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Renault : Thierry Bolloré peut travailler chez un autre constructeur automobile

PARIS (Reuters) – Thierry Bolloré, révoqué en octobre de son poste de directeur général de Renault, est libre de travailler dès maintenant chez un autre constructeur automobile, le conseil d’administration du groupe au losange ayant renoncé à exiger l’application de sa clause de non-concurrence.

Cette décision, annoncée dans un communiqué du conseil publié mardi, s’inscrit dans le cadre des arrangements trouvés avec l’ancien numéro deux de Renault, un mois après son départ tonitruant destiné, selon le président du groupe Jean-Dominique Senard, à redonner un second souffle au constructeur français et à son alliance avec Nissan.

« S’agissant de l’engagement de non-concurrence souscrit par M. Thierry Bolloré le 3 avril 2019, le conseil d’administration a décidé de renoncer à son bénéfice », peut-on lire dans le communiqué. « Par conséquent, aucune contrepartie financière ne sera due à M. Thierry Bolloré. »

Du fait de son départ de Renault, l’ex-directeur général perd de son côté le bénéfice du régime de « retraite chapeau » en vigueur.

Au prorata de sa présence en 2019, Thierry Bolloré empoche un salaire fixe de 651.915 euros bruts, auquel pourront venir s’ajouter jusqu’à environ 814.900 euros de salaire variable. C’est l’assemblée générale de Renault, en 2020, qui déterminera dans quelle mesure l’ex-DG a atteint les critères de performance déterminant le montant de sa rémunération variable.

Dans le cadre de l’accord transactionnel conclu avec Thierry Bolloré, celui-ci conserve le bénéfice des actions de performance dues au titre de 2017 et 2018 et la possibilité d’exercer jusqu’à la fin 2020 les options d’achat d’actions dont il est titulaire. En contrepartie, il renonce à toute réclamation « au titre de ses fonctions et leur cessation ».

Clotilde Delbos, qui lui a succédé comme directrice générale par intérim, conserve quant à elle son contrat de travail correspondant à ses fonctions de directrice financière « compte tenu des circonstances exceptionnelles et du caractère transitoire » de la situation.

Son salaire fixe se monte à 528.671 euros, auxquels viennent s’ajouter 371.329 euros pour atteindre le montant de rémunération de 900.000 euros – hors variable – voté par les actionnaires pour chaque directeur général ou directrice général de Renault.

(Gilles Guillaume, édité par Jean-Michel Bélot)

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