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CROÎTRE DANS LA GRÂCE

Dans la seconde épitre de Pierre au chapitre 3 versets 17 et 18, l’apôtre écrit :

« Vous donc, bien–aimés, qui êtes avertis, mettez–vous sur vos gardes, de peur qu’entraînés par l’égarement des impies, vous ne veniez à déchoir de votre fermeté. Mais croissez dans la grâce et dans la connaissance de notre Seigneur et Sauveur Jésus–Christ. »

Cette recommandation conclut l’exhortation de l’apôtre dont le sujet était le retour de Christ qui viendra comme un voleur dans la nuit et l’attitude du chrétien s’agissant de cette réalité. Mais avant de voir la liste des points que Pierre nous recommande, attardons-nous sur cette injonction qu’il nous donne : « croissez dans la grâce ».

Il existe une croissance dans la grâce de Dieu. Pierre fait état de cette direction de l’Esprit en réponse à un avertissement qui menace la vie du chrétien. « (…) mettez–vous sur vos gardes, de peur qu’entraînés par l’égarement des impies, vous ne veniez à déchoir de votre fermeté »

Ce qui menace la vie du chrétien, c’est d’être entrainé par l’égarement des impies.

Le terme grec utilisé dans ce verset est « athesmos » traduit par « impie » ou « hommes sans freins » ; ce mot induit une notion d’un individu « sans écoute », « qui ne fléchit pas ». L’autre terme utilisé pour « impie » se trouve dans 2 Pierre 3 v 7 et 2 Pierre 2 v 5 et 6. Le terme utilisé est « asebes » qui signifie « démuni de révérence envers Dieu, qui n’honore pas Dieu, celui qui condamne Dieu ». Ce qualificatif est mis en lumière par Pierre pour parler non seulement des hommes de l’ancien monde qui commettaient l’impensable, rebelles à Dieu, refusant de se soumettre, qui ont vécu les jugements de Dieu et qui sont devenus des avertissements de ce qui devait être évité : « s’il a condamné à la destruction et réduit en cendres les villes de Sodome et de Gomorrhe, les donnant comme exemple aux impies à venir » (2 P 2 v 6), mais également des hommes ayant connu Christ et ayant quitté le droit chemin pour se perdre, tentant d’entraîner les autres dans leur chute : « En effet, si, après s’être retirés des souillures du monde, par la connaissance du Seigneur et Sauveur Jésus–Christ, ils s’y engagent de nouveau et sont vaincus, leur dernière condition est pire que la première. » (2 P 2 v 20)

Nous avons donc deux termes pour « impie », le premier qualifiant l’Homme qui est contre Dieu, qui ne fléchit pas, qui n’écoute pas, le second évoquant celui qui a connu Christ mais qui s’est détourné du chemin étroit et resserré pour se perdre et perdre les autres.

Il nous faut donc être extrêmement vigilants, c’est à dire ne pas nous associer à la conduite d’hommes et de femmes sans freins, sans lumière, à ceux qui tout en marchant comme des chrétiens, marchent en ennemis de Dieu de par leur absence de volonté de se laisser convaincre par l’Esprit de Dieu ; ces impies utilisent l’écriture sainte et en tordent le sens afin de servir leurs propres intérêts (2 P 3 v 16). Ce sont des loups déguisés en agneaux : « Gardez–vous des faux prophètes. Ils viennent à vous en vêtements de brebis, mais au dedans ce sont des loups ravisseurs. » Mathieu 7 v 15.

Si nous nous laissons conduire par de tels hommes et femmes, ceci aura pour conséquence un effondrement de notre fermeté, de notre positionnement en Christ. Conscient de cet état de fait, Pierre nous indique qu’il nous faut croître d’une croissance à laquelle les enfants de Dieu sont destinés. Pierre nous montre par là qu’il n’existe pas de neutralité. Soit nous croissons dans la grâce et la connaissance du Seigneur, soit nous nous exposons à la tiédeur, à l’arrêt de notre fermeté, nous laissant entraîner par les impies. La vie en Christ n’est pas statique. Nous sommes à contre-courant ou nous ne le sommes pas. Si nous ne le sommes pas, nous sommes emportés par ce courant. Si l’apôtre Pierre cite cette croissance, c’est que la volonté de Dieu est bel et bien que nous croissions, autrement dit que nous ayons une évolution, que nous progressions.

Pour qu’il y ait croissance, il faut qu’il y ait les nutriments nécessaires à cette croissance. Si sur le plan naturel je ne m’alimente pas correctement, ma croissance va être endommagée, voire même va s’interrompre. Il nous faut nous nourrir, mais pas de n’importe quel aliment. Jésus nous dit en Jean 4 v 34  : « (…) Ma nourriture est de faire la volonté de celui qui m’a envoyé, et d’accomplir son œuvre. » À l’image du maître, il nous faut nous nourrir comme Lui-même s’est nourri sur cette terre.

Jésus est le pain de vie (Jn 6 v 35).

Il est né à « Bethleem », la « maison du pain » (Lc 2 v 4).

Il est la manne du ciel (Jn 6 v 32) et la manne est une nourriture.

Sa chair est vraiment une nourriture (Jn 6 v 55), celui qui en mange est constitué de Lui car nous sommes ce dont nous nous nourrissons.

Adam a mangé un fruit qui conduit à la mort, (Gn 3 v 22), nous, nous mangeons le fruit qui conduit à la vie. (Jn 6 v 53)

En manger, c’est avoir la vie éternelle (Jn 6 v 53)

Jésus est le verbe de Dieu, la Parole de Dieu. (Ap 19 v 13)

Ses paroles sont esprit et vie (Jn 6 v 63)

Pour en hériter, il faut croire, car celui qui a le Fils a la vie (1 Jn 5 v 12) et celui qui croit reçoit son Esprit (Jn 7 v 38).

Son Esprit est un esprit de Fils, d’héritier, d’adoption. Tous ceux qui le reçoivent sont conduits par l’Esprit. (Rm 8 v 14-15)

Nous sommes l’habitation de Dieu en esprit. (Eph 2 v 22)

Ayant absorbé, ingéré Christ, nous sommes une nouvelle créature (2 Co 5 v 17)

Ayant mangé le pain de vie, nous devenons une nouvelle pâte (1 Co 5 v 7)

C’est alors qu’éclairés dans notre conscience par l’Esprit de Dieu, nous vivons notre identification à la vie de Jésus-Christ (Rm 6 v 4-6)

Nous vivons ainsi par Lui (Jn 6 v 57)

Nous demeurons en Lui et Lui en nous (Jn 6 v 56 ; Jn 15 v 5)

Nous sommes un avec Lui tout comme il est un avec le Père (Jn 17 v 22-23)

Il est donc établi qu’il existe une croissance dans la grâce de Dieu, que pour croître, il nous faut nous alimenter du bon aliment. Pierre nous précise que cette croissance est une croissance dans la grâce. Mais la « grâce », c’est quoi ? Qu’est-ce que ça veut réellement dire ?

La grâce vient d’un petit mot grec « charis » qui veut dire « faveur ». On pourrait également dire que c’est un cadeau qu’on ferait à quelqu’un. Dans le cadre juridique, c’est une remise de peine ; dans le cadre d’un sentiment intérieur, on dit que c’est un état de grâce ; et sur le plan biblique, c’est une absence de condamnation.

On remarque qu’il y a un lien étroit entre la Grâce de Dieu et une certaine attitude de cœur que nous devons avoir pour l’obtenir : « (…). Et tous, dans vos rapports mutuels, revêtez–vous d’humilité ; car Dieu résiste aux orgueilleux, Mais il fait grâce aux humbles. » (1 P 5 v 5)

« Il accorde, au contraire, une grâce plus excellente ; c’est pourquoi l’Écriture dit : Dieu résiste aux orgueilleux, Mais il fait grâce aux humbles. » (Jac 4 v 6)

L’attitude de cœur associé à la grâce, c’est l’humilité. Et ce dans nos rapports réciproques, dans nos couples, avec nos enfants, avec nos collègues, avec nos patrons ou nos employés, avec ceux du dehors, sur la route, dans le supermarché, … C’est extraordinaire de voir comment une attitude de cœur humble peut permettre à Dieu de toucher le cœur de l’autre au travers de nos vies. De même, c’est terrible de constater les ravages que l’orgueil fait dans notre cœur, fermant toutes possibilités à Dieu de nous parler et de nous permettre de grandir dans sa Grâce.

La parole de Dieu nous dit de « Garder notre cœur plus que toute autre chose » et elle ajoute « car de lui viennent les sources de la vie. » (Proverbes 4 v 23)

Ô combien ce verset est vraiment important ! Notre cœur et son attitude est fondamental dans notre croissance dans la grâce de Dieu. Comment croître dans la grâce de Dieu si notre cœur est plein de jugements !

On dit du cœur qu’il est dur lorsqu’il est amer, dans le jugement ou fermé. Dans 2 Co 3 v 3 l’apôtre Paul nous parle de ce cœur, ce support sur lequel Dieu désire écrire sa loi qui est esprit et vie en Jésus Christ. Lorsque nos cœurs, à cause de notre orgueil, à cause du refus de nous humilier, de nous repentir, deviennent durs comme de la pierre, ce qui est écrit devient une loi qui juge et qui tue notre prochain… C’est la lettre ! « Il nous a aussi rendus capables d’être ministres d’une nouvelle alliance, non de la lettre, mais de l’esprit ; car la lettre tue, mais l’esprit vivifie. » (2 Co 3 v 6).

On peut se sentir temporairement soulagé d’émettre un jugement sur l’autre, mais la Parole de Dieu est lapidaire quant aux jugements que nous émettons : « O homme, qui que tu sois, toi qui juges, tu es donc inexcusable ; car, en jugeant les autres, tu te condamnes toi–même(…). » (Rom 2 v 1)

L’Esprit de Dieu dans Proverbe 3 v 3 nous transmettait déjà la direction qui est la sienne : « Que la bonté {dont le mot hébreu est « checed » « דסח » qui signifie littéralement « grâce »} et la fidélité {dont le mot hébreu est « emeth »   « תמא » qui signifie littéralement « vérité »} ne t’abandonnent pas ; Lie–les à ton cou, écris–les sur la table de ton cœur. »

Le plan de Dieu a toujours été le même, vivre dans la grâce et la vérité. Ceci a été rendu possible avec la venue de notre Sauveur Jésus-Christ : « Car la loi a été donnée par Moïse, la grâce et la vérité sont venues par Jésus–Christ. » Jean 1 v 17

Nous ne sommes plus sous le ministère de la condamnation, celui de la lettre qui tue mais du ministère de la réconciliation, où la grâce et la vérité, empreintes de la sainteté de notre maitre, règnent dans nos cœurs. Étant nourris de Christ, nous prenons ce chemin étroit et resserré qui mène à la vie éternelle, apprenant jour après jour à nous dépouiller de ce manteau de vieille humanité pour revêtir celui de Christ. C’est alors que le miracle de la vie éternelle s’incarne en nous, Dieu écrivant sa loi de l’esprit de vie sur nos cœurs, nous marchons dans sa victoire rendant la puissance de la loi du péché et de la mort inefficace sur nos vies.

Pierre nous avertit : « Vous donc, bien–aimés, qui êtes avertis, mettez–vous sur vos gardes, de peur qu’entraînés par l’égarement des impies, vous ne veniez à déchoir de votre fermeté. »

Dans l’attente du retour de notre Sauveur et Seigneur, ayons une conduite et une piété empreinte de sainteté (2 P 3 v 11) ; soyons trouvés à son retour sans tâches et irrépréhensibles dans la paix (2 P 3 v 14) ; Croyons que la patience de Dieu est notre Salut (2 P 3 v 15) ; soyons sur nos gardes, vigilants, prudents par rapport à ce que disent ceux qui ne croient pas et ceux qui se comportant comme des serviteurs de Dieu visent à nous faire perdre notre fermeté dans l’assurance de la promesse de Dieu.

Fermes dans la foi, avertis par l’Esprit, ayant une juste conscience du danger, mettons toute notre énergie à croître dans la grâce : « Mais croissez dans la grâce et dans la connaissance de notre Seigneur et Sauveur Jésus–Christ. »

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