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Au Tchad, la prière œcuménique annuelle du 28 novembre est reportée

Ce 28 novembre 2021 aurait pu être celui de la 12ème édition de la Journée nationale de prière pour la paix, la cohabitation pacifique et la concorde nationale, régulièrement organisée au Tchad sans discontinuer depuis 12 ans. La prière œcuménique annuelle n’aura pas lieu cette année. Pour cause, la date du 28 novembre coïncide avec le dimanche.

Les leaders des trois confessions religieuses monothéistes du Tchad, qui forment la plateforme interconfessionnelle à la base de cette initiative de la Journée nationale de prière pour la paix, la cohabitation pacifique et la concorde nationale, ont rencontré le Président du Conseil militaire de transition, le 19 novembre dernier pour lui annoncer ce report.

L’Eglise Catholique était représentée par Monseigneur Edmond Djitangar Goetbé, président de la Conférence épiscopale du Tchad et archevêque métropolitain de N’Djaména. Le Conseil Supérieur des Affaires Islamiques (CSAI) par son président Cheikh Mahamat Khatr Issa. Et l’Entente des Eglises et Missions Evangéliques au Tchad (EEMET), par son secrétaire général, le Pasteur Djimalngar Madjibaye.

Cette Journée est perçue par les autorités tchadiennes et une partie de l’opinion publique nationale comme un espace par excellence pour vulgariser les valeurs susceptibles de contribuer à la promotion de la paix, notamment la non-violence, le respect mutuel, le dialogue et la tolérance. Un espace aussi pour favoriser le brassage et faire tomber certains préjugés. Les autorités tchadiennes s’en saisissent donc bien souvent pour rappeler la responsabilité de tous les citoyens vis-à-vis de la paix et du développement du pays.

Au cours de ces 10 dernières années, la Journée nationale de prière pour la paix, la cohabitation pacifique et la concorde nationale est, pour ainsi dire, présentée comme une œuvre salvatrice pour aider à conforter, au Tchad, les fondements de la triade sacrée formée par la foi, la paix et le développement. Qu’elle soit reportée en 2021, et à un tournant décisif de la transition en cours, au moment même où les divergences et les incrédulités semblent se conforter, apparaît assurément comme un signe peu rassurant.

Yamingué Bétinbaye
Docteur en géographie

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