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Covid-19 : Des théories du complot à la bouc-émissairisation, l’homme en quête de sens

Face au vide laissé par les nombreuses questions sans réponse sur le Covid-19 et à l’incompréhension du bilan dramatique des victimes de cette pandémie qui se joue sous ses yeux, l’être humain cherche à donner du sens à ce qui lui arrive. C’est ainsi que de nombreuses théories du complot ont vu le jour, des fake-news ont envahis les réseaux sociaux, des communautés ont été bouc-émissairisées. Et si la réponse aux multiples pour quoi se situait ailleurs ?

Des théories du complot à la « bouc-émissairisation »

La nature a horreur du vide dit un adage populaire. Et c’est bien aussi le cas de l’homme, qui face à ses doutes et ses interrogations cherchera toujours à le combler par des explications rationnelles, mais aussi quelquefois totalement irrationnelles. Il cherche à comprendre, à donner du sens à ce qui le frappe de plein fouet sans logique apparente et le laisse seul face à d’indescriptibles douleurs.

Dès le déclenchement de l’épidémie de Covid-19 (qui a finalement été requalifié de pandémie en raison de sa propagation à travers le monde), un très grand nombre de théories du complot et de désinformation ont vu le jour, au point que l’Organisation mondiale de la santé finisse par parler d' »infodémie ».

Toutes ces tentatives de donner du sens à cette crise sanitaire sans précédent ont été portées et diffusées largement sur les réseaux sociaux, par les messageries, mais aussi par certains gouvernements, par des médias officiels ou encore par des personnalités en vue.

Si les théories du complot ont parlées tour à tour de la fabrication d’une arme biologique chinoise ou américaine ou encore de la fabrication artificielle du virus en laboratoire, et ces exemples sont loin d’être exhaustifs, de nombreuses désinformations médicales sur l’étendue de la pandémie, la transmission du virus par les aliments, la 5 G ou les aliments ou encore l’utilisation de médicaments, de pseudo-diagnostics ou de pseudo remèdes (du citron et de l’ail) pour traiter la maladie ont également envahis le web.

Des désinformations liées à l’information (ex : canulars informatiques) et des gouvernements (mauvaise gestion de la crise par la Chine) mais aussi des complots liés aux régimes alimentaires (la possibilité d’obtenir l’immunité en ingérant certains aliments) font également partis de ce florilège de théories sans fondement.

Le recours à des explications plus fantaisistes les unes que les autres a sans doute aussi été favorisé par le fait que le Covid-19 était, il y a 4 mois en arrière, totalement inconnu et que les informations données ne cessent de changer au fur et à mesure des découvertes des scientifiques et spécialistes de différents domaines sur le sujet.

Lorsqu’en début mars, il est signalé que 7 personnes de la Porte Ouverte chrétienne de Mulhouse qui ont participé à une semaine de jeûne et prière entre le 21 et le 24 février sont contaminés, une vérité s’est faite jour : le virus était déjà activement en circulation en France, mais ce n’est pourtant pas la conclusion qui sera tirée.

La préfète du haut Rhin, comme plus tard le ministre de la santé Olivier Véran, vont affirmer avec certitude, en effet, que ce rassemblement est « le point de bascule » de la propagation du coronavirus en Alsace et en France. Une déduction qui semble d’autant plus rapide que peu d’éléments, à ce moment là, ne permettront de parvenir à cette conclusion posée de façon si affirmative et non comme une simple hypothèse.

Comment expliquer cette mise en accusation si rapide d’une église protestante évangélique, sinon par le fait que la vitesse de propagation du virus à partir de ce début mars va prendre tout le monde de court ? Avant ce début mars, en effet, la situation semblait parfaitement maîtrisée en France, il y avait des clusters, mais les foyers épidémiques faisaient l’objet d’un suivi étroit par les ARS dans les différentes régions concernées par l’épidémie.

Il fallait alors trouver une réponse, et le fait d’avoir repéré un rassemblement où 7 personnes venues de toutes la France vont être contaminées va offrir un terrain idéal pour amorcer une tentative d’explication à l’ensemble des Français : la propagation est partie de cet évènement là.

Pourtant, comme l’évoquait le journal chrétien, il se tiendra à ce moment là bien d’autres manifestations, dont le nombre de participants n’aura rien à envier avec celui du rassemblement évangélique, soit autant de possibilités de propagation du virus sur le territoire.

Progressivement, se basant sur ces affirmations données au plus haut niveau de l’Etat, la bouc-émissairisation des chrétiens évangéliques, mais aussi des chrétiens en Corée du Sud ou encore d’une communauté juive en Amérique va aller en augmentant… portée par de nombreux médias.

Le terreau sera d’autant plus favorable à cette recherche de bouc-émissaire, que le virus, peu connu, sera l’objet d’informations nouvelles, changeantes quotidiennement, en fonction des données actualisées de la science, de la médecine et de la recherche… faisant émerger ici des inquiétudes, là des peurs et des incertitudes auxquelles il conviendra bien de trouver une raison.

Des connaissances sur le Covid-19 remises en question jour après jour

Jour après jour, les scientifiques, les médecins, les épidémiologistes et tous les spécialistes en apprennent plus sur le virus. Certaines données évoluent avec le temps, et sont très changeantes, ce qui peut plonger l’homme dans l’incertitude, l’incompréhension et l’inquiétude.

Aujourd’hui, les épidémiologistes savent par exemple que le virus circulait dès la mi-janvier dans l’Oise où le virus a été introduit. C’était bien avant le 24 janvier, date à laquelle les premiers malades chinois avaient été enregistrés, « bien avant aussi », selon bfm.tv « le vol de rapatriement des ressortissants français installés à Wuhan le 31 janvier. »

Bien avant aussi la contamination d’un professeur de technologie de Crépy-en-Valois, qui sera la première victime française du coronavirus et contribuera à diffuser le virus sans même le savoir.

Ce bien-avant (le virus circulait déjà) est aussi l’hypothèse que défend le docteur Jonathan Peterschmitt, membre de l’église Porte Ouverte chrétienne de Mulhouse, dans un manifeste intitulé « de la responsabilité en contexte pandémique. » Selon ce médecin, le coronavirus était bel et bien déjà présent en Alsace avant le rassemblement évangélique qui s’est déroulé entre le 21 et le 24 février dernier.

Il a ainsi expliqué à France bleu que « entre la mi-janvier et la mi février des cas de virose et pneumopathies atypiques, qui ne donneraient aujourd’hui aucun doute clinique, circulaient dans la région (…)

Le peu de connaissance sur le virus (même si pas à pas la recherche progresse) conduit à une évidence :  l’homme ne connaît qu’en partie, car même ce qu’il croit savoir est remis sans cesse en question… ce qui ne peut le conduire qu’à beaucoup d’humilité.

L’homme à la recherche de sens

Face à la pandémie de coronavirus qui a fait aujourd’hui plus de 23000 décès en France, l’homme, dans sa douleur extrême, cherche un sens à ce qui lui arrive. Confronté à l’inexplicable souffrance, sa tendance va consister à chercher le pour quoi. Pour répondre à cette question, certains vont alors élaborer des théories du complot (le virus a été fabriqué par l’homme pour l’exterminer), d’autre cherchent des bouc-émissaires, des responsables pour faire porter la responsabilité de… comme si le fait de faire porter à l’extérieur de soi pouvait atténuer, ne serait-ce qu’un instant, la réalité d’un mal qu’on ne comprend pas et qui nous échappe.

Il existe pourtant bien une autre voix pour répondre aux nombreux pour quoi qui peuvent naître face au drame de la pandémie du coronavirus qui frappe notre monde. Car si l’être humain a toujours cherché du sens à sa vie, montrant par là même qu’il a été créé à l’image de Dieu, les théories du complot et la recherche de bouc-émissaire ne sauront offrir qu’un soulagement temporaire au mal qui a touché de nombreuses familles à travers le monde.

Des autorités confrontées à une crise sanitaire extrême qui engendrera des conséquences extrêmes, des scientifiques face à face à un virus dont les contours échappent en grande partie, des hommes et des femmes qui pleurent un être cher disparus, tous qu’ils soient grands ou petits, pauvres ou riches, instruits ou non instruits se retrouvent sans solution en eux-mêmes, démunis et à la recherche de sens. Au pourquoi cette indescriptible souffrance (cette incompréhension de ce qui arrive) répond en écho le pour quoi (quel sens cela a).

Dans cette situation si dramatique, l’être humain dépouillé de son auto-suffisance, de ces certitudes et de son orgueil, sans solution en lui-même, peut alors, et seulement alors, se tourner vers plus grand que lui, vers Son créateur et Son Dieu, Celui qui sait tout, connaît tout et à qui rien échappe.

Dans la Bible, Job dans son dialogue avec Dieu, avait réalisé Sa grandeur  :

« Je reconnais que tu peux tout, Et que rien ne s’oppose à tes pensées.
Quel est celui qui a la folie d’obscurcir mes desseins ? — Oui, j’ai parlé, sans les comprendre, de merveilles qui me dépassent et que je ne conçois pas.
Écoute-moi, et je parlerai ; Je t’interrogerai, et tu m’instruiras. Mon oreille avait entendu parler de toi ; Mais maintenant mon œil t’a vu. C’est pourquoi je me condamne et je me repens Sur la poussière et sur la cendre. » Job 42 v 2 – 6

Et si la véritable réponse du pour quoi cette pandémie se trouvait là ?

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