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France/Covid-19: La stagnation du nombre de cas quotidiens rend difficile un déconfinement le 15 décembre

L’actuelle stagnation à un niveau élevé du nombre d’infections par le coronavirus n’est pas une bonne nouvelle et les autorités adapteront en conséquence les décisions attendues autour du 15 décembre, ont déclaré lundi à Reuters plusieurs sources gouvernementales.

Selon des professionnels de santé, l’objectif de 5.000 cas par jour fixé par Emmanuel Macron pour lever le confinement en France mardi prochain, à l’approche des fêtes de fin d’année, paraît difficile voire impossible à atteindre.

L’actuelle stagnation du nombre de cas autour de 10.000 contaminations par jour « n’est pas une bonne nouvelle », a dit à Reuters une source gouvernementale.

« Elle doit être scrutée de près pour savoir si cela signifie un rebond ou un plateau, et en fonction de cela on adaptera les prises de décisions », a-t-elle ajouté.

« On doit être transparents (…) Le but recherché est d’assurer que l’on passe Noël et les fêtes dans les conditions sanitaires les plus favorables possibles », a-t-elle encore expliqué.

Une autre source gouvernementale prône « un discours de vigilance » et fait un lien entre l’allègement du confinement qui a conduit à la réouverture, fin novembre, des commerces dits non essentiels alors que les Français ont désormais le droit de se déplacer dans un rayon de 20 km autour de leur domicile.

« Il y avait beaucoup de monde dans les rues ce week-end », a-t-elle constaté. « Il faut qu’on évite un relâchement généralisé ».

DES FÊTES « A MINIMA »

Selon cette source « on n’ira pas aussi loin qu’on le souhaitait le 15 décembre », ce qui conduira à « des fêtes particulières, moins festives, a minima ».

La question d’une réouverture des théâtres et des cinémas envisagée le 15 décembre, tout comme celle de l’instauration d’un éventuel couvre-feu avant 21h00, seront au menu d’une réunion présidée mercredi par Emmanuel Macron, a-t-elle ajouté.

Une troisième source gouvernementale s’est montrée prudente sur la suite des évènements.

« Attendons encore de voir comment se consolident les chiffres récents, et les instances habilitées à prendre des décisions les prendront en temps voulu », a-t-elle dit.

Pour Eric Caumes, chef du service des maladies infectieuses de l’hôpital parisien de la Pitié-Salpêtrière, interrogé sur LCI, l’objectif de 5.000 contaminations par jour « ne sera pas atteignable parce que la courbe, effectivement, arrête de descendre ».

Selon les chiffres publiés par les autorités sanitaires, la moyenne quotidienne des contaminations était de 10.650 cas par jour la semaine dernière (du 30 novembre au 6 décembre), contre 11.180 la semaine précédente. Lors de la deuxième semaine de novembre (9/11-15/11), présenté par l’exécutif comme le pic de la deuxième vague, ce nombre s’élevait à 27.800.

Selon Eric Caumes, cette stabilisation du nombre de contaminations s’explique probablement par un relâchement des mesures barrières dans la sphère privée, peut-être aussi dans les entreprises. Il y a aussi cité les établissements scolaires, qui restent ouverts alors qu’ils étaient fermés à l’époque du couvre-feu en raison des vacances de la Toussaint.

La première source gouvernementale a également évoqué comme facteur aggravant les conditions climatiques actuelles, un temps froid et humide qui ne favorise pas l’aération des lieux clos.

Lors d’une allocution télévisée le 24 novembre, Emmanuel Macron a annoncé que le confinement généralisé instauré en France le 30 octobre pour endiguer une deuxième vague épidémique serait levé mardi prochain et remplacé par un couvre-feu nocturne si le nombre de cas journaliers descendait à 5.000 et le nombre de lits de réanimation occupés par des patients COVID-19 tombait à 2.500-3.000.

Les services de réanimation français comptaient dimanche 3.220 patients infectés par le COVID-19, dix de moins que la veille.

(Elizabeth Pineau, Michel Rose et Jean-Stéphane Brosse, édité par Blandine Hénault et Jean-Michel Bélot)

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