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Coronavirus Covid-19: Bruno Le Maire en appelle au patriotisme économique de chacun

La France, confrontée aux répercussions de l’épidémie de nouveau coronavirus, a « plus que jamais » besoin de patriotisme économique afin de surmonter une crise économique sans précédent depuis la Grande Dépression de 1929, a déclaré mardi Bruno Le Maire en réaffirmant que l’Etat prendrait sa part en soutenant les fleurons industriels français en difficulté.

« La liste des entreprises industrielles qui doivent être soutenues par l’Etat, elle est prête », a dit le ministre de l’Economie et des Finances sur franceinfo.

« Elle reste évidemment confidentielle », a-t-il ajouté, en rappelant cependant que les secteurs aéronautique et automobile étaient particulièrement fragilisés par cette crise sanitaire.

Interrogé sur le nombre d’entreprises concernés, il a évoqué une liste « importante » sur laquelle figurent « plusieurs entreprises », tout en refusant de préciser un chiffre ou des noms afin de ne pas fragiliser les entreprises concernées.

Il a une nouvelle fois répété que le gouvernement n’excluait pas si nécessaire de procéder à des nationalisations « en dernier recours », et pourrait également procéder à des recapitalisations ou à des prises de participation.

« Nous n’allons pas laisser des fleurons industriels (…) partir en fumée parce qu’il y a une crise économique d’une violence qui est sans doute sans précédent depuis 1929 dans les pays occidentaux », a-t-il assuré.

APPEL À LA MODÉRATION SUR LES DIVIDENDES

Face à cette pandémie de coronavirus, Bruno Le Maire a jugé que « nous avons besoin de patriotisme économique et il vaut du chef d’entreprises au salarié en passant par chaque citoyen ».

Il a notamment souhaité que les salariés prennent des congés payés pendant la période de confinement, tout en insistant sur la nécessité que de telles dispositions soient définies dans le cadre d’un dialogue avec les syndicats et au sein des entreprises.

« C’est préférable pour que notre économie redémarre au lendemain de la crise » car « nous aurons besoin de toutes nos forces pour redémarrer », a-t-il déclaré.

Dans ce contexte, Bruno Le Maire a demandé « à toutes les entreprises, notamment les plus grandes, de faire preuve de la plus grande modération » dans leur politique de versement des dividendes.

Concernant le plan de soutien de 45 milliards d’euros annoncé par le gouvernement, il a précisé que ce montant n’était qu' »un point de départ » et serait probablement dépassé.

Avec une « utilisation massive » du chômage partiel dans ce contexte de crise, les dépenses consacrées à ce dispositif excéderont les 8,5 milliards d’euros provisionnés, a souligné Bruno Le Maire.

Quelques jours après la mise en place de ce dispositif, 730.000 salariés français bénéficient déjà du chômage partiel, ce qui représente 2,2 milliards d’euros.

« Chaque semaine de confinement ajoute un coût pour les finances publiques qui se chiffre en milliards d’euros », a noté Bruno Le Maire, en ajoutant que « ce n’est pas le sujet l’addition, le sujet c’est comment est-ce que nous préservons » notre économie.

Concernant les entreprises, le ministre a également annoncé une simplification des procédures leur permettant de verser une prime de 1.000 euros « totalement désocialisée et totalement défiscalisée » aux salariés qui continuent de se rendre sur leur lieu de travail malgré l’épidémie.

« Nous suspendrons l’obligation d’avoir un accord d’intéressement » pour le versement de cette prime, a-t-il dit.

Bruno Le Maire a également annoncé que les services fiscaux verseraient automatiquement à partir de début avril les 1.500 euros d’aide issus du fonds de solidarité destiné à soutenir les TPE, les libéraux et les indépendants.

Afin de s’assurer de la solidarité interentreprises dans un contexte de crise qui voit une détérioration des délais de paiement, le ministre de l’Economie et des Finances a prévenu qu' »il n’y aura aucune garantie de l’Etat pour des entreprises qui se comporteraient mal en termes de délais de paiement vis-à-vis de leurs fournisseurs ».

Quant aux particuliers qui connaîtraient des difficultés pour rembourser leurs échéances d’emprunt immobilier par exemple, le gouvernement n’a pas prévu de dispositif spécifique global dans le cadre de son plan de soutien mais les banques pourront décider « au cas par cas » face à des difficultés de certains de leurs clients.

(Leigh Thomas et Myriam Rivet, édité par Blandine Hénault)

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