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Les chefs d’accusation contre Trump probablement présentés cette semaine

WASHINGTON, 8 décembre (Xinhua) — Le président de la Commission judiciaire de la Chambre des représentants des Etats-Unis, Jerry Nadler, a déclaré dimanche que le panel chargé de rédiger les chefs d’accusation de la procédure de destitution du président Donald Trump publierait « probablement » ceux-ci dans le courant de la semaine.
Au cours d’une interview donnée à l’émission « Meet the Press » sur la chaîne NBC, M. Nadler a déclaré que le panel « présenterait probablement les chefs d’accusation à la Commission dans le courant de la semaine ».
Le représentant démocrate de New York a également indiqué que les dirigeants du Congrès n’avaient pas encore finalisé un certain nombre de détails clé susceptibles d’être inclus dans cette mise en accusation, mais que « des preuves accablantes » montraient que Donald Trump avait « fait passer son propre intérêt avant celui du pays ».
« Il y a sans aucun doute eu abus de pouvoir, et il pourrait aussi y avoir obstruction au Congrès », a déclaré M. Nadler à propos de la conduite présumée de M. Trump. « Il a fait passer son propre intérêt avant celui du pays, et il a essayé d’obtenir une ingérence étrangère dans nos élections », a-t-il ajouté.
Dimanche, M. Trump a qualifié la procédure de destitution de « canular », accusant les Démocrates de changer les règles « parce que les faits (n’étaient) pas de leur côté ».
« Quand vous ne pouvez pas gagner le jeu, changez les règles ! », a-t-il raillé sur Twitter.
Les déclarations de M. Nadler surviennent un jour après que la majorité démocrate de la Commission judiciaire a publié un rapport présentant ce qu’elle considère comme les « motifs constitutionnels » susceptibles de justifier la destitution de M. Trump.
La présidente de la Chambre, Nancy Pelosi, a demandé jeudi à M. Nadler de commencer à rédiger les chefs d’accusation.
Le sénateur Ted Cruz, un allié de M. Trump, a quant à lui accusé dimanche les Démocrates de la Chambre de mettre en place un « tribunal fantoche ».
« Ils vont mettre le président en accusation, non pas parce qu’ils ont des preuves, mais parce qu’ils le détestent », a indiqué M. Cruz à « Meet the Press ».
« Mais ça va aller au Sénat, et ça n’ira (donc) nulle part », a-t-il ajouté.
Les Démocrates de la Chambre cherchent à déterminer si M. Trump a ou non abusé de ses pouvoirs en faisant pression sur le gouvernement ukrainien pour que celui-ci ouvre des enquêtes susceptibles de lui profiter politiquement.
Les parlementaires essaient également de déterminer si le président a ou non subordonné une rencontre à la Maison Blanche et une aide militaire américaine à l’Ukraine à l’ouverture de ces enquêtes.
En vertu de la constitution américaine, la Chambre est seule à disposer du « pouvoir de mise en accusation », tandis que le Sénat est seul à détenir le « pouvoir de rendre un verdict sur toute mise en accusation ».
Pour que M. Trump soit mis en accusation, il suffira ainsi que la Chambre approuve à la majorité simple l’un des chefs d’accusation proposés par la Commission judiciaire.
Mais une condamnation ne pourra cependant avoir lieu qu’au Sénat, et requiert au moins une majorité des deux tiers – soit 67 sénateurs – alors que le Sénat compte actuellement 53 Républicains, 45 Démocrates et deux indépendants.
Le sénateur républicain Lindsey Graham a de fait déclaré dimanche à Fox News qu’il pensait que le procès en destitution de M. Trump « tournerait rapidement court au Sénat ».

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