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RDC : Bosco Ntaganda condamné à 30 ans de prison

L’ancien chef de guerre Bosco Ntaganda, 46 ans, a été condamné par la Cour pénale internationale (CPI) à 30 ans de prison pour les exactions que l’Union des patriotes congolais (UPC) a commises sous son commandement dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC) au début des années 2000.
Bosco Ntaganda est un combattant rwandais de l’Armée patriotique rwandaise (APR) devenu général de l’armée de la République démocratique du Congo lors de la deuxième guerre du Congo qui s’est déroulée du 2 août 1998 au 30 juin 2003.

Un chef de guerre rwandais

Né le 5 novembre 1973 à Kinigi dans l’Ouest du Rwanda, Bosco Ntaganda est entré en RDC avec les troupes du Rassemblement Congolais pour la Démocratie, (RCD). Il a rejoint l’armée congolaise suite au brassage effectué avec les rebelles du Congrès national pour la défense du peuple (CNDP), l’administration rebelle établie par Laurent Nkunda dans la région du Kivu.

La contribution de Justine Masika Bihamba

La militante congolaise Justine Masika Bihamba, fondatrice de l’organisation non gouvernementale Synergie des Femmes pour les Victimes de Violence Sexuelle, est la première personnalité à avoir réclamé que les crimes perpétrés par Bosco Ntaganda ne restent pas impunis.
En aidant les victimes de la guerre, en particulier les femmes victimes d’actes de violence sexuelle dans la province du Nord-Kivu, Justine Masika Bihamba a rassemblé plusieurs témoignages à charge contre Bosco Ntaganda.

Mandat d’arrêt

Le 13 juillet 2012, la Cour pénale internationale (CPI) a délivré contre Bosco Ntaganda un mandat d’arrêt pour crimes contre l’humanité et crimes de guerre.

Le 18 mars 2013, Bosco Ntaganda s’est livré volontairement à l’ambassade des États-Unis à Kigali, au Rwanda.

Procès

Le 10 octobre 2014, la Cour pénale internationale a annoncé avoir fixé au 2 juin 2015 l’ouverture du procès de Bosco Ntaganda accusé de treize chefs de crimes de guerre et de cinq chefs crimes contre l’humanité, dont des meurtres, des pillages, des viols et de l’esclavage sexuel. Lui sont principalement reprochés des faits datant du conflit d’Ituri, lorsqu’il est membre de la milice hema de l’UPC.

La guerre d’Ituri fait suite à la deuxième guerre du Congo (1998 – 2002) qui a opposé des milices lendu (la Force de résistance patriotique de l’Ituri) et hema dans le district de l’Ituri situé dans la province Orientale au nord-est de la RDC. Il est lié à des intérêts criminels et à la géopolitique des Grands Lacs.

Son procès a débuté finalement le 2 septembre 2015. Le 3 septembre, au cours de son procès, il a rejeté les accusations portées contre lui par les procureurs, en se définissant comme un « soldat, pas un criminel ».

Le 8 juillet 2019, Bosco Ntaganda a été reconnu coupable par la Cour pénale internationale de crimes de guerre et crimes contre l’humanité (meurtres, viols et enrôlement d’enfants soldats) pour des exactions commises en 2002 et 2003.

Condamnation

Le 7 novembre 2019, la Cour pénale internationale a condamné Bosco Ntaganda à 30 ans de prison. Le juge Robert Fremr, qui a prononcé la décision de la CPI, a relevé qu’aucune circonstance atténuante n’avait pu être trouvée et que les actes commis par Bosco Ntaganda justifiaient qu’il soit condamné à cette peine, la plus lourde jamais prononcée par la juridiction internationale.

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