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La journaliste chrétienne Gonila Hassnain se bat pour la tolérance

La journaliste chrétienne Gonila Hassnain est traquée depuis des années parce qu’elle ne s’est pas convertie à l’islam. De plus, elle a enregistré son fils comme chrétien, bien que son mari soit musulman. Les agressions ont pris une telle ampleur que Gonila a démissionné de son travail. La Solidarité Chrétienne Internationale met en place une action d’encouragement pour cette famille.

Nous avons affaire à un couple inhabituel dans ce Pakistan à majorité musulmane. Gonila Gill, de son nom de jeune fille, est une journaliste chrétienne. Elle fait la connaissance d’un collègue musulman, Hassnain Jamil, qui devient bientôt son mari. Leurs appartenances religieuses différentes ne leur posent aucun problème, ni à l’un ni à l’autre et elle prend le nom de Gonila Hassnain. C’est en janvier 2015 que leur mariage civil est rendu public lors d’une cérémonie à l’église. Depuis lors, ils récoltent non seulement de l’incompréhension, mais aussi un rejet assumé.

Je reste chrétienne !

Gonila et son fils Abraham. Depuis qu’il a été enregistré officiellement comme chrétien, les réactions d’hostilité se multiplient.

Lorsqu’une chrétienne épouse un musulman, il est considéré comme normal qu’elle se convertisse à l’islam. Mais Gonila est chrétienne et elle veut le rester, au grand dam des musulmans qui traitent son époux de kuffar (« impie »), car il accepte que son épouse reste chrétienne. Le couple n’ayant pas d’enfant durant un certain temps, les reproches fusent et l’entourage de Gonila lui assure qu’elle sera stérile jusqu’à ce qu’elle se convertisse.

Les remarques hostiles ne parviennent pas à ébranler sa foi, ce dont témoigne le message qu’elle a posté sur Facebook quelques semaines après son mariage civil secret : « Je suis chrétienne. Vous pouvez me railler. Vous pouvez me torturer. Vous pouvez me tuer. Mais vous ne pourrez pas changer ma conviction. »

Le fils est chrétien malgré un père musulman

En 2018, Gonila met au monde un fils nommé Abraham, un prénom typiquement interconfessionnel. Les deux époux sont d’accord sur ce point : Abraham décidera lui-même de sa religion lorsqu’il sera majeur. Mais la loi pakistanaise exige l’inscription de l’appartenance religieuse sur l’acte de naissance et sur la carte d’identité. Hassnain laisse le choix à son épouse, sachant que c’est elle qui a porté Abraham durant neuf mois en son sein et qu’il n’a aucune raison d’imposer sa religion. Leur fils est donc inscrit comme chrétien.

Gonila nous relate au téléphone le harcèlement dont est victime son mari, y compris de la part des autorités : « Comment peux-tu faire une telle chose à ton fils ? » Leur entourage discute déjà pour savoir où il ira à l’école et qui il épousera. Gonila est indignée : « Laissez vivre mon enfant, laissez-le grandir ! »

Gonila est rassurée de savoir que son mari la soutient et qu’il tient à elle en dépit des pressions. Elle est heureuse parce que son amour pour elle est plus important que l’appartenance religieuse ; qu’il est convaincu que Dieu a créé tous les hommes égaux et que l’on doit considérer tous les hommes avec respect.

La terreur s’installe

La chrétienne Gonila et le musulman Hassnain se sont mariés en janvier 2015. Ils sont persécutés parce que Gonila ne s’est pas convertie à l’islam.

Pour Gonila elle-même, les hostilités sont trop fortes : elle résilie son emploi en évoquant publiquement ses raisons : « Les gens doivent connaître les difficultés des couples interreligieux et qu’il n’existe pas pour eux de tolérance et encore moins d’acceptation. » Gonila subit de nombreuses menaces. Son mari reste également provisoirement à la maison pour des raisons de sécurité. Gonila nous dit encore : « Nous espérons que la tempête va bientôt s’apaiser. Mais nous craignons que les menaces reprennent de plus belle. » Elle en appelle à l’État pakistanais pour protéger les familles comme la leur.

Gonila et son mari sont submergés de sollicitations des médias, notamment en provenance d’Inde, où de nombreuses personnes considèrent le Pakistan comme un ennemi héréditaire : « Je ne leur donne pas d’informations parce que je sais qu’ils veulent utiliser notre histoire à leurs propres fins. » Par contre, Gonila accepte volontiers que Gonila Hassnain fasse connaître son histoire et se réjouit déjà de recevoir les cartes de solidarité promises : « Nous avons bien besoin d’un tel encouragement à l’heure actuelle ! »

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