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Séance prudente en vue à Wall Street en attendant la Fed

PARIS (Reuters) – Wall Street est attendue proche de l’équilibre mardi à l’ouverture et les Bourses européennes évoluent en ordre dispersé à mi-séance alors que la Réserve fédérale s’apprêtait à commencer sa réunion de politique générale de deux jours sur fond de craintes d’accélération de l’inflation.

Après des records en clôture pour les trois principaux indices new-yorkais, les contrats à terme de Wall Street signalent une ouverture en hausse de 0,05% pour le Dow Jones et le S&P-500 et en baisse de 0,2% pour le Nasdaq.

À Paris, le CAC 40 gagne 0,23% à 6.909,13 vers 12h10 GMT après avoir inscrit un nouveau plus haut de plus de 21 ans à 6.925,65. À Francfort, le Dax prend 0,58% mais à Londres, le FTSE abandonne 0,62%, pénalisé par les valeurs minières.

L’indice paneuropéen FTSEurofirst 300 recule de 0,09%, l’EuroStoxx 50 de la zone euro s’octroie 0,1% et le Stoxx 600 cède 0,07%.

Ce dernier est à un point environ du record historique atteint la veille, grâce notamment à l’optimisme sur les résultats d’entreprises. Environ la moitié des entreprises de l’indice européen ont publié leurs résultats trimestriels jusqu’à présent et 64% d’entre elles ont fait mieux que prévu en matière de bénéfice, selon les données IBES de Refinitiv.

Ce catalyseur peine à soutenir la tendance alors que la réunion de la Fed mardi et mercredi est au centre des préoccupations des investisseurs, qui craignent que la période inflationniste ne dure plus longtemps et ne pèse davantage sur l’économie que ne le laisse entendre la banque centrale américaine.

Les indices PMI manufacturiers définitifs européens ont d’ailleurs montré une nouvelle décélération de l’activité le mois dernier, toujours en raison des goulets d’étranglement de la chaîne d’approvisionnement et de la hausse des prix des matières premières.

LES VALEURS À SUIVRE À WALL STREET

Dans les transactions avant l’ouverture de Wall Street, Pfizer gagne 2,8% après avoir relevé son objectif annuel de ventes de son vaccin contre le COVID-19 à 36 milliards de dollars.

VALEURS EN EUROPE

En Bourse, le compartiment des matières premières cède 3,1%, la pire performance sectorielle, alors que les cours du minerai de fer en Chine ont atteint un creux de près d’un an face à la faiblesse des perspectives de demande et une baisse de production.

A Paris, ArcelorMittal recule de 3,46%, la lanterne rouge du CAC 40, et à Londres, Glencore, BHP et Anglo American cèdent de 3,49% à 4,02%.

Dans l’actualité des résultats, Standard Chartered chute de 7,36%, la banque britannique prévoyant une stagnation de ses revenus annuels, et BP cède 2,34% après une perte attribuable aux actionnaires de 2,54 milliards de dollars.

A Zurich, AMS et Adecco perdent 8,72% et 4,31% respectivement après des prévisions trimestrielles jugées décevantes, le spécialiste du travail intérimaire signalant par ailleurs que le manque de main d’oeuvre continuerait à pousser les salaires à la hausse à court et à moyen terme.

Plus forte progression du Stoxx 600, HelloFresh grimpe de 14,98% après un chiffre d’affaires trimestriel au-dessus des attentes et des perspectives annuelles de ventes revues en hausse.

Sodexo gagne 0,87% et Elior perd 6,44% après une note sectorielle de Goldman Sachs prenant compte de l’impact de l’inflation sur les groupes de restauration collective.

CHANGES

L’euro est stable face au dollar à 1,16 et l’indice dollar, qui mesure l’évolution de la devise américaine face à un panier de devises de référence, est aussi inchangé.

Le dollar australien (-0,81%) est au plus bas depuis une semaine contre le billet vert après la position jugée plus accommodante qu’attendu de la RBA, la banque centrale australienne.

« Contrairement à d’autres banques centrales (comme la BCE récemment), le message de la RBA a réussi à réduire, au moins marginalement, les paris ‘hawkish’, » ont commenté les analystes d’ING dans une note.

La livre évolue au plus bas en trois semaines contre le dollar américain et l’euro, face à un regain de nervosité avant la réunion de la Banque d’Angleterre jeudi.

TAUX

Sur le marché obligataire, le rendement des emprunts d’Etat européens reculent après avoir nettement progressé dernièrement alors que les investisseurs misent sur une hausse de taux de la Banque centrale européenne dès l’an prochain.

Celui du Bund allemand à dix cède plus de quatre points dans les premiers échanges, à -0,143%, après avoir frôlé son plus haut niveau depuis mai 2019 lundi. Son équivalent français revient à 0,211% contre 0,263% lundi qui marquait un pic depuis mai dernier.

Le rendement des Treasuries à dix ans cède de son côté près de deux points à 1,5558%.

PÉTROLE

Le pétrole repart à la baisse à deux jours de la réunion de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole et ses alliés (Opep+), dont le marché anticipe le maintien de l’accord actuel prévoyant une hausse de production de 400.000 barils par jour en décembre.

Le baril de Brent recule de 0,61% à 84,19 dollars et le brut léger américain de 0,83% à 83,35 dollars.

(Laetitia Volga, édité par Jean-Michel Bélot)

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