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L’Onu alerte sur un risque de famine accru en Corée du Nord

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Le risque de famine en Corée du Nord s’est encore accru avec l’isolement prolongé du pays pendant la pandémie de COVID-19, avertit un expert des Nations unies dans un rapport que Reuters a pu consulter, lequel déplore l’indifférence de la communauté internationale sur cette question.

Tomas Ojea Quintana, rapporteur spécial de l’Onu sur les droits de l’homme en République populaire démocratique de Corée, préconise d’alléger les sanctions internationales contre Pyongyang afin de restaurer certains échanges et d’acheminer de l’aide à la population.

« Les sanctions imposées par le Conseil de sécurité des Nations unies doivent être réexaminées et allégées si nécessaire pour à la fois faciliter l’assistance humanitaire et promouvoir le droit à un niveau de vie adapté pour les citoyens ordinaires », dit-il dans son rapport, qui sera présenté le 22 octobre devant l’Assemblée générale des Nations unies.

La Corée du Nord ne coopère pas avec Ojea Quintana, un expert indépendant dont le mandat auprès du Conseil des droits de l’homme de Genève s’achèvera en juin prochain. Sollicitée pour un commentaire sur ce rapport, la mission nord-coréenne n’a pas donné suite dans l’immédiat. Quant au gouvernement de Pyongyang, il ne répond pas aux questions de médias étrangers.

En juin dernier, le dirigeant du pays, Kim Jong-un, a déclaré que la situation alimentaire en Corée du Nord était « tendue » en raison des catastrophes naturelles endurées l’an dernier et reconnu que les habitants avaient dû faire des sacrifices pendant la pandémie de Covid. En avril, les autorités de Pyongyang avaient qualifié de « pur mensonge » un rapport de l’Onu sur la malnutrition infantile dans le pays.

La Corée du Nord, pays de 25 millions d’habitants soumis à des sanctions des Nations unies depuis 2006 en raison de ses activités nucléaires et balistiques, n’a fait état d’aucun cas de contamination par le nouveau coronavirus SARS-CoV-2 et a imposé de strictes mesures de lutte contre la pandémie, dont la fermeture des frontières et des restrictions aux déplacements à l’intérieur du pays.

En conséquence, de nombreux Nord-Coréens qui dépendaient d’activités commerciales le long de la frontière septentrionale avec la Chine ont vu s’effondrer leurs revenus, explique Tomas Ojea Quintana.

« L’accès de la population aux produits alimentaires est un sujet de grande préoccupation et les enfants et les personnes âgées les plus vulnérables risquent la famine », souligne-t-il.

PÉNURIES

Les Nord-Coréens qui se battent quotidiennement pour se nourrir « ne devraient pas avoir à choisir entre la peur de la faim et de la peur du COVID », ajoute l’avocat argentin.

« Il y a une pénurie de médicaments et de fournitures médicales essentiels, leurs prix ont fortement augmenté car ils ont cessé d’être importés de Chine et les organisations humanitaires sont dans l’incapacité de faire venir des médicaments et autres biens », poursuit-il.

La plupart des diplomates et travailleurs humanitaires ont quitté la Corée du Nord en raison des restrictions de voyage, du manque de produits de base et de la faiblesse du système de soins, explique encore le rapporteur spécial de l’Onu.

En outre, les difficultés pour obtenir des informations « conduisent à une indifférence croissante de la communauté internationale à l’égard de la situation des droits de l’homme » dans le pays, estime-t-il.

Selon Tomas Ojea Quintana, des Nord-Coréens restent détenus illégalement dans des camps, avec leurs familles, d’autres ont été libérés des colonies pénitentiaires en l’absence de nourriture et de travail.

Ces camps de « rééducation par le travail », connus sous le nom de kwanliso, dont l’existence est niée par les autorités de Pyongyang, peuvent être considérés comme constitutifs de crimes contre l’humanité, estime encore l’avocat.

(Reportage Stephanie Nebehay; version française Jean-Stéphane Brosse, édité par Sophie Louet)

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