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« Je répandrai mon Esprit sur toute chair » (Joël 2 :28)

Dieu a promis de répandre son Esprit dans toute sa richesse et son universalité. Le verbe répandre, verser, dénote l’abondance du don de l’Esprit. Toute chair signifie l’humanité entière, (Romains 3 :20 ; Galates 2 :16) par opposition à l’ancienne alliance, où l’Esprit n’était répandu que sur quelques prophètes. Il n’y a ici aucune distinction, ni d’âge (vieillards, jeunes gens), ni de sexe (vos fils, vos filles), ni de rang (serviteurs, servantes). Cette promesse s’est accompli le jour de la Pentecôte (Actes 2 :1-4).

« Après cela, je répandrai mon Esprit sur toute chair ; vos fils et vos filles prophétiseront, vos vieillards auront des songes, et vos jeunes gens des visions. » (Joël 2 :28)
« Dans les derniers jours, dit Dieu, je répandrai de mon Esprit sur toute chair ; Vos fils et vos filles prophétiseront, vos jeunes gens auront des visions, et vos vieillards auront des songes. » (Actes 2:17)

L’action du Saint-Esprit n’était pas un thème nouveau pour le peuple d’Israël. Les auteurs de l’Ancien Testament le voyaient à l’œuvre dès la création de la terre (Genèse 1 :2). Il est question de ses interventions dans la vie des hommes à presque toutes les générations depuis la vocation d’Abraham.
La notion de « l’effusion de l’Esprit » est, avec des nuances lexicales et thématiques, fort répandue chez les prophètes (Voir Esaïe 32 :15 ; 44 :3 ; Jérémie 31 :31-34 ; Ezékiel 36 :26-27 ; 39 :29 ; Zacharie 12 :10-13). Mais le texte prophétique retenu par Pierre pour le jour de la Pentecôte est néanmoins tiré de Joël 2 :28.

L’Esprit accordé à quelques privilégiés

La rareté d’hommes équipés par le Saint-Esprit dans l’Ancien Testament s’explique par le fait que depuis la conclusion de l’alliance au Sinaï, Dieu avait accordé son Esprit à des hommes spéciaux, dans des occasions particulières, en vue de tâches précises, notamment aux rois et juges (Juges 6 :34 ; 11 :29 ; 14 :6, 19 ; 1 Samuel 10 :6-10 ; 16 :13) et aux prophètes (1 Rois 22 :24), parfois à un agent technique tel que Betsaleel, chargé de présider à la fabrication du tabernacle (Exode 35 :30-31).

Le vœu de Moïse

Moïse, qui était à la recherche de collaborateurs habilités à le décharger d’une partie du fardeau, a formulé le vœu que tous les membres du peuple de Dieu soient bénéficiaires du secours de l’Esprit.

« Il y eut deux hommes, l’un appelé Eldad, et l’autre Médad, qui étaient restés dans le camp, et sur lesquels l’esprit reposa ; car ils étaient parmi les inscrits, quoiqu’ils ne fussent point allés à la tente ; et ils prophétisèrent dans le camp. Un jeune garçon courut l’annoncer à Moïse, et dit : Eldad et Médad prophétisent dans le camp. Et Josué, fils de Nun, serviteur de Moïse depuis sa jeunesse, prit la parole et dit : Moïse, mon seigneur, empêche-les ! Moïse lui répondit : Es-tu jaloux pour moi ? Puisse tout le peuple de l’Eternel être composé de prophètes ; et veuille l’Eternel mettre son esprit sur eux ! » (Nombres 11 :26-29)

Josué voudrait que le nombre de ceux qui sont amenés à faire de grandes choses par l’Esprit de Dieu soit gardé aussi réduit que possible afin que Moïse apparaisse plus grand. Mais le désir de Moïse est que tous les Israélites sans exception soient remplis de l’Esprit qui l’anime depuis son appel (Exode 3 :12 ; 4 :12, 15) et qu’ils soient tous des prophètes de l’Eternel, remplis par l’Esprit d’un commun désir d’accomplir sa volonté et d’être ses serviteurs, à la fois à l’intérieur et à l’extérieur du sanctuaire. Ce n’est pas Moïse qui est indispensable à Israël, mais l’Esprit du Seigneur (Voir Jérémie 31 :33-34 ; Ezéchiel 11 :19 ; 36 :27 ; Joël 2 :28).
En demandant à Josué : « Serais-tu jaloux pour moi ? », Moïse a vu clair dans les motivations de Josué : il était jaloux, non de l’honneur de Dieu, mais de celui de son maître. Il croyait que la gloire de Moïse serait ternie si, indépendamment de sa présence, l’Esprit de Dieu était reçu dans le camp par ces deux hommes (Eldad et Médad). Moïse est moins centré sur lui-même. Il souhaiterait que tout le peuple reçoive l’Esprit de Dieu et puisse prophétiser, ainsi il cesserait de repenser constamment avec nostalgie à l’Egypte. Alors il serait vraiment le « peuple de l’Eternel ».
En fait, Moïse parle ici de manière prophétique car, d’après Joël, tout le peuple de la nouvelle alliance recevra l’Esprit de Dieu (Joël 2 :28). C’est ce qui s’est passé à la Pentecôte (Actes 2 :1-4).

La promesse de Joël

« Après cela, je répandrai mon Esprit sur toute chair ; vos fils et vos filles prophétiseront, vos vieillards auront des songes, et vos jeunes gens des visions. » (Joël 2 :28)

Les pluies abondantes de l’oracle précédent annoncent un véritable déluge ; on pourrait traduire « je répandrai » par « je déverserai ». Dieu ne lésine pas sur les moyens mis en œuvre pour combler les siens. Ce nouvel oracle de Joël nous fait passer de la pénurie à la surabondance « sur toute chair ». Dieu va, par la même occasion, gommer toutes les distinctions de sexe (« fils », « filles »), d’âge (« anciens », « jeunes gens ») et de statut social (les « serviteurs », c’est-à-dire esclaves, et hommes libres). La possession de l’Esprit sera la marque universelle des enfants de Dieu.

L’accomplissement de la promesse

Le Saint-Esprit est descendu sur les cent vingt disciples rassemblés le jour de la Pentecôte sous la forme de langues de feu qui se posant sur chacun d’eux, conformément à ce qu’avait annoncé Jean-Baptiste, en ce qui concernait le Seigneur Jésus-Christ : « Il vous baptisera du Saint-Esprit et de feu » (Matthieu 3 :11). L’Esprit, tel du feu, fait fondre le cœur, il élimine les scories du péché, et engendre de pieuses pensées ; c’est avec ce feu, semblable à celui d’un autel, que les sacrifices spirituels sont offerts.
En descendant sur les premiers chrétiens, le Saint-Esprit leur a fait parler les langues des nations non-juives (Actes 2 : 1-13). Cette réunion des langues annonce que, dans le peuple de l’Esprit, Dieu réunirait sous la seigneurie du Ressuscité, ce qu’à Babel il avait désuni (Genèse 11 :1-9). La vie de l’Église primitive en est le témoignage concret (Actes 2 :42-47).
Lors de ce rassemblement des disciples, un vent survint dans la maison avec une grande violence. C’était une manifestation de la puissance et de l’action de l’Esprit de Dieu sur les hommes, et par conséquent sur le monde. Les convictions envoyées par l’Esprit réconfortent l’âme ; le souffle violent de ce « vent » tempétueux prépare cette dernière à le recevoir.
Cet événement est l’accomplissement de promesse faite par le prophète (Joël 2 :28). Désormais, tous ceux qui croient en Jésus ont part à l’Esprit (Actes 2 : 38-40).

A quoi sert le baptême dans le Saint-Esprit ?

Le baptême dans le Saint-Esprit est un revêtement de la puissance divine qui nous permet de témoigner Christ dans le monde. Les chrétiens baptisés dans le Saint-Esprit sont équipés des dons spirituels pour l’avancement de l’Evangile. Ils annoncent la Parole de Dieu, non par le biais de prédications ou de méditations préparées, mais comme l’Esprit leur donne de s’exprimer spontanément.
Les rapports nouveaux entre Dieu et son peuple signifient que les hommes revêtus de l’Esprit ont un libre accès auprès du Père céleste (Voir Romains 8 :15) et pourront, dans ces conditions, se passer de la médiation de prêtres attitrés. Ce n’était rien moins que la remise en question de l’existence même du sacerdoce lévitique institué au Sinaï.
Dans le cadre de cette nouvelle étape de l’action de Dieu, il faut apprendre à « marcher par la foi » (2 Corinthiens 5 :7).

Le piège de la jalousie

Les disciples de Jésus ont fait des objections semblables à celle de Josué (Marc 9 :38 ; Luc 9 :49). Jésus les a réfutées comme le fit Moïse.

« Jean lui dit : Maître, nous avons vu un homme qui chasse des démons en ton nom ; et nous l’en avons empêché, parce qu’il ne nous suit pas. Ne l’en empêchez pas, répondit Jésus, car il n’est personne qui, faisant un miracle en mon nom, puisse aussitôt après parler mal de moi. Qui n’est pas contre nous est pour nous. » (Marc 9 :38-40)

Les disciples de Jésus étaient revenus de leur premier voyage missionnaire, où ils avaient eu le pouvoir de chasser des démons (Matthieu 10 :8). Ils ont probablement rencontré l’homme auquel ils se réfèrent pendant ce voyage. Il est possible qu’il ait été disciple de Jésus, même s’il suivait une voie indépendante et qu’il ne faisait pas partie de l’équipe apostolique. Jésus déclare que cet homme ne doit pas en être empêché de chasser les démons en son nom, que ceux qui œuvrent au même genre de travail ne doivent pas être considérés comme des ennemis, mais comme des alliés.
À toutes les périodes de l’Eglise, nombreux sont ceux qui ont fait la même erreur que Jean. Ils ont consommé leur énergie à arrêter des hommes qui voulaient œuvrer pour Christ d’une manière qui n’était pas la leur.

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