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La montée en puissance des réseaux terroristes a marqué l’année 2019 au Mali

L’année 2019 a été marquée au Mali par la montée en puissance des réseaux terroristes et la multiplication des conflits communautaires qui ont fait régner la terreur au centre et au nord du pays, faisant des victimes militaires et civiles.
Une tragédie qui a d’ailleurs commencé dès le jour du nouvel An avec le massacre de Koulogon, un village de la région de Mopti (centre) où au moins 37 personnes ont été tuées. Une attaque suivie de l’horreur d’Ogossagou, dans la même région, avec au moins 160 civils peuls massacrés le 23 mars.
« Ces douze derniers mois ont été ponctués de conflits sanglants et meurtriers dans notre pays. Notre peuple continue d’être traumatisé par des attentats perpétrés par des terroristes », note Cheick Boucadry Traoré, président de la Convergence africaine pour le renouveau (CARE, parti centriste).
Selon un rapport du Bureau de la coordination des affaires humanitaires de l’ONU (OCHA) au Mali, ce serait même plus de 900 civils qui seraient morts entre janvier et octobre dernier à cause de ces violences.
Cette situation chaotique, qui a exacerbé la méfiance des Maliens vis-à-vis des forces étrangères, a amené le président Ibrahim Boubacar Keïta à ordonner à la hiérarchie militaire et sécuritaire l’élaboration d’un « nouveau concept opérationnel » donnant une part importante à l’offensive et qui doit être opérationnel début 2020.
L’année prend par ailleurs fin sur une note d’espoir pour certains avec la tenue de la phase nationale du Dialogue national inclusif (DNI), dont les recommandations sont supposées poser les jalons d’une nouvelle République du Mali.
Il s’agit de l’organisation d’élections législatives avant le 2 mai 2020 et d’un référendum pour réviser la Constitution de 1992, du redéploiement immédiat des forces de défense et de sécurité sur l’ensemble du territoire, de la relecture de certaines dispositions de l’accord de paix et de réconciliation nationale conclus en 2015 avec les rebelles touaregs et aussi de la négociation avec les chefs islamistes Amadou Koufa et Iyad Ag Ghali pour « ramener la paix au Mali ».
Comme l’a souligné le président Keïta lors de la clôture du DNI, « c’est à la seconde génération de notre processus démocratique et de notre architecture institutionnelle que le Dialogue national a donné naissance en tirant les leçons des faiblesses et des fragilités de notre histoire immédiate ».
Une conviction que de nombreux observateurs partagent.

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