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RDC : des femmes prennent leur sort en main

Près de six mois après l’éruption du volcan Nyiragongo dans le nord-est de la République démocratique du Congo (RDC), des femmes locales, qui ont presque tout perdu dans la lave, prennent leur sort en main grâce à la solidarité et à l’entreprenant féminin.

C’est dans un camp de déplacés au pied du volcan que l’on a rencontré Chantal Ngomu, qui était en train d’enseigner à des femmes comme elle, ayant quitté leur foyer après le désastre, à fabriquer des savons en pâte faits d’herbes et d’huile de palme.

Depuis septembre, Mme Ngomu, 35 ans, a eu l’idée de se lancer en affaires en savonnerie artisanale pour que sa famille se nourrisse et même pour qu’elle emménage dans une nouvelle maison dans son village natal détruit par la lave.

Privée de tout après l’éruption survenue dans la nuit du 22 mai dernier, Mme Ngomu laisse libre cours à sa créativité, en transformant des herbes en des savons en pâte.

« Nous prenons des herbes de différentes sortes. Ces plantes m’aident à faire du savon. Je mélange tout cela avec de l’huile de palme, après le mélange, je dois attendre sept jours pour avoir des produits finaux », a-t-elle expliqué avec fierté sur son visage.

« Les savons que nous faisons sont médicaux, ils soignent la peau », a-t-elle indiqué.

D’après elle, avec une aide financière limitée, les femmes doivent « se débrouiller » pour survivre, et c’est la raison pour laquelle elle a décidé de faire participer les autres femmes dans son « petit business », en leur enseignant les techniques de savonnerie pour gagner au moins de l’argent de poche.

« Ces mamans que vous voyez sont en pleine formation. Elles sont toutes déplacées, nous avons pensé que le mieux était de leur apprendre ce métier pour qu’elles soient autonomes », a-t-elle fait remarquer. « Ces dames elles ne paient rien pour participer à cette formation, c’est une façon de les aider », a-t-elle affirmé.

« Je suis venue ici pour apprendre à fabriquer du savon, pour voir comment vivre moi-même et la famille. Après, j’envisage aussi d’enseigner à mes proches », a déclaré Marcelline Vumiliya, une des élèves de Mme Ngomu, qui a maintenant maîtrisé la technique du savon.

D’après elle, la formation gratuite et le business de savonnerie de Mme Ngomu lui offre « une grande opportunité » pour s’en sortir. « Dans les camps, nous n’avons pas de travail, donc c’est une grande opportunité que nous avons, c’est ici que nous apprenons à travailler et ensuite nous pourrons former les autres », a dit Marcelline Vumiliya.

Selon un rapport récent du Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR), après l’éruption du volcan, 7.891 personnes sont toujours déplacées dans la région touchée, et des milliers de personnes déplacées séjournent toujours dans des sites de fortune.

Des dizaines de milliers de personnes ont quitté la ville de Goma, située au pied du volcan et les régions environnantes après l’éruption du volcan Nyiragongo le 22 mai dernier, ayant coûté la vie à au moins 32 personnes et détruit des maisons, selon les autorités de la RDC.

Peu après l’éruption du volcan, la ville de Goma, qui compte près de deux millions d’habitants, a vu le ciel nocturne illuminé par des flammes oranges. L’électricité a été coupée dans une grande partie de la ville.

Par chance, la ville a évité le pire, mais avec des secousses sismiques constantes, la peur d’une éventuelle deuxième éruption règne toujours, obligeant les autorités locales à évacuer ses habitants depuis le 27 mai par mesure de précaution.

Goma, capitale de la province du Nord-Kivu (nord-est), abrite deux volcans actifs, le Nyamulagira et le Nyiragongo. En 2002, une éruption majeure du Nyiragongo a tué environ 250 personnes et déplacé des milliers de personnes.

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