustraire de ces pratiques sans faire l’objet d’un rejet familial, de menace de mort et de toutes sortes de menace.

Tu as eu la grâce de rencontrer le Seigneur Jésus Christ sur le chemin de ta vie, sur ce chemin obscur comme Saul sur le chemin de Damas. Cette rencontre a apporté une lumière, la lumière dans ta vie. Cette rencontre t’a apporté la vie, la vie en abondance, l’éternité. Tu as donc renoncé à ces pratiques coutumières et accepté d’en subir les conséquences : Rejet familial, accusations de toutes sortes. Parce que tu n’as pas accepté de suivre la masse, de respecter le cordon ombilical familial contre ta relation avec ton Seigneur et ton Sauveur Jésus Christ, d’entretenir des liens familiaux malsains, tu as été accusée de briser la famille, d’apporter le malheur, la mort au sein de la famille. Tu as accepté ce rejet, cet abandon, ces accusations majeures et tu as gardé tes convictions. Tu continues de combattre le bon combat. Tu gardes la foi.

Alors que tu subissais toutes ces pressions, toutes ces oppressions, toute seule, j’étais dans une indifférence totale. D’ailleurs, je ne réalisais même pas ce que tu vivais, ce que tu endurais. J’étais porté aux plaisirs de ce monde, vers ce qui semblait représenter mon plaisir. J’avais un attachement inexpliqué pour les choses du monde. Le péché meublait mon univers.

Ma vie baignait dans le fleuve du péché, des liens de toute sorte. J’en étais esclave. Comme Jairus, tu voyais ton fils qui se mourait tous les jours. Luc 8 :42.

Comment pourrais-je oublier ces multiples nuits, sur plusieurs années pendant lesquelles tu venais passer des nuits chez moi avec une équipe de cinq intercesseurs. Vous passiez toute la nuit à prier, à réclamer mon âme des mains de l’ennemi. Certains soirs, j’étais couché dans ma chambre. Je n’étais pas seul. Tu acceptais cette humiliation pour sauver l’âme de ton fils.

Tu as crié comme Jairus, tu as ignoré l’humiliation que je te faisais subir. J’étais la risée des gens. Aux yeux de plusieurs, j’étais mort et mon cas était désespéré (Luc 8 :49). À cause moi, tu étais la risée de la foule. Comme Jairus, tu t’es fixée sur ton Sauveur, sur ton Seigneur qui ne cessait de te rassurer (Luc 8 :50).

En décembre 2003, j’ai enfin accepté de me présenter à une invitation à ton église (La Mission du Plein Évangile de Messassi). Ce jour-là, j’étais bourré d’alcool. Les effets de cet état alcoolique ont suivi (vomissure) mais, nul ne m’avait jugé. Au contraire, l’expression de la compassion était réelle.

Ce jour-là, ton Sauveur devenait mon Sauveur. Ton Seigneur devenait mon Seigneur. Oui, j’étais né de nouveau. C’était ma deuxième naissance, c’était ma véritable naissance. Tu as été à la brèche pendant des années, dans l’humiliation, pour moi. Comme pour la fille de Jairus, ton Dieu ordonna que je me lève et je me levai. Aujourd’hui encore, je suis debout et je le suis pour toujours.

 

MAMAN, TU ES ENCORE LÀ :

Maman, ma première naissance, c’est toi. Tu t’es tenue à la brèche pour ma deuxième naissance. Tu m’as ouvert le chemin des bénéfices de la Croix. Les écailles de mes yeux sont tombées. En 2004, j’ai reçu des paroles de prophétie de trois serviteurs de Dieu dont deux pasteurs sur ma vie relativement à l’appel du Seigneur au service. Ces prophéties ont été reprises à maintes reprises, par plusieurs serviteurs de Dieu, de 2004 à 2017. En 2018, le Seigneur a ouvert le chemin pour mon entrée dans une nouvelle aventure avec Lui. C’était le démarrage de l’Église de la Vie en Abondance. À distance, tu as été de tous les chantiers de cette église. Tu n’as de cesse d’intercéder en ma faveur. Tu es de tous mes combats. Tu ne te lasses pas de porter avec moi l’ensemble des chantiers que le Seigneur me confie. Dans des moments de grands défis, de grandes crises, tu es là et tu as toujours cette parole qui me rassure toujours et toujours : On va prier. Cette parole résonne toujours avec force dans mes oreilles, dans mon esprit.

Je vais débuter un nouveau chantier. En 2006 alors que j’étais aux études à l’Université Laval, une amie chrétienne m’avait dit : « Raoul, il faut que tu mettes ta plume au profit du Royaume. ». D’autres personnes m’ont tenu les mêmes propos et le Seigneur me l’a confirmé. J’ai donc conçu une nouvelle rubrique intitulée INVOQUE-MOI… au profit de LE JOURNAL CHRÉTIEN.

Cette lettre que je t’adresse est le tout premier message à être publié dans cette rubrique qui t’est dédiée. Je vais la co-animer avec une amie chrétienne dont j’apprécie beaucoup non seulement son engagement dans la foi mais aussi sa plume.

Tu n’as de cesse d’implorer ton Dieu pour moi. À chaque fois que tu L’as invoqué, Il t’a exaucé, Il t’a répondu (Jérémie 33 :3). Ceci justifie le choix de titre de la rubrique : INVOQUE-MOI…

Pour ce nouveau chantier, je peux encore compter sur toi pour te tenir à la brèche pour moi et pour la co-animatrice Thérèse Kanyange qui publie sous le pseudonyme de Teresa Kany.

Maman, Merci d’être encore là. N’hésite pas de prendre notre cas, notre exemple pour encourager une maman qui vit ce que tu as vécu avec moi, la patience et la ferme assurance que tu as manifestées. Dis-leur que le Seigneur peut aller chercher leurs enfants dans les profondeurs de l’abîme, dans la vallée pour le sommet, pour en faire Ses serviteurs.

Pour terminer, je ne vais pas déroger à ma règle. À chaque fois que je t’écris, je termine par ces mots : Ton fils qui t’aime infiniment.

Ton fils, ton révérend comme tu m’appelles dorénavant.

RAOUL NGUETGNA, Pasteur.

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