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« Vanité des vanités, tout est vanité » (Ecclésiaste 1:2)

Dans Ecclésiaste, la sagesse de Dieu nous est prêchée par l’intermédiaire de Salomon qui, au terme de sa vie, ayant été sensibilisé à son péché et à ses égarements, a témoigné de son expérience pour le bien des autres ; c’est en fait la suite de son repentir. Il y annonce que tout bien terrestre n’est que vanité et nuisible à la tranquillité d’esprit.

« Vanité des vanités, dit l’Ecclésiaste, vanité des vanités, tout est vanité. » (Ecclésiaste 1:2)

Salomon nous convainc de la vanité du monde du fait que celui-ci ne peut pas nous rendre heureux. Il nous rappelle la bassesse du péché et de sa tendance inéluctable à nous rendre misérable. Il montre que rien de ce qui a été créé ne peut satisfaire l’âme, et que le bonheur ne peut se trouver qu’en Dieu seul. Une telle doctrine ne peut, sous l’enseignement de l’Esprit, que conduire notre cœur à Jésus-Christ.

« Vanité des vanités » 

Que signifie l’expression « vanité des vanités » ? Il s’agit en hébreu d’une tournure superlative, d’où la traduction : Futilité complète, tout n’est que futilité.

« Vanité des vanités, dit l’Ecclésiaste, vanité des vanités, tout est vanité. » (Ecclésiaste 1:2)

Le mot traduit par futilité évoque l’insignifiance et l’inconsistance de la vie sans Dieu. Vanité des vanités est la forme hébraïque du superlatif (Par exemple : Cantique des cantiques, saint des saints, serviteur des serviteurs – Genèse 9:25).

Le mot vanité traduit un mot hébreu qui revient 70 fois dans la Bible dont plus de la moitié (37 fois) dans l’Ecclésiaste. Il est utilisé par les auteurs bibliques lorsqu’ils veulent parler de la fragilité de l’homme (Psaumes 39:6, 7, 12 ; 62:10), du caractère fugitif ou inutile d’une chose (Jérémie 10:3, 8, 15) : la vie humaine n’est qu’un souffle (Job 7:16), les efforts et les projets de l’homme sont inutiles (Job 9:29).

L’homme ne dure que le temps d’un souffle, une réalité éphémère, une vapeur, du vent. Le mot hébreu, traduit traditionnellement par vanité, désigne souvent ce qui est insignifiant, futile, vain, passager, fragile, dérisoire.

Tout n’est que néant là où l’homme échange le but de sa vie contre des valeurs matérielles ou lorsqu’il voit dans la vie elle-même le bien suprême.

Dans l’opinion de Qohélet, les valeurs les plus prisées, même dans une perspective humaniste, demeurent finalement vides et sans consistance lorsqu’elles ne sont pas reçue de la main de Dieu et qu’elles ne demeurent pas liées à lui.

Ce qui est éphémère, sans consistance

En hébreu, le terme « vanité »désigne une chose éphémère, sans consistance, qui n’a que l’apparence. Que tout soit vanité, c’est là la vanité suprême. S’il y avait une seule chose qui ne fût pas vaine, on pourrait prendre son parti de la vanité de tout le reste.

Le mot anglais « meaningless » (qui n’a pas de sens) traduit peut-être encore mieux la pensée de l’Ecclésiaste. Le mot apparaît environ 32 fois en dehors de l’Ecclésiaste. Dans 13 de ces passages, le mot caractérise les idoles, qui sont inutiles, qui n’ont pas de sens. Dans d’autres passages, le mot est mis en parallèle avec « faux » (Proverbes 31:30 ; Jérémie 16:19) ou « sans valeur » (Zacharie 10:2), « en vain » (Esaïe 30:7) et « mensonge » (Psaumes 6:10).

Evanescence, absence de substance

Ce thème de l’évanescence, de l’absence de substance et de sens est comme le fil conducteur du livre d’Ecclésiaste. Le poème introductif (Ecclésiaste 1:4-11) résume tout le contenu du livre ; Salomon démontre la conclusion qu’il a énoncée en rappelant le caractère cyclique et permanent du monde par opposition à la nature transitoire et évanescente de l’homme. L’uniformité rythmique des saisons et des événements forme le contexte dans lequel l’homme habite.

« Tout est vanité et poursuite du vent » (Ecclésiaste 1:14) 

Le vent est une image de l’inutilité totale des efforts humains. Cette expression revient encore 8 fois dans la première partie du discours (versets 17 ; 2:11, 17, 26 ; 4:4, 6, 16 ; 6:9 ; cp. 5.16).

Osée 12:2 nous renseigne sur le sens de cette expression : « Ephraïm se repaît de vent et, à longueur de jour, il court après le vent d’orient ». C’est d’un effort inutile, frustrant et futile que le prophète et Ecclésiaste veulent parler. L’expression renforce le sens de vanité, futilité, effort aussi dérisoire que celui d’un homme qui courrait après le vent dans l’espoir de trouver un sens à ses différentes activités.

Le vent, c’est ce que l’on ne peut pas saisir ou retenir, encore moins que du sable fin qui s’écoule entre les doigts. Quel que soit le succès apparent des hommes, quelle que soit la productivité de leurs activités et quelles que soient la valeur et l’utilité de leurs inventions et de leurs réalisations, rien n’a une valeur durable et permanente. Le temps parvient à vaincre tout monument.

Aucune activité, aussi honorée soit-elle, n’est encore parvenue – et ne parviendra jamais – à changer l’ordre fondamental de la création, à interrompre ou à remplacer les ordonnances existantes.

Le sens de « poursuite du vent » n’est pas aisé à cerner. « Tout est empoignade de vent », c’est-à-dire que « l’effort de l’homme est vain et autant voué à l’échec que la tentative d’attraper du vent. La vie de l’homme est donc gâchée dans une recherche éperdue du néant ».

Dans ce monde, tout est buée, inconstance, fragilité, souffle, futilité, et fausseté. Rien n’est digne de confiance, rien n’a vraiment de poids ; aucun effort n’aboutira à une satisfaction durable ; les joies les plus profondes sont fugitives.

 

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