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Attaque devant les anciens locaux de Charlie Hebdo, deux blessés, l’auteur arrêté

Deux personnes ont été blessées vendredi à Paris dans une attaque à l’arme blanche devant les anciens locaux de Charlie Hebdo, alors que se tient dans la capitale le procès de l’attentat de 2015 contre l’hebdomadaire satirique.

L’agression est « manifestement un acte de terrorisme islamiste », a déclaré le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin au JT de 20h00 sur France 2. « C’est dans la rue où il y avait Charlie Hebdo. (…) Le mode opératoire, c’est celui des terroristes islamistes (…) Bien évidemment, ça fait peu de doute. C’est une nouvelle attaque sanglante contre notre pays, contre des journalistes. »

Les deux victimes sont des employés de l’agence Premières lignes, une société de production visuelle toujours installée dans le XIe arrondissement près des anciens locaux du journal satirique, qui a dû quitter les lieux après la tuerie de 2015.

L’auteur principal de l’attaque a été arrêté moins d’une heure après les faits, ainsi qu’un deuxième suspect. Les deux hommes sont en garde à vue, a annoncé en début d’après-midi sur les lieux de l’agression Jean-François Ricard, procureur général du parquet national antiterroriste (PNAT) qui s’est saisi de l’enquête.

Dans la soirée, cinq autres hommes ont été interpellés et placés en garde à vue lors d’une perquisition à Pantin, en banlieue nord-est de Paris, au domicile supposé de l’auteur présumé de l’attaque, a dit à Reuters une source judiciaire.

Sur France 2, Gérald Darmanin a déclaré que le principal suspect était arrivé sur le sol national il y a trois ans, qu’il avait le statut de mineur isolé et qu’il venait du Pakistan. Son identité n’a pas encore été établie, a-t-il précisé.

Le suspect « n’était pas connu spécifiquement des services de de police ou des renseignements pour la radicalisation, il n’était pas fiché S, ni FSPRT [fichier des signalements pour la prévention de la radicalisation à caractère terroriste], il a été arrêté il y a un mois pour port d’armes, un tournevis; un rappel à la loi lui a été donné, il était encore mineur », a ajouté le ministre de l’Intérieur.

Présent aux côtés de Jean-François Ricard, le Premier ministre Jean Castex a déclaré que les jours des victimes n’étaient pas en danger. Il a affirmé son « attachement indéfectible à la liberté de la presse (et) sa volonté résolue, par tous les moyens, de lutter contre le terrorisme ».

Dans un tweet, toute l’équipe de Charlie Hebdo a dit apporter « son soutien et sa solidarité à ses anciens voisins et confrères (de Premières Lignes) et aux personnes touchées par cette odieuse attaque ».

« DES CRIS TRÈS FORTS » ET « DU SANG PAR TERRE »

L’attaque a eu lieu en fin de matinée. Selon des témoins, un homme armé d’un hachoir ou d’un gros couteau de boucher a attaqué deux employés de Premières lignes qui étaient en train de fumer une cigarette au bas de l’immeuble qui abritait autrefois également les locaux de Charlie Hebdo.

« Ils ont été surpris et attaqués par un seul assaillant, armé d’un très gros couteau. Ce sont des coups portés extrêmement violemment, j’ai entendu les cris dans la rue, j’étais au deuxième étage », a déclaré Luc Hermann, de Premières lignes, précisant sur BFM TV que les victimes étaient un homme et une femme, des trentenaires. « Vous imaginez l’effroi dans cet immeuble cinq ans et demi après l’attentat contre Charlie Hebdo. Le traumatisme est extrêmement important pour toute l’équipe. »

Premières Lignes fournit des reportages pour des émissions telles que Cash Investigation.

Une habitante du quartier a également déclaré à Reuters avoir entendu des « cris très forts » et avoir vu « du sang par terre » une fois descendue dans la rue.

« J’ai vu des gens tirer une femme blessée à l’intérieur de l’immeuble où il y a une agence de presse », a-t-elle dit. « Des ouvriers qui faisaient des travaux dans la rue m’ont dit qu’un homme à peau sombre avait frappé au hasard une dame avec un gros couteau de boucher devant la fresque à la mémoire des journalistes de Charlie Hebdo. Un homme a poursuivi l’agresseur et il a apparemment été blessé aussi. »

ATTAQUE DANS UN « LIEU SYMBOLIQUE », DIT CASTEX

Quelques instants plus tard, un suspect a été interpellé avec du sang sur le visage et les mains près de l’opéra Bastille, non loin de là, alors que les forces de l’ordre s’étaient déployées en nombre dans le quartier, dont les écoles ont déclenché le plan d’urgence en confinant leurs élèves.

Un autre suspect a été arrêté à la station de métro Richard-Lenoir, selon un témoin interrogé par Reuters.

« J’ai vu les policiers sortir de la station de métro Richard-Lenoir avec un jeune homme menotté », a dit Nathan Messas, qui habite sur un boulevard proche des anciens locaux de Charlie Hebdo.

Ce « deuxième individu est également placé en garde à vue afin de procéder à un certain nombre de vérifications s’agissant de ses relations avec l’auteur principal », a dit Jean-François Ricard.

Le procureur général du parquet national antiterroriste a justifié la saisine du PNAT par les liens entre cette attaque et l’attentat de 2015 contre Charlie Hebdo, que ce soit le lieu ou la tenue actuelle du procès, mais aussi en raison de « la volonté manifeste de l’auteur d’attenter à la vie de deux personnes dont il ignorait tout et qui se trouvaient à ce moment-là simplement en pause cigarette ».

L’enquête a été ouverte pour « tentative d’assassinat en relation avec une entreprise terroriste, association de malfaiteurs terroriste criminelle ».

Gérald Darmanin n’a pas confirmé que le suspect était passé aux aveux. « Il y a une enquête du parquet antiterroriste, il ne m’appartient pas de la commenter », a-t-il dit.

« Ce qui est sûr, c’est que très rapidement les policiers ont arrêté deux personnes et manifestement l’auteur présumé. (…) Les choses sont bien avancées pour confondre cet auteur. »

Cette attaque survient « dans un lieu symbolique et au moment même où se déroule le procès des auteurs des actes indignes contre Charlie Hebdo », a rappelé Jean Castex.

Le jour de l’ouverture de ce procès le 2 septembre, l’hebdomadaire a de nouveau publié les caricatures de Mahomet mises en cause par les auteurs de l’attentat, les frères Kouachi, qui ont tué 11 personnes en ouvrant le feu dans la rédaction le 7 janvier 2015 ainsi qu’un policier en prenant la fuite sur un boulevard proche de l’ancien siège de l’hebdomadaire.

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