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Cameroun : la taxe sur les téléphones portables et les tablettes ne fait pas l’unanimité

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On paiera désormais à partir du 15 octobre 2020 des droits de douane sur les téléphones portables et tablettes par voie numérique. Cette mesure est loin de faire l’unanimité.

Une taxe d’une valeur de 30% sera imputée aux utilisateurs sur les téléphones ou tablettes à la sortie d’usine. Cette décision sans appel annoncée le 29 septembre 2020 deviendra effective au Cameroun à dater du 15 octobre 2020. C’est la société Arintech qui a la charge de cette opération. « Désormais chaque téléphone ou tablette connecté (e) à un réseau de télécommunication camerounais pour la première fois à partir du 15 octobre 2020, aura son IMEI enregistré et recevra un SMS indiquant à l’usager le montant des droits de taxes à payer », annoncent plusieurs fiables.

Selon Minette Libom Li Likeng, la Ministre de Postes et Télécommunications, la plateforme de collecte numérique des droits de douane et taxes sur les téléphones portables propose automatiquement au consommateur une option de facturation en fonction du type de téléphone utilisé. Cette facturation des droits dus se fera soit une fois en paiement intégral ou en plusieurs fois.

Par ailleurs, ne sont pas concernés, les téléphones portables en cours d’utilisation au Cameroun qui ont déjà été connectés, au moins une fois, à un réseau de téléphonie d’un opérateur local avant le 1er octobre 2020, sont considérés comme « dédouanés ». Mais aussi les téléphones portables des voyageurs en séjour temporaire au Cameroun et utilisant leurs terminaux en mode « roaming » sont également exemptés dudit prélèvement.

Il convient de signaler que cette initiative intervient quelques jours seulement après l’introduction de la TVA de l’ordre de 19,25% sur les publicités sur Facebook, Twitter, etc. 19,25% étant le pourcentage de la taxe sur la valeur ajoutée applicable au Cameroun. Cette mesure est applicable depuis le 1er octobre 2020.

Controverse

Cependant sur la toile, cette taxation suscite de vives polémiques et divise les camerounais. Certains sont contre cette taxe. D’autres n’y trouvent aucun inconvénient. « Non, non et non! Je retourne la question dans tous les sens.  Il n’est pas possible de payer cette taxe sur le téléphone. Cette loi de finances doit être impérativement révisée.  Au lieu d’appliquer les 15% du budget dévolus aux CTD, voilà ce qu’on veut s’empresser d’appliquer. Toujours asphyxier les camerounais pour engraisser les jouisseurs. Non! », a écrit sur son compte twitter, Cabral Libii, président du PCRN et député national.

De son côté Alice Sadio, femme politique qualifie d’absurde cette loi. « On ne peut pas prétendre vouloir réduire le fossé numérique pour rendre la jeunesse plus compétitive et paradoxalement, taxer le dédouanement des outils numériques à hauteur de 33,05%. C’est tout simplement absurde », écrit-elle sur sa page Facebook.

Les réactions fusent de partout. On peut continuer à lire, entre autres : « Avec la taxation des téléphones androïd et autres tablettes, la réduction du fossé numérique devient tout simplement une chimère si elle ne l’était pas déjà ! Ouf 237 !!! », a réagi Maurice Moukala, Promoteur du droit à la base. Mais aussi : « Non. Je dis non. Je dirai toujours non sur cette affaire de taxe de 33% de dédouanement des téléphones portables et autres terminaux au Cameroun ! », s’exclame Yannick Mbazoa, journaliste.

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