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Le plan vaccinal cible un million de personnes dans un premier temps, deux autres phases suivront

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Jean Castex a détaillé jeudi le plan de vaccination de la population française contre le coronavirus en trois phases, avec priorité donnée aux publics les plus fragiles dès que les doses vaccinales seront disponibles.

« Le déploiement de la vaccination se fera progressivement selon une logique simple: priorité sera donnée aux publics les plus vulnérables au virus et les plus susceptibles de développer des formes graves de la maladie », a dit le Premier ministre lors d’une conférence de presse.

« Nous serons prêts pour les premières vaccinations dès que les vaccins seront disponibles », a-t-il poursuivi, ajoutant que le matériel et les équipements logistiques étaient prêts.

Seront d’abord vaccinées les personnes âgées vivant en établissement médico-social, notamment les Ehpad, et les personnels y travaillant quand ils présentent un risque particulier.

Cette phase 1 concernera un million de personnes, « ce qui correspond aux quantités de vaccins qui nous seront livrés au cours du premier mois », a-t-il dit.

La phase 2 concernera quelque 14 millions de personnes présentant un facteur de risque lié à l’âge ou à une pathologie chronique. Elle devrait commencer en février et s’étendra jusqu’au printemps, mais ces indications de calendrier pourraient varier en fonction des autorisations de mise sur le marché des vaccins, pour l’instant en examen.

Enfin, la phase 3 sera celle de l’élargissement aux autres tranches de la population et sera mise en oeuvre à partir du printemps.

La vaccination sera gratuite pour tous et le gouvernement a budgété à cette fin 1,5 milliard d’euros dans le budget de la Sécurité sociale pour 2021, a précisé Matignon.

Dans la phase grand public, Jean Castex a émis le souhait que le médecin généraliste soit « au coeur du dispositif ».

VÉRAN: « LE VACCIN NE CHANGERA PAS FONDAMENTALEMENT LE COURS DE L’ÉPIDÉMIE » DANS LES PROCHAINS MOIS

Trois objectifs et trois principes ont guidé l’élaboration du plan vaccinal, a résumé Olivier Véran, le ministre de la Santé.

Au titre des objectifs, il s’agit de faire baisser le nombre des formes graves de la maladie liée au coronavirus, de protéger les Français et leur système de santé et de garantir la sécurité sanitaire.

Pour ce qui est des principes, le premier d’entre eux est le libre choix des patients. « Personne ne sera obligé de se faire vacciner », a-t-il dit.

L’exécutif a également retenu les principes de gratuité du vaccin et de sécurité. « La vaccination se fera dans le strict respect de toute les règles qui encadrent l’ensemble de l’usage des produits de santé », a dit le ministre.

Aux « anti-vax », Olivier Véran a indiqué que l’exécutif était « conscients que la vaccination soulève autant de questions et d’espoir que d’appréhension » mais a appelé à « distinguer l’esprit critique de l’esprit suspicieux » en s’inspirant de Louis Pasteur, pionnier de la vaccination, et en promettant la « transparence la plus totale » sur toute la durée de la campagne vaccinale.

Il a indiqué également que l’arrivée de ces vaccins, « formidable espoir » et « prouesse de la science », ne devait pas empêcher de conserver la « plus grande prudence » et de rester vigilants face à la maladie.

« Au cours des prochains mois, le vaccin ne changera pas fondamentalement le cours de l’épidémie », a-t-il dit en indiquant qu’il faudrait maintenir les gestes barrières, les tests, le traçage des cas contacts et les mises à l’isolement. « Bref nous resterons pendant certains mois en prise avec la réalité qui est la nôtre depuis quelques temps déjà. »

Jean Castex a détaillé jeudi le plan de vaccination de la population française contre le coronavirus en trois phases, avec priorité donnée aux publics les plus fragiles. /Photo prise le 3 décembre 2020/REUTERS/Benoit Tessier

ALAIN FISCHER, MONSIEUR VACCIN

« La vaccination représente un espoir énorme pour arriver progressivement à contrôler cette pandémie qui a provoqué autant de mort et autant de souffrance dans le monde et en France » , a déclaré l’immunologue Alain Fischer, nommé le même jour président du conseil d’orientation de la stratégie vaccinale auprès du ministère de la Santé.

« Pour que cette vaccination soit efficace, il faut créer la confiance », a ajouté ce médecin et docteur en biochimie, spécialiste de génétique, d’immunologie et de pédiatrie.

En début de semaine, la Haute autorité de santé (HAS) avait préconisé à l’exécutif ce schéma de vaccination en plusieurs phases successives, avec une priorité pour les personnes les plus à risque de forme grave et les plus exposées au virus.

Dans la course lancée depuis des mois pour sécuriser l’approvisionnement en doses vaccinales, c’est la Commission européenne qui a négocié au nom des Etats membres avec les firmes pharmaceutiques engagées dans la mise au point d’un produit préventif contre le coronavirus.

Les doses seront ensuite réparties entre les Etats membres en fonction de leur population.

« Un remarquable travail a été conduit au niveau européen », a souligné jeudi Jean Castex, notant que ce système de coordination avait permis d’éviter la logique du « premier arrivé, premier servi ».

Dans ce cadre, la France disposera de 200 millions de doses, de quoi vacciner potentiellement 100 millions de personnes, a répété le chef du gouvernement. De quoi disposer d’une certaine marge, la France comptant environ 67 millions d’habitants.

L’Agence européenne du médicament (EMA) examine les demandes d’autorisation de mise sur le marché déposées par Pfizer en association avec la firme allemande BioNTech – dont le vaccin vient d’être autorisé au Royaume-Uni – et par Moderna.

En l’état – les choses sont susceptibles d’évoluer -, le calendrier de l’EMA tend à terminer l’examen du vaccin Pfizer-BioNTech le 29 décembre au plus tard. Pour celui de Moderna, l’EMA dit que son examen s’achèvera d’ici le 12 janvier.

(Henri-Pierre André, édité par Jean-Michel Bélot et Nicolas Delame)

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