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Une nouvelle journée de grèves contre la réforme des retraites le 10 décembre

Après le succès de la première journée de grèves dans toutes les grandes villes françaises, l’intersyndicale veut maintenir la pression sur l’exécutif en organisant une nouvelle journée de manifestations.
Au lendemain d’une première journée de mobilisation massive, l’intersyndicale opposée au projet de réforme du système des retraites a appelé vendredi à de nouvelles actions le 10 décembre, accentuant la pression sur l’exécutif qui assure rechercher un compromis.

L’intersyndicale appelle à une nouvelle journée de grève

L’intersyndicale mobilisée contre le projet gouvernemental de réforme des retraites appelle à une nouvelle journée de grèves et de manifestations le mardi 10 décembre, a annoncé Catherine Perret, représentante de la CGT, à l’issue d’une réunion avec les autres organisations.
Il s’agira de la deuxième journée de ce genre après celle de jeudi, qui s’est traduite par de fortes perturbations dans les transports, notamment, et des manifestations dans plusieurs dizaines de villes de France.
« Ils n’ont pas mesuré l’ampleur du mécontentement social dans notre pays et ils feraient mieux de nous répondre un peu plus vite », a déclaré Catherine Perret à des journalistes.
L’intersyndicale réunit CGT, FO, FSU, Solidaires, Unef, Fidl, MNL et UNL.
(Carioline pailliez, édité par Simon Carraud et Sophie Louet)

« On se réunira en intersyndicale le mardi soir »

A l’issue d’une réunion dans la matinée à Paris, l’intersyndicale (CGT, FO, FSU, Solidaires, Fidl, Unef, MNL et UNL) a annoncé « un nouveau temps fort interprofessionnel », avec un défilé parisien mardi entre Invalides et Denfert-Rochereau.

« On se réunira en intersyndicale le mardi soir pour décider des suites à donner au mouvement si toutefois d’ici là Edouard Philippe ou Emmanuel Macron ne sont pas revenus sur leur réforme et n’ouvrent pas immédiatement de négociations », a prévenu Catherine Perret, secrétaire confédérale de la CGT chargée des retraites.

Le Premier ministre et le chef de l’Etat « n’ont pas mesuré l’ampleur du mécontentement social dans notre pays et ils feraient mieux de nous répondre un peu plus vite », a-elle ajouté.

« Il faut que le gouvernement entende que nous sommes déterminés et prêts à ancrer ce mouvement dans la durée », a renchéri à ses côtés Bernadette Groison, secrétaire générale de la FSU, qui est la première fédération chez les enseignants, très mobilisés contre le projet de réforme.

Pour Eric Beynel, porte-parole de Solidaires, « on est encore loin d’être sur le haut de la mobilisation, on est vraiment au début ».

Lors de la première journée de contestation jeudi, au moins 800.000 personnes selon le ministère de l’Intérieur – 1,5 million selon la CGT – ont manifesté en France sur fond de fortes perturbations dans les transports et l’éducation nationale.

Compromis

Le trafic restait très « dégradé » vendredi à la SNCF, qui prévoit un TGV sur dix. Le trafic Transilien devrait être assuré à 15%. La compagnie recensait à la mi-journée 31,8% de grévistes, dont 87,2% chez les conducteurs et 80% chez les contrôleurs.

Concernant les transports aériens, la Direction générale de l’aviation civile (DGAC) a demandé à nouveau aux compagnies de réduire de 20% leur programme de vols, au départ et à l’arrivée, pour les aéroports de Paris-Charles de Gaulle, Paris-Orly, Beauvais, Lyon, Marseille, Toulouse et Bordeaux.

A Paris, une dizaine de lignes de métro restaient par ailleurs fermées tout comme 178 écoles, selon la mairie.

« Nous aurons à coeur d’apporter des réponses à ces interrogations et ces inquiétudes » qui se sont exprimées, a assuré le haut-commissaire aux retraites, Jean-Paul Delevoye, vendredi, en marge du 27e Congrès de l’UNAPL.

Il a confirmé qu’il recevrait lundi l’ensemble des organisations syndicales pour faire la synthèse des concertations sur le projet de réforme gouvernemental, qui sera présenté publiquement par Edouard Philippe – en milieu de semaine selon l’Elysée.

Des points en discussion

Pour le gouvernement, hors de question de revenir sur le principe du système par points fusionnant les 42 régimes existants, promesse de campagne d’Emmanuel Macron, mais l’exécutif n’exclut pas des « marges de négociation », notamment sur de possibles mesures d’économie introduites dans le projet de loi, casus belli pour la CFDT, ou encore sur la période de transition.

« On a un compromis à trouver entre le respect d’un contrat que certains estiment remis en cause au sein d’un certain nombre d’entreprises (…) et des décisions qu’il nous faut prendre parce que ce projet est important, essentiel pour l’avenir de nos générations », a déclaré Jean-Paul Delevoye.

Interrogé sur les marges de négociation, il a confirmé que l’idée d’un report de la mise en oeuvre de la réforme – fixée dans le rapport du haut-commissaire au 1er janvier 2025 pour la génération née en 1963 – était « en discussion » et s’est dit attentif à trouver le « juste équilibre » financier.

Pour le secrétaire général de la CGT Philippe Martinez, l’heure presse et attendre jusqu’à la semaine prochaine est incompréhensible. « Ils ont toutes les cartes en main, ça fait 23 réunions qu’on fait avec eux donc qu’ils s’expriment ! », a-t-il lancé sur LCI.

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