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Journal Chrétien

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Techniques de paiement dans le commerce international

Les techniques de paiement sont utilisées quasi exclusivement dans les transactions internationales. Il en existe plusieurs et nous en parlerons de trois.
• Le transfert de fonds : C’est une opération par laquelle le client(importateur) paie son fournisseur (exportateur) par l’intermédiaire d’une agence spécialisée dans le transfert international de fonds.
• Le fonds de remboursement : C’est une technique de paiement par laquelle le client paie son fournisseur par l’intermédiaire d’un transporteur.
• La remise documentaire : C’est une procédure de recouvrement par laquelle une banque (banque remettante) reçoit un mandat d’un exportateur de transmettre des documents à une banque dans le pays de l’acheteur (banque présentatrice) afin d’en obtenir le paiement comptant ou contre acceptation d’une traite. Les banques ne donnent aucun engagement de paiement, elles examinent les documents en vérifiant qu’ils correspondent à la liste énoncée dans le mandat reçu du fournisseur. Le paiement peut être au comptant dans ce cas, on parle de documents contre paiement. Il peut également être à terme, c’est-à-dire au moyen d’une lettre de change, dans cet autre cas, on parle de document contre acceptation. Dans ce cas, la banque présentatrice ne donne les documents à l’acheteur que contre l’acceptation par ce dernier d’une ou plusieurs traites payables à une échéance ultérieure.
On notre la présence de différents intervenants lors de la remise documentaire notamment l’exportateur qui est le fournisseur étranger :Il vend la marchandise et met en place la remise documentaire selon les conditions du contrat ;La banque remettante qui est la banque fournisseur :Elle reçoit mandat de transmettre les documents à la banque de l’importateur ;La banque présentatrice :Elle reçoit mandat de la banque remettante de ne livrer que contre paiement ou acceptation de paiement et enfin l’importateur qui est l’acheteur : Il lève les documents auprès de sa banque contre débit de son compte ou acceptation d’une lettre de change. La remise documentaire peut être plus sollicitée parce qu’elle ne mobilise pas de lignes de crédit ; elle est simple à mettre en place ; l’acheteur ne peut pas retirer la marchandise en douane sans avoir préalablement réglé à sa banque le montant de la facture due au fournisseur étranger et le coût est faible. Elle présente aussi plusieurs inconvénients par exemple :si le client ne se manifeste pas, la marchandise est mobilisée, il faudra la vendre sur place à bas prix ou la rapatrier et donc payer à nouveau des frais de transport ;L’acheteur peut invoquer de nombreux motifs pour ne pas payer ; cette pratique favorise la renégociation à la baisse des prix par l’acheteur ;elle n’est pas très adaptée lorsque la marchandise arrive à destination avant les documents ;l’importateur ne dispose pas de garantie quant à la bonne exécution du contrat ou à la conformité des documents et l’acheteur supporte des frais de stockage à l’arrivée si la marchandise a voyagé plus vite que les documents .
• Le crédit documentaire : c’est un engagement irrévocable écrit mais conditionnel de paiement donné par la banque émettrice, en faveur du vendeur et délivrer à ce dernier à la demande et conformément aux instructions de l’importateur. L’engagement de la banque est lié à la présentation par le fournisseur d’un ensemble précis de documents conformes aux instructions de l’importateur dans un délai déterminé.Quatres intervenants participent à l’exécution de cette technique .Nous pouvons citer tout d’abord le donneur d’ordre qui est l’importateur :Il donne à sa banque des instructions d’ouvertures du crédit documentaire en faveur de son fournisseur en précisant les documents qu’il désire et le mode de règlement ensuite la banque émettrice :elle procède à l’ouverture du crédit documentaire ;la banque notificatrice :C’est la banque avec laquelle la banque émettrice correspond dans le pays du vendeur. Elle notifie au vendeur l’ouverture du crédit documentaire et enfin le bénéficiaire qui est le fournisseur étranger. En plus des intervenants, on peut dans certains cas avoir les intervenants tels que la banque confirmante : elle ajoute son engagement irrévocable de payer à celui de la banque émettrice ; la banque de remboursement : c’est la banque sur laquelle les fonds vont être prélevés pour payer le crédit ; la banque désignée : elle réalise une opération telle que le paiement, l’escompte, le transfert, la notification selon les instructions du texte du crédit. Même si la gestion documentaire est lourde, le coût du crédit documentaire est élevé pour les opérations de faibles montants et même s’il est nécessaire de mettre en place une ligne de crédit, cette technique regorge tout de même des bénéfices. Elle constitue une garantie de paiement pour le fournisseur étranger ; permet d’incorporer dans le crédit des clauses contractuelles ; permet à l’importateur d’obtenir un financement sous forme de crédit.

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