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Chrétiens persécutés

Une chrétienne raconte comment Dieu l’a délivrée des prisons nord-coréennes

Au neuvième étage d’un appartement à Séoul, Eun Hye, une jeune chrétienne nord-coréenne a raconté, pour la première fois, son histoire à Open Doors. Celle de nombreuses tentatives pour fuir son pays, la torture et les conditions inhumaines de la prison, mais aussi de la délivrance de Dieu.

Agée de 16 ans à peine, parce qu’il n’y avait pas assez de nourriture pour tous chez son oncle qui la gardait, Eun Hye a décidé de partir de chez elle pour que son frère survive.

Quelques semaines plus tard, elle a été arrêtée par la police et emmenée dans un camp pour enfants des rues. Il y avait plus de 2000 enfants, pas assez de place pour s’asseoir, aussi a-t-elle dû rester debout jour et nuit, ce qui a fait gonfler ses jambes. Pour seule nourriture, elle recevait trois fois par jour cinq petites pommes de terre recouvertes de terre.

Sans possibilité de se laver, les corps des enfants étaient sales et tourmentés par des vers. Chaque jour, des enfants décédaient à cause de la malnutrition.

Dans sa détresse, Eun Hye s’est souvenue des prières de sa grand-mère qui s’agenouillait et parlait à celui qu’elle appelait « Hanonim » ce qui signifie Seigneur. Ce Dieu invisible pourrait-il la sauver ?

Eun Hye murmura les mots qu’elle avait entendu murmurer à plusieurs reprises auparavant par sa grand-mère.

« Hanonim, s’il te plaît sauvez-moi. S’il te plaît sauvez-moi. Ramène-moi dans ma famille », a-t-elle dit avec la voix calme d’une fille de 16 ans à propos de ses parents et de ses frères et sœurs qui étaient réfugiés en Chine.

Deux mois après son arrivée dans le camp, les gardes ont demandé à des volontaires de ramasser des châtaignes dans les montagnes. Eun a vu cela comme une opportunité de tenter une évasion avec une autre fille de son groupe… elle a traversé une rivière à la nage… traînant derrière elle le corps de son amie qui ne savait pas nager.

Bravant les dangers, elles sont arrivées dans une ville et se sont séparées, puis Eun Hye a tenté de voir si ses parents et ses frères et sœurs avaient été prévenus de son arrivée.

Des voisins et des étrangers l’ont aidé en lui donnant un peu de nourriture.

De nouveau, elle a prié :

« Mon Dieu, je n’ai pas d’endroit où aller. Mon avenir est si sombre. Guide-moi s’il te plaît. »

Un fermier nord-coréen la pris chez lui, et ayant trouvé un peu de sécurité, ses prières s’orientèrent vers la recherche de sa famille.

« Merci Seigneur pour ce que tu as fait pour moi. Puis-je continuer à vivre ici ? Et aide-moi, s’il te plaît, à retrouver ma famille. »

Un jour, un ami de la famille a contacté Eun Hye. « Ton père est avec nous », ont-ils dit. « Et ton frère aussi. »

Elle a couru voir son père et son frère. Elle était ravie de la réponse à sa prière. Finalement, elle a demandé : « Comment va maman ? » «Ta mère va bien. Et tes sœurs aussi, dit son père. « Ils sont mariés en Chine. La vie est tellement meilleure [là-bas]. »

Eun Hye était décidée à traverser pour rejoindre la Chine, ce qu’elle a fait. Elle s’est réjouie de revoir toute sa famille, a parlé à sa mère de ses prières en Corée du Nord.

Ce dimanche-là, Eun Hye est allée à l’église avec sa mère. Pour la première fois de sa vie, elle a vu la croix sur le mur. Et elle pouvait voir d’autres personnes en train de prier. Ils ont prié avec les mêmes gestes et les mêmes paroles que sa grand-mère, il y a tant d’années.

Elle ne comprenait pas le sermon chinois, mais elle se sentait chez elle. Elle s’est rendue compte que les prières de sa grand-mère, de sa mère, de son père et les prières de l’église lui permettaient de se rendre en toute sécurité en Chine.

« J’étais tellement reconnaissante pour leurs prières. Plus tard, un traducteur m’a expliqué davantage sur Dieu. [Comment] Jésus était mort et ressuscité pour nous purifier de nos péchés », dit Eun Hye.

Tous les réfugiés nord-coréens risquent d’être arrêtés en Chine et renvoyés dans leur pays d’origine et c’est ce qui s’est passé pour toute sa famille. Ils ont été arrêtés, enchaînés, puis transportés dans un centre de détention. En plein hiver, parce qu’elle n’avait pas de vêtement adapté, les pieds d’Eun Hye sont devenus noirs.

Puis les interrogatoires ont commencé, suivi de l’isolement et de la torture.

« Pourquoi est-ce un crime de croire en Dieu ? » demanda son père à ses bourreaux. Il a dit qu’il continuerait à croire et à prier, même en prison.

Ensuite, les gardes ont traîné sa mère inconsciente devant la cellule d’Eun Hye. Elle a été battue si fort qu’Eun Hye ne l’a pas reconnue. « Vous finirez comme elle si vous continuez à mentir ! » dirent les gardes à Eun Hye qui pleurait, impuissante.

Chaque jour était une lutte pour survivre ! Une seule portion de feuilles de navet non lavés pour nourriture, l’impossibilité de dormir et la torture.

Selon les dirigeants de la Corée du Nord, la famille d’Eun Hye avait « des convictions politiques problématiques » et se dirigeait probablement vers l’un des goulags à sécurité maximale où ils travailleraient jusqu’à leur mort.

Mais les parents d’Eun Hye n’ont pas abandonné. Dans les moments où ils étaient conscients et non torturés, ils ont prié.

Ensuite, l’impossible s’est passé.

Eun Hye a été sortie de sa cellule. Son frère, son père et sa mère aussi. Ils ont été libérés. Personne ne savait comment ou pourquoi. Dieu était intervenu.

Eun Hye et son frère ont amené leurs parents gravement blessés chez leur oncle. Ils n’avaient pas d’autre endroit où aller. Après quelques mois, sa mère s’était légèrement rétablie et les engelures d’Eun Hye avaient guéri. Son père a dit à Eun Hye d’emmener sa mère en Chine.

« Ton oncle ne peut pas s’occuper de tant de gens. Nous ne mangeons que de l’herbe ici. Tu dois y aller d’abord avec ta mère. Je viendrai avec ton frère dès que je pourrai », dit-il.

Une fois encore, Eun Hye a pris une corde car sa mère ne savait pas nager. Et tout en priant, elle a choisi un endroit, entre deux gardes postés tous les 300 pieds, pour traverser. Le courant étant plus fort que prévu, elles s’approchaient dangereusement des gardes et sa mère a poussé un cri. Une première balle a touché l’eau, puis une deuxième, et une troisième.

Eun Hye a pensé qu’elle mourrait dans l’eau, mais elle a continué à nager. Seul Dieu décide si je vais vivre ou mourir aujourd’hui, se réconforta-t-elle. D’une manière ou d’une autre, toutes les balles les manquèrent et elles atteignirent toutes deux la côte chinoise.

Plus tard, Eun Hye a appris que son père était décédé des suites de ses blessures dans le camp de prisonniers. Dans les années qui ont suivi, Eun Hye a épousé un Chinois au bon cœur. Mais la paix n’a pas duré longtemps.

Un jour, « quatre policiers sont apparus chez nous, à la campagne », a déclaré Eun Hye. « Ils savaient où se cachaient les femmes nord-coréennes. On leur avait demandé d’arrêter les femmes nord-coréennes sans enfant. »

L’impensable s’est produit et Eun Hye a été arrêté encore une fois… et parce qu’elle a déclaré être enceinte, elle a été la seule à être libérée sur 30 femmes.

Trois ans plus tard, le mari d’Eun Hye leur a permis de fuir en Corée du Sud.

À chaque passage de rivière et chaque évasion miraculeuse de la prison, Dieu était avec Eun Hye, transformant sa vie et faisant croître sa foi.

Plus tard, quand Eun Hye a appris que tant de personnes à travers le monde avaient prié pour elle – et les nombreux chrétiens en Corée du Nord qui souffrent aujourd’hui – elle a partagé avec nous :

« Je ne savais pas que tant de gens priaient pour nous. Ces prières sont vraiment importantes. Ils mèneront plus de gens à Jésus-Christ en Corée du Nord. »

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