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Cinq métisses nées de mères congolaises et de pères colons portent plainte contre l’État belge pour crimes contre l’humanité

Enlevées à leurs familles et placées dans un couvent, dans la localité de Katende, dans la province du Kasaï, dès les premières années de leurs vies, Noëlle, Simone, Léa, Marie-José et Monique ont connu des souffrances liées au système colonial de l’État belge. Ainsi, elles ont déposé une plainte au Tribunal de première instance de Bruxelles

Actuellement, toutes presque des sexagénaires mais elles partagent une même histoire. Nées de mères congolaises et de pères colons de nationalité belge ou portugaise,  Noëlle, Simone, Léa, Marie-José et Monique ont connu des souffrances identiques liées à leur passé d’enfants métis à l’époque coloniale.

Selon de nombreuses sources, les cinq enfants « mulâtres »,  comme on les appelait à cette période, ont été enlevées de force à leur famille, dès leur bas âge pour être placés dans un couvent des sœurs dans la localité de Katende, dans la province du Kasaï-Oriental.

Aujourd’hui devenue grand-mère, l’une d’entre elles Monique Bintu, cherche à savoir « pourquoi l’Etat était venu les chercher, alors qu’elles avaient leurs mamans, leurs familles qui étaient très bien ». Elle s’interroge, par ailleurs : « Pourquoi nous avoir retirés ? », avant d’ajouter : « On nous a mis dans la tête qu’on était les enfants du péché à chaque moment. Partout où tu partais, tu ne pouvais pas passer sans une injure. On était traumatisée ».

En effet, l’histoire raconte que les enfants métis étaient considérés comme n’ayant pas de race fixe, et comme des produits d’une relation qui, à l’époque,  était vue d’un mauvais œil par l’administration coloniale. Par conséquent ces enlèvements étaient des pratiques institutionnalisées car, semble-t-il que l’Etat colonial belge voyait en eux une probable menace ou encore un danger imminent.

En 2019, en reconnaissance à la ségrégation commise à l’endroit des enfants métis issus de la colonisation belge, le Premier Ministre Charles Michel leur avait présenté ses excuses au nom de la Belgique. Mais Noëlle, Simone, Léa, Monique et Marie-José estiment que les excuses ne suffisent pas, il faut qu’il y ait réparation moyennant une somme provisionnelle de 50 000 Euros car elles considèrent que ce qu’elles ont vécu est irréparable et doit être considéré comme un crime contre l’humanité.  C’est ce qu’indique une source belge sûre. Wait and see !

 

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