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Chrétiens persécutés

Les chrétiens d’une église mexicaine hébergent 40 migrants

Alors que la question de l’accueil des migrants suscitent de plus en plus d’inquiétude et de réticence à travers le monde, Albert Rivera, un pasteur mexicain de Tijuana, a répondu à répondu à l’appel de Dieu de ne pas oublier les étrangers en abritant et en nourrissant, avec les membres de sa communauté chrétienne, plusieurs familles venues d’Amérique centrale.

« Car j’ai eu faim, et vous m’avez donné à manger; j’ai eu soif, et vous m’avez donné à boire ; j’étais étranger, et vous m’avez recueilli. » (Matthieu 25 v 35)

Le pasteur Albert Rivera de Tijuara au Mexique n’avait aucun doute dans son coeur : il devait accueillir les migrants honduriens, guatémaltèques ou encore salvadoriens venus d’Amérique Centrale qui s’étaient installés un peu plus tôt en bas de la colline où était érigée son église.

Considérant la parole de Jésus qui appelait ses disciples à nourrir et abriter les étrangers, il s’est engagé à trouver des solutions concrètes pour ces nouveaux arrivants dans son pays.

Moins d’une semaine après leur arrivée, alors qu’une pluie torrentielle s’abattait sur leur campement, atteignant également près de 5 000 migrants près de la frontière américano-mexicaine, le pasteur Rivera descendit la colline et commença à leur donner à manger. Après avoir répondu oui à la demande d’hébergement d’une première famille, le nombre de demandes pour être abrité par l’église augmenta rapidement… atteignant quatre, puis finalement 40 personnes au total, y compris les enfants, en quelques jours seulement.

« Tu n’opprimeras point l’étranger; vous savez ce qu’éprouve l’étranger, car vous avez été étrangers dans le pays d’Egypte (exode 23 v 9) »

«Oubliez la politique», rapporte le pasteur Rivera à God Reports lors de la tenue de la fête de Noël dans son église le premier jour de décembre. Parmi les 450 personnes et plus présentes se jour là figuraient les 40 migrants de la caravane.

«Le Seigneur a dit au peuple d’Israël: ‘Tu n’opprimeras point l’étranger; vous savez ce qu’éprouve l’étranger, car vous avez été étrangers dans le pays d’Egypte (exode 23 v 9). En gros, c’est un commandement du Seigneur, et je crois que chaque église et chaque chrétien doit savoir que le jour viendra où il entendra dire : « Eh bien, car j’ai eu faim et tu m’as donné à manger. »

Le pasteur Rivera n’est pas contre les agences gouvernementales et la politique, puisqu’il fait partie des responsables d’une organisation à but non lucratif agissant tant au Mexique qu’aux États-Unis, qui sont en pourparlers avec des responsables pour obtenir l’autorisation de livrer des provisions à Tijuana.

« Nous sommes en train de négocier avec le président du Mexique pour permettre aux organisations à but non lucratif » d’oeuvrer à l’intérieur du pays et d’aider, a-t-il déclaré.

Albert Rivera ne se soucie pas tant de savoir si les témoignages rapportés par les migrants sont vrais ou faux mais se soucie davantage des besoins de ces personnes.

« Certains veulent vraiment rester ici et d’autres veulent aller aux États-Unis« , a-t-il déclaré.

Rivera raconte ce qu’un migrant lui a dit après la première poussée de 500 personnes par-dessus les murs de la frontière :

 «J’avais entendu dire que M. Trump disait que nous ne sommes pas désirés aux États-Unis, mais je n’y croyais pas vraiment. Lorsque nous nous sommes approchés de la porte de la frontière et que tout à coup ils ont commencé à tirer (gaz lacrymogène), j’ai découvert qu’ils ne nous désiraient vraiment pas. Pour ma propre sécurité, j’ai donc décidé de rester ici au Mexique.»

Bien que le pasteur mexicain n’ait pas peur de dialoguer avec des responsables mexicains ou américains, il respecte les règles en vigueur tout en essayant d’aider les personnes qui sont hébergées dans son église.

« Le gouvernement (les agences) a déclaré qu’il va travailler avec nous », a-t-il ajouté. Dans certains cas, «il faut environ 60 jours pour traiter le dossier. Nous appelons et demandons quel numéro ils portent. »

Le pasteur Rivera a ensuite témoigné auprès de God Reports qu’il suivait le protocole du gouvernement américain pour les personnes placées sous sa responsabilité. Il a ensuite déclaré que les agences impliquées dans le traitement des demandes d’asile veulent « s’assurer qu’elles (les demandeurs) craignent pour leur vie ».

À en juger par quelques conversations et par des allées et venues dans l’un des campements de la caravane de migrants, la peur ne manque pas.

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