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Chrétiens persécutés

Le scandale des abus sexuels fait baisser le nombre de chrétiens au Chili

Le nombre de chrétiens catholique a décliné au Chili de 70% en 2007 à 59% en 2018. En raison de l’éclatement du scandale des abus sexuels, il est probablement encore moindre.

Les images d’églises pillées et incendiées au Chili ont choqué le monde entier. Maria Lozano, responsable de l’information au siège de l’AED international, nous propose un décryptage.

Que se passe-t-il au Chili ?

L’augmentation du prix du ticket de métro a déclenché une vague de protestations pacifiques. Les Chiliens ne supportent plus le coût de la vie, les privatisations et les inégalités qui frappent le pays. Le 18 octobre, la situation a dégénéré quand des bandes organisées se sont mis à casser tout en ville. 81 stations de métro ont été endommagées, 17 brûlées. Depuis le mois d’octobre, 20 personnes ont été tuées, 2500 blessées, selon un bilan provisoire. La plupart des manifestants exige un « changement de système », une nouvelle Constitution et ils marchent contre le Président Piñera, demandant sa démission. Mais il y a aussi des petits groupes qui profitent du vide d’autorité pour vandaliser et piller le pays. Vendredi 15 novembre, il fut décidé qu’un référendum serait donné au mois d’avril pour décider de la façon dont la nouvelle Constitution sera rédigée. Il semble que la situation se soit légèrement calmée à la suite de cette annonce.

Pourquoi s’en prend-on à des églises ?

En marge des manifestations, il y a eu une vague de vandalisme. Pas seulement contre les églises : des universités, des marchés, des entreprises ont été pillés et brûlés. Certains groupes anarchistes, anti-systèmes, néo-communistes et des féministes extrémistes ont profité du désordre pour s’attaquer à des symboles religieux.

Il faut préciser que les églises catholiques ne sont pas les seules cibles, les églises protestantes ont aussi été attaquées à Valparaiso. Il s’agit de s’en prendre à la sacralité de la religion… On est très loin des revendications sociales. C’est la haine de Dieu et de l’Église qui s’exprime.

Est-ce la première fois que le Chili connaît ce genre d’événements ?

Il y a eu d’autres attaques d’églises par le passé. Mais jamais dans de grandes villes comme Santiago ou Valparaiso. Et il n’y avait encore jamais eu d’attaque contre des bâtiments d’une importance patrimoniale telle que celle des églises attaquées cette année.

Pour rappel, en 2016, plusieurs attaques d’églises ont eu lieu à Araucaria, en lien avec le conflit des Mapuches. Des représentants de cette communauté indigène demandent plus de droits et d’autonomie. Parmi ceux qui poussent ces revendications se trouvent des militants d’extrême gauche (indigènistes, nationalistes ethniques, anti-capitalistes et marxistes libertariens).

Peu avant la visite du pape François, en janvier 2018, au moins six églises ont été endommagées, principalement par des engins incendiaires. Les médias ont fait le lien entre ces incendies et les scandales d’abus sexuels frappant l’Église chilienne, mais les indices vont plutôt dans le sens d’une implication du groupe communiste Movimiento Juvenil Lautaro.

Enfin, je rappelle que dans le pays voisin, l’Argentine, des groupes de « féministes » extrémistes essaient d’attaquer et de brûler des églises catholiques et évangéliques, lors de leur assemblée nationale, presque chaque année. Depuis 2012, on peut y voir des images assez similaires à ce qu’on voit actuellement au Chili, en particulier l’usage de cocktails Molotov et de graffitis. Ces féministes portent des foulards verts comme signes distinctifs, les mêmes que l’on a vu au Chili.

Pourquoi n’entend-on pas de protestations plus nettes de la part de l’Église chilienne ?

L’Église catholique chilienne est affaiblie et discréditée en raison du grand scandale des abus sur des enfants. Le 18 mai 2018, chaque membre de la Conférence épiscopale chilienne a proposé sa démission au pape François après qu’il les ait convoqués à Rome pour parler de ces abus sexuels. En ce moment, il y a 9 administrateurs apostoliques, dont certains résident à Santiago ou Valparaiso. Tout discours moralisant de leur part pourrait être utilisé par les groupes pour attaquer les évêques sur leur silence passé.

Le nombre de catholique a décliné dans le pays de 70% en 2007 à 59% en 2018. En raison de l’éclatement du scandale des abus sexuels, il est probablement encore moindre.

Que fait l’AED ?

L’AED demande que l’on prie pour une solution pacifique à cette gigantesque crise qui affecte le pays. Même si la situation sociale du Chili demande à être changée, l’AED dénonce l’usage de la violence, le vandalisme et les attaques contre les lieux sacrés.

L’association offre son soutien aux diocèses affectés afin qu’ils puissent rouvrir les églises dévastées.

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