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La tristesse selon Dieu (2 Corinthiens 7:10)

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Lorsque nous avons été touchés par Dieu, nous avons expérimenté une tristesse nous ouvrant les yeux sur notre état de pécheur, nous conduisant ainsi à la repentance. Pour beaucoup de chrétiens, cette expérience concomitante à la nouvelle naissance est un marqueur dans le temps établissant un avant et un après.

Cette tristesse, l’apôtre Paul en parle comme étant « la tristesse selon Dieu ».

Selon la définition, la tristesse est décrite comme « un état affectif pénible et durable ; un envahissement de la conscience par une douleur morale qui empêche de se réjouir du reste. » Cet état nous fait réagir face à une situation, un évènement, une réalité. Seule, cette tristesse ne peut nous conduire à la repentance. Pour qu’elle puisse nous conduire à la repentance, il faut qu’elle soit « selon Dieu ».

« (…) je me réjouis à cette heure, non pas de ce que vous avez été attristés, mais de ce que votre tristesse vous a portés à la repentance ; car vous avez été attristés selon Dieu (…) » (2 Corinthiens 7 : 9)

Cette tristesse produit en nous un état de conscience provoqué par la Lumière de Dieu qui vient ouvrir nos yeux sur la réalité de notre nature de pécheur. Nous ressentons alors notre éloignement de Dieu et notre besoin de Lui. C’est alors que le miracle s’opère … C’est poussé par cette prise de conscience que nous Lui demandons pardon et acceptons de Le recevoir en nous. Tout ce processus est divin et nous conduit à la repentance qui nous amène au Salut.

« (…) En effet, la tristesse selon Dieu produit une repentance à salut dont on ne se repent jamais, tandis que la tristesse du monde produit la mort. » (2 Corinthiens 7 : 9-10)

Contrairement à ce que beaucoup pensent, bien que la repentance soit l’amorce divine de la nouvelle naissance, elle n’est pas un événement unique dans la vie du chrétien. Elle ne se situe pas non plus dans le simple fait de demander « pardon » à Dieu. En réalité, elle est la conséquence du pardon qui produit en nous un changement radical, une révolution intérieure, un changement de contrôle du siège de nos pensées.

Le mot « repentance » vient du grec μετανοια « metanoia », lui-même composé de deux mots :

μετα “meta”, qui est une préposition indiquant un changement, et νοια “noia“, qui vient de νους “nous” et qui signifie esprit, sens, entendement, pensée, intelligence, bon sens.

Ce changement de νους “nous” induit une notion de changement de toutes les facultés de perception et de compréhension, celles des sentiments, des jugements, de la détermination.

La repentance induit une notion de changement du mode particulier de notre pensée. Il y a donc une Lumière venant de l’Esprit de Dieu qui vient nous éclairer, nous ouvrant les yeux sur notre état, créant en nous une tristesse, nous poussant elle-même à accepter que nous avons besoin de Lui. C’est alors que nous Le laissons habiter en nous, acceptant de Le laisser prendre le contrôle de nos vies … c’est la repentance, c’est le changement de notre entendement, de la lecture de notre vie et du monde qui nous entoure, du siège du contrôle de nos pensées.

Notre esprit est alors habité de Son Esprit. Son Esprit en nous produit une perspective nouvelle, une espérance d’une gloire à venir dont nous goûtons ici-bas les prémices.

Tout ceci n’est que la première étape de notre vie en Christ, car le siège de nos pensées va être en permanence revendiqué par notre chair, le vieil homme, qui voudra par tous les moyens en reprendre le contrôle. C’est pourquoi Pierre, dans l’autorité de son ministère apostolique, nous invite à ceindre les reins de notre entendement.

« C’est pourquoi, ceignez les reins de votre entendement, soyez sobres, et ayez une entière espérance dans la grâce qui vous sera apportée, lorsque Jésus–Christ apparaîtra. » (1 Pierre 1 : 13)

Il existe une lutte intérieure entre la chair et l’esprit, entre le vieil homme et l’homme nouveau, l’homme spirituel, qui ne peut se remporter qu’en marchant par l’Esprit. Celui ou celle qui veut lutter contre la chair pour en annuler ses effets s’engage dans un combat perdu d’avance, car en voulant lutter contre elle, nous luttons avec nos propres forces.

Le seul et unique moyen pour marcher dans la victoire sur la chair est de marcher par l’Esprit.

« Si vous vivez selon la chair, vous mourrez ; mais si par l’Esprit vous faites mourir les actions du corps, vous vivrez, car tous ceux qui sont conduits par l’Esprit de Dieu sont fils de Dieu. » (Romains 8 : 13-14)

Il nous faut nous ouvrir à la pensée de Dieu de tout notre cœur, Lui abandonnant volontairement le siège de nos pensées afin qu’Il règne en nous et qu’Il y conduise le cheminement de ces dernières. C’est pourquoi nous ne devons pas nous conformer à l’esprit de ce monde, mais bien au contraire nous laisser transformer par Christ au moyen du renouvellement de notre intelligence, de notre νους “nous”.

« Ne vous conformez pas au siècle présent, mais soyez transformés par le renouvellement de l’intelligence, afin que vous discerniez quelle est la volonté de Dieu, ce qui est bon, agréable et parfait. » (Romains 12 : 2)

L’une des armes les plus redoutables utilisée par notre chair est la justice qui nous est propre. Lorsque nous nous trouvons dans une situation qui n’est pas juste à nos yeux, selon nos critères, notre usine intérieure de réflexion commence lentement mais sûrement sa chaine de production de pensées … C’est alors qu’un dialogue intérieur commence, légitimant notre position face à la personne responsable de ce désagrément … Nous ressentons alors peu à peu un malaise, une anomalie dans le centre de contrôle de nos pensées. L’Esprit s’éteint peu à peu … « N’éteignez pas l’Esprit. » (1 Thessalonissiens 5 : 19)

Une tristesse se fait alors ressentir, c’est celle de l’Esprit de Dieu en nous.

« N’attristez pas le Saint–Esprit de Dieu, par lequel vous avez été scellés pour le jour de la rédemption. » (Ephésiens 4 : 30)

La première alternative est d’étouffer ce sentiment intérieur, cette alerte. Nous endurcissons alors notre cœur et passons à côté de ce que le Seigneur veut nous dire.

L’autre alternative est la suivante … la μετανοια « metanoia ». C’est poussé par cette tristesse selon Dieu que nous sommes conduits à la repentance.

Elle est notre seule issue pour produire la vie.

C’est alors que cette repentance devient pour nous une marche, un chemin, une vision, une conformité à Celui qui remplit tout en tous. Cherchant alors le Seigneur de tout notre cœur, nous nous abandonnons une fois de plus à reconnaitre que nous sommes passés à côté du but, que nous avons quitté le chemin de la marche selon l’Esprit.

L’œuvre de la repentance prenant place, nous sommes alors tout à nouveau restaurés par le Saint-Esprit et la paix revient dans nos cœurs. Nous apprenons alors que nous sommes sur ce chemin qui mène à Lui, acceptant de perdre notre vie, renonçant à ce que nous voulons, à ce que nous pensons être juste, portant cette croix qui, aux yeux des Hommes, est une défaite mais qui, aux yeux de Dieu, est le seul chemin qui mène à la victoire.

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