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Chrétiens persécutés

Comment tenir les armes à l’écart de ceux qui tuent les chrétiens ?

Comment tenir les armes à l’écart des terroristes qui tuent les chrétiens en Afrique subsaharienne ? Malgré les améliorations mises en œuvre par 20 pays pour mieux protéger leurs citoyens, 1 371 incidents terroristes ont été recensés en Afrique, selon un rapport publié par l’Institute for Economics and Peace (IEP).

Des milliers de chrétiens ont été tués dans des attentats terroristes en Afrique subsaharienne. « Ces attentats d’une grande lâcheté sont un triste rappel des raisons pour lesquelles les États-Unis continuent d’être déterminés à lutter contre le terrorisme », a déclaré un porte-parole du département d’État au lendemain de l’attentat du 16 janvier contre l’hôtel DusitD2 à Nairobi (Kenya).

Dans le cadre de cette lutte, les autorités américaines travaillent en collaboration avec des pays africains en vue de stocker, d’enlever et de détruire dans de bonnes conditions de sécurité les matières potentiellement dangereuses qui risqueraient d’être transformées en armes par des acteurs non étatiques. En fait, les États-Unis investissent dans des mesures de préparation contre les menaces biologiques dans le monde entier dans le cadre de leur stratégie nationale de biodéfense.

Sécurisation des agents pathogènes au Kenya

Un rapport de 2015 portant sur la sécurité des laboratoires médicaux au Kenya comporte des statistiques inquiétantes. Au moment de l’étude, moins de la moitié des laboratoires disposaient d’une liste de leur inventaire. Et deux laboratoires ont signalé la disparition d’agents pathogènes. Les agents pathogènes non sécurisés sont une menace pour les populations à proximité et éloignées des sites d’origine.

En 2016, l’unité de la police antiterroriste du Kenya a arrêté un interne en médecine qui avait des liens avec Daech. Le suspect était accusé de planifier une attaque à l’anthrax.

Pour tenter de résoudre ces problèmes dans les laboratoires et ce type de menaces provenant d’un éventuel employé dangereux, la Defense Threat Reduction Agency des États-Unis a payé pour la construction d’une installation de stockage sécurisée à l’institut de recherches médicales du Kenya. Le projet de 7 millions de dollars comprend des incinérateurs de déchets biomédicaux et la rénovation de laboratoires. Le financement inclut également des fonds pour assurer une formation complète au personnel de l’hôpital et du laboratoire de recherche en matière de biosûreté et de biosécurité.

Suppression de la menace nucléaire au Nigeria

Pendant près de 15 ans, les laboratoires de l’université Ahmadu Bello de l’État de Kaduna (Nigeria) ont utilisé un kilo d’uranium de qualité militaire pour alimenter son réacteur source de neutrons miniature pour réaliser des expériences scientifiques. Cela faisait du campus une cible potentielle d’attentats par le groupe Boko Haram, qui a prêté allégeance à Daech en Afrique de l’Ouest, ou par d’autres acteurs non étatiques de la région qui auraient pu utiliser l’uranium pour construire des bombes radiologiques ou le vendre à une tierce partie sur le marché noir.

En octobre 2018, la National Nuclear Security Administration a travaillé avec huit pays pour retirer l’uranium du Nigeria et le remplacer par de l’uranium faiblement enrichi. Ce nouveau produit permet d’alimenter les mêmes recherches, mais ne peut pas être utilisé pour fabriquer des armes.

En outre, des scientifiques nigérians ont reçu une formation sur la mesure et la caractérisation des matières nucléaires au laboratoire national de Los Alamos, au Nouveau-Mexique. Cela a aidé à sécuriser ces matières, explique Ram Venkataraman, un spécialiste du nucléaire qui a participé à la formation.

Destruction d’armes illégales au Tchad

Les quatre pays qui se trouvent dans le bassin du lac Tchad font partie de ceux qui sont les plus sujets aux conflits en Afrique. Presque par défaut, le Tchad est devenu une voie de passage pour le commerce d’armes et de munitions illégales dans la région pour les terroristes, les insurgés et parfois les forces de sécurité corrompues.

Depuis 2013, le département d’État des États-Unis s’est associé au Mines Advisory Group en vue de former les forces de sécurité tchadiennes à la sécurisation et à la gestion de leurs stocks d’armes. On leur enseigne des méthodes pour détruire correctement les armes et les munitions excédentaires et obsolètes ainsi que la manière de gérer les armes en état de fonctionnement. Le département d’État fournit également des fonds au Mines Advisory Group pour construire et rénover des installations tchadiennes de stockage d’armes afin de les sécuriser et de les protéger des cambriolages.

À ce jour, le Mines Advisory Group a aidé les forces de sécurité tchadiennes à détruire 650 armes légères et de petit calibre ; construit ou rénové 99 armureries ; formé 150 membres des forces de sécurité à la gestion des armes. Collectivement, ces activités préviennent les détournements illicites et empêchent la circulation des armes sur le marché noir.

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