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L’Afrique en guerre contre le coronavirus Covid-19

L’Afrique va devoir compter sur l’expertise de la Chine et des pays occidentaux pour lutter efficacement contre le nouveau c coronavirus (Covid-19). Le continent peut aussi s’appuyer sur l’expérience acquise lors de l’épidémie d’Ebola, a déclaré Jean-Jacques Muyembe, coordinateur en charge de la lutte contre le virus Ebola en République démocratique du Congo (RDC).

Après avoir appris des médias comment évite le COVID-19, le chauffeur de taxi nigérian Ebenezer Akintunde transportait une bouteille de désinfectant pour les mains en faisant la navette entre l’aéroport et le centre-ville d’Abuja, la capitale du Nigeria.

« Dans la boîte à gants de ma voiture, j’ai jusqu’à deux douzaines de masques que je propose à tous les passagers qui pourraient en avoir besoin pendant le voyage », a-t-il dit.

Le Nigeria a confirmé son premier cas de nouveau coronavirus le 28 février. Mercredi, alors que l’OMS qualifiait l’épidémie de « pandémie », davantage de pays africains intensifient leurs mesures pour empêcher la propagation du virus à travers le continent, avec les enseignements tirés d’Ebola et le soutien de la communauté internationale.

DES EFFORTS INLASSABLES

La lutte contre le COVID-19 pourrait bénéficier de l’expérience acquise lors de l’épidémie d’Ebola, a déclaré Jean-Jacques Muyembe, coordinateur en charge de la lutte contre le virus Ebola en République démocratique du Congo (RDC).

La panique actuelle causée par le COVID-19, qui est très similaire à celle du virus Ebola, est due à un manque de préparation à ces nouvelles maladies, a indiqué M. Muyembe.

Lors de l’épidémie d’Ebola au Nigeria entre juillet et septembre 2014, le pays a retracé et surveillé 899 contacts et cas secondaires, dont seulement sept ont été confirmés tués par le virus.

Le Nigeria utilise maintenant le même modèle de recherche de contacts pour faire face au COVID-19, tout comme d’autres pays africains.

Le ministre sud-africain de la Santé, Zweli Mkhize, a déclaré que son pays était prêt à faire face au virus avec un dépistage intensifié à tous les points d’entrée. Des équipes d’intervention en cas d’épidémie ont été mises en place dans tout le pays. Le gouvernement a également désigné les hôpitaux comme centres d’urgence.

Le ministre égyptien de la Santé, Hala Zayed, a déclaré que l’Egypte avait importé 250.000 kits de dépistage pouvant raccourcir les délais de détection et générer des résultats en 30 minutes, et les distribuerait à tous les ports et aéroports du pays.

Le Kenya, qui a confirmé vendredi son premier cas de coronavirus, a annoncé un ensemble de mesures, notamment le contrôle des passagers à tous les points d’entrée, l’annulation de toutes les conférences internationales, la mise en place d’unités spéciales pour traiter les cas suspects et la création de centres d’isolement à travers le pays.

Il n’y a aucune raison de paniquer car cela serait contre-productif, a déclaré le ministre camerounais de la Communication, René Emmanuel Sadi, après que le pays eut signalé ses deux premiers cas le 6 mars.

« Jusqu’à présent, notre vie est comme d’habitude. Je n’ai pas remarqué de baisse de clientèle », a déclaré le propriétaire du magasin de textile Gbatoagbesse Kossivi du Togo, où le premier cas de coronavirus a été signalé il y a une dizaine de jours. « Mes trois enfants vont toujours à l’école tous les jours. Nous avons des inquiétudes, mais notre confiance pour vaincre l’épidémie est forte ».

DIFFICULTES ECONOMIQUES

Les perspectives économiques pour l’Afrique restent difficiles, car la Chine et l’Europe, les deux principaux partenaires commerciaux du continent, ont toutes deux été durement touchées par l’épidémie.

« Les entreprises ont été confrontées à une pénurie de matières premières en raison de la baisse des importations de la Chine due à l’épidémie de coronavirus au cours du mois dernier. Cela a fait augmenter les prix à la production car les marchés d’importation alternatifs ne sont pas aussi bon marché », a expliqué Jibran Qureishi, économiste régional de Stanbic Bank pour l’Afrique de l’Est.

Si l’épidémie persiste, Le Nigeria, le pays le plus peuplé d’Afrique, connaîtra des pénuries de médicaments, a averti Mojisola Adeyeye, chef de l’Agence nationale pour l’administration et le contrôle des aliments et médicaments.

En tant que plus grande économie d’Afrique et producteur important de pétrole, le Nigeria révise son budget national 2020 face à la récente déroute du marché, partiellement attribuée aux craintes du COVID-19, a indiqué le ministre nigérian des Finances, Zainab Ahmed.

Le secteur du tourisme en Afrique du Sud, en particulier ses industries de base telles que l’hébergement, les services de restauration, les loisirs et les divertissements ainsi que les services de transport et de voyage, a été durement touché par le virus et de nouvelles mesures devraient en minimiser l’impact, a reconnu le ministre sud-africain du Tourisme, Mmamoloko Kubayi-Ngubane.

La Chine et l’Europe ont annulé des voyages en groupe en Afrique du Sud au cours du mois dernier, a indiqué Tshifhiwa Tshivhengwa, directeur général du Conseil sud-africain des affaires touristiques.

« Nous comptons toujours sur les chiffres. Il y a un impact négatif. Les annulations s’aggravent maintenant, certaines atteignant entre 30% et 50% », a-t-il déploré à Xinhua, ajoutant que les pertes d’emplois étaient inévitables.

Sur fond de difficultés économiques, les entreprises en Afrique sont soulagées après avoir entendu que le virus était essentiellement contenu en Chine et que les entreprises avaient progressivement repris leurs activités.

« La reprise de l’activité de plus de 90% des grandes entreprises chinoises dans les régions industrielles est une bonne nouvelle pour l’économie mondiale », a estimé Adhere Cavince, chercheur kenyan en relations internationales.

L’approvisionnement en produits essentiels, y compris ceux utilisés pour fabriquer des produits pharmaceutiques essentiels, peut alors commencer à circuler pour servir les populations du monde entier, a-t-il ajouté.

SOLIDARITE MONDIALE

« Pour une épidémie mondiale comme celle-ci, nous appelons à la solidarité mondiale », a déclaré à Xinhua Mary Stephen, responsable technique de la préparation aux urgences sanitaires du Bureau régional de l’OMS pour l’Afrique, ajoutant que l’OMS travaillait avec les pays africains pour renforcer leurs capacités en matière de diagnostic précoce.

Avec l’aide de l’OMS, les pays africains ont désormais la capacité de détecter des cas de nouveau coronavirus et d’effectuer une surveillance, a affirmé Steven V. Shongwe, directeur par intérim du groupe des maladies non transmissibles au Bureau régional de l’OMS pour l’Afrique.

Les Centres africains de contrôle et de prévention des maladies (CDC Afrique) ont distribué des kits d’une capacité de plus de 10.000 tests, et ils achètent et stockent des fournitures médicales essentielles pour répondre aux demandes des Etats membres de l’Union africaine, a déclaré son directeur John Nkengasong.

« Quarante-trois pays africains ont désormais la capacité de tester le virus, et nous leur avons fourni des kits de test avec l’OMS », a-t-il précisé.

Outre les organisations mondiales et régionales, des pays comme la Chine offrent également une assistance à l’Afrique.

Les CDC chinois collaborent étroitement avec les CDC Afrique, fournissant un soutien au groupe de travail africain sur le coronavirus récemment créé, a déclaré Tajudeen Raji, directeur des instituts de recherche sur la santé publique des CDC Afrique.

« Nous avons un conseiller technique principal des CDC chinois qui collabore étroitement avec nous. Il participe activement au groupe de travail africain sur le coronavirus, fournissant les conseils nécessaires », a-t-il loué.

« En termes de (…) réponse à cette épidémie, la Chine a une énorme expérience », a noté M. Raji, ajoutant que les Africains comptaient sur ce pays asiatique pour contenir la propagation et contrôler l’épidémie.

La coopération étroite en matière de santé publique entre l’Afrique et la Chine s’est avérée bénéfique, s’est-il félicité.

Daouda Ndiaye, chef du département de parasitologie de l’Université Cheikh Anta Diop du Sénégal à Dakar, a déclaré à Xinhua que l’Afrique devrait renforcer ses liens scientifiques et technologiques avec la Chine.

« Ils sont là pour aider », a-t-il dit.

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