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Suis–je le gardien de mon frère ?‭‬‬‬‬‬

« L’Éternel dit à Caïn : Où est ton frère Abel ? Il répondit : Je ne sais pas ; suis–je le gardien de mon frère ? » (Genèse 4 v 9)

La réponse que fit Caïn après avoir menti était offensive, optant pour l’arrogance et la révolte plutôt que l’humilité et la repentance, voulant ainsi couvrir sa faute et se justifier alors qu’il venait de commettre l’irréparable. La bible nous révèle que Abel fut tué par son frère car les œuvres de Caïn étaient mauvaises alors que celles de son frère Abel étaient justes, car Abel avait apporté son offrande à Dieu par la foi (Hébreux 11 v 4). Ce passage nous parle de notre attitude devant Dieu et avec nos frères et sœurs en Christ ; le choix que nous avons d’opter pour la bonne attitude de cœur. Car si nous ne veillons pas, tout comme Caïn, c’est la haine qui conduira notre cœur.

Ces paroles, bien qu’ayant été écrites des siècles en arrière, raisonnent encore aujourd’hui … Suis-je le gardien de mon frère ? A cette question il convient à chacun de répondre avec sincérité. Je ne crois pas que la réponse soit à donner en une fois pour soulager notre conscience mais bien au contraire, elle doit se vivre chaque jour. Dans nos attitudes, nos pensées, nos jugements, nos prières, nos actions, il est prioritaire de voir le plan de Dieu et d’en comprendre son économie.

Lorsque Paul écrit à Timothée dans sa 1ère épitre, l’une des toutes premières instructions qu’il lui transmet concerne la priorité de la construction de la maison de Dieu (1 Tim 1 v 4), demandant à Timothée de recommander à certaines personnes de ne pas enseigner d’autres doctrines car elles conduisent à des « zetesis » « ζητησις » c’est à dire des disputes, débats, discussions, questions oiseuses plutôt qu’à « oikodomia theos » « οικοδομια θεος », c’est à dire la construction de la maison de Dieu.

Cette construction est un paradoxe au sens où elle n’est pas humaine, c’est à dire qu’elle ne dépend pas de l’intelligence humaine, elle ne repose pas sur des qualités, des plans, des réflexions, des efforts ou encore d’une production de la sagesse humaine mais en même temps elle est humaine sous le régime de la nouvelle création révélée par Dieu au travers de Son Fils. Elle concerne les Hommes, car l’Église, le corps de Christ, la maison de Dieu, l’épouse de l’agneau, son temple, c’est nous. Elle est faite d’Hommes car si Christ en est la tête, nous, Hommes, nous sommes son Corps. Mais cette construction est définitivement divine et son essence nous est révélée au travers des lignes que Paul écrit à l’église de colosse en mettant à jour ce mystère caché de tout temps : « Christ en vous, l’espérance de la gloire. »

« Je me réjouis maintenant dans mes souffrances pour vous ; et ce qui manque aux souffrances de Christ, je l’achève en ma chair, pour son corps, qui est l’Eglise. C’est d’elle que j’ai été fait ministre, selon la charge que Dieu m’a donnée auprès de vous, afin que j’annonçasse pleinement la parole de Dieu, le mystère caché de tout temps et dans tous les âges, mais révélé maintenant à ses saints, à qui Dieu a voulu faire connaître quelle est la glorieuse richesse de ce mystère parmi les païens, savoir : Christ en vous, l’espérance de la gloire. » Col 1 v 24 à 27

Cette construction est donc spirituelle car pour en faire parti, il faut être habité de l’Esprit de Christ…

Rom 8 v 9 « Pour vous, vous ne vivez pas selon la chair, mais selon l’esprit, si du moins l’Esprit de Dieu habite en vous. Si quelqu’un n’a pas l’Esprit de Christ, il ne lui appartient pas. »

… mais passe par les Hommes car tel est le choix de Dieu : Fomer un corps avec nous.

1 Co 12 v 13 à 14 « Nous avons tous, en effet, été baptisés dans un seul Esprit, pour former un seul corps, soit Juifs, soit Grecs, soit esclaves, soit libres, et nous avons tous été abreuvés d’un seul Esprit. Ainsi le corps n’est pas un seul membre, mais il est formé de plusieurs membres. »

1 Co 12 v 27 « Vous êtes le corps de Christ, et vous êtes ses membres, chacun pour sa part. »

Ne souhaitons-nous pas prendre part à cette construction ? L’édification de la maison de Dieu ?

Pour prendre part à cette construction de l’Église, pour comprendre l’économie de Dieu, il nous faut épouser son fonctionnement, nous soumettre à l’ordre établit par le Père, et ainsi nous laisser porter par le choix que le Père a de nous placer là où il le veut dans son corps. Faire partie du corps de Christ c’est être réellement disciple de Christ. Cette construction ne peut se faire selon nos propres règles, c’est pourquoi afin de la vivre, il nous faut perdre notre vie et nous charger de notre croix chaque jour.

Lorsque le fondement de cette construction est posé dans nos vies, tous reconnaissent que nous sommes son édifice vivant : « A ceci tous connaîtront que vous êtes mes disciples » Jean 13 v 34

Jésus établit la fondation de cette construction dans l’évangile de Jean 13 v 34 à 35 « Je vous donne un commandement nouveau : Aimez–vous les uns les autres ; comme je vous ai aimés, vous aussi, aimez–vous les uns les autres.  A ceci tous connaîtront que vous êtes mes disciples, si vous avez de l’amour les uns pour les autres. » Cette fondation c’est l’amour, l’amour les uns pour les autres.

Un homme de Dieu m’a dit un jour, « lorsque vous vous trouvez dans une situation complexe et difficile et que vous ne savez pas comment en sortir ou quoi penser vis-à-vis de ceux qui vous font face… Aimez ! Car si vous aimez, vous ne vous tromperez jamais ! »

L’apôtre Jean précise la pensée de Dieu sur le fondement de cette construction de la maison de Dieu dans 1 Jean 3 v 10 à 16.

« C’est par là que se font reconnaître les enfants de Dieu et les enfants du diable. Quiconque ne pratique pas la justice n’est pas de Dieu, non plus que celui qui n’aime pas son frère. »

La parole de Dieu est très claire, nous reconnaissons que quelqu’un n’est pas enfant de Dieu s’il ne pratique pas la justice et qu’il n’aime pas son frère. Le mot utilisé ici à la forme négative pour « amour » est « ἀγαπάω » « agapaho ». Cet amour dont il est question ici n’est pas de l’ordre de l’appréciation d’autrui, ni de l’ordre de la sympathie. L’amour dont il est question et qui scelle la reconnaissance du fruit que nous portons en tant qu’enfant de Dieu est décrit quelques lignes plus loin au verset 16 : « Nous avons connu l’amour, en ce qu’il a donné sa vie pour nous ; nous aussi, nous devons donner notre vie pour les frères. »

« Nous devons donner notre vie pour les frères » … la définition de cet amour dont il est question est un amour qui est prêt à donner sa vie pour l’autre. Sommes-nous prêts à vivre pour cela ? Car c’est l’évangile.

L’apôtre Jean nous rappelle au verset 11 ce que Jésus leur a transmis : « Car ce qui vous a été annoncé et ce que vous avez entendu dès le commencement, c’est que nous devons nous aimer les uns les autres, (…) »

Et il poursuit en rajoutant : « et ne pas ressembler à Caïn, qui était du malin, et qui tua son frère. »

Ne ressemblons pas à Caïn, soyons les gardiens les uns des autres. Veillons sur nos vies et nos cœurs afin de porter en nous cet amour ardent pour nos frères et sœurs afin que la construction de l’Église se poursuive chaque jour et que nous puissions réellement vivre l’Évangile de Jésus Christ.

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