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« Le fruit de la justice est semé dans la paix par les artisans de paix » (Jacques 3:18)

La sagesse ne fait pas que porter le fruit de la justice, elle le sème pour produire la paix. Les semeurs sont des pacificateurs. Dans ce verset, Jacques souligne un attribut particulier de la sagesse : son caractère pacifique. Cet accent est sans doute le fruit de son désir de dénoncer et de supprimer les querelles amères et les disputes âpres qui divisaient l’Eglise (Jacques 3:16 ; 4:1-2). La paix qu’aurait dû produire la vraie sagesse brillait par son absence.

Le fruit de la justice est semé dans la paix

Il y a deux manières de comprendre l’expression « le fruit de la justice ».

Elle peut désigner le fruit que porte la justice, donc la justice est la semence qui portera du fruit. Le « fruit de l’Esprit » est le fruit que produit le Saint-Esprit dans nos vies. Ainsi le fruit de la justice est celui qu’elle porte dans notre vie. Comme dans Jacques 2:23, la justice est la réalité fondamentale d’une juste relation avec Dieu. Dans Jacques 3:13 et 17, nous voyons en détail ce qu’est une vie dirigée par « la sagesse d’en haut ».

« La sagesse d’en-haut est d’abord pure, ensuite pacifique, modérée, conciliante, pleine de miséricorde et de bons fruits, sans partialité, sans hypocrisie. » (Jacques 3:17)

Elle peut aussi désigner le fruit qui consiste en justice. Dans ce cas, la justice est une description résumée de la vie approuvée par Dieu. Pour savoir quelle sorte de fruit cela peut être, il nous suffit de relire le verset ci-dessus qui caractérise la vraie sagesse.

Ces deux lignes d’interprétation nous amènent donc à la même conclusion : Ou bien le fruit est un résumé des caractéristiques désirables détaillées dans Jacques 3:17 qui éclosent de la justice considérée comme semence, ou bien la justice décrit la vie dans laquelle elles parviennent à maturité.

Une semence demande certaines conditions pour pouvoir germer, croître et porter du fruit. Quelle que soit la qualité d’une semence, elle ne peut pas faire abstraction de son environnement. Même si, dans certains environnements, elle ne meurt pas, elle ne grandira pas correctement ; et si elle croît, elle ne portera pas de fruit.

Les conditions doivent être propices. Tel est aussi le cas ici : pour une vraie croissance, il faut un bon contexte. Jacques prend sa métaphore jardinière au sérieux. La paix est le sol et ceux qui travaillent à la paix sont les jardiniers aux mains vertes ». Ces derniers sont les artisans de paix, ceux dont toute la vie, tout le ministère, toute l’influence et toutes les relations créent la paix.

Un esprit juste doit être un esprit qui aime la paix, qui crée la paix.

Après avoir dit de celui qui est juste que « la colère de l’homme n’accomplit pas la justice de Dieu » (Jacques 1:20), Jacques montre à présent de manière positive comment cette justice s’accomplit réellement : en croissant lentement, comme la plante de la semence.

Il est vrai, dit-il, que l’Ecriture associe souvent la justice et la paix (par exemple Psaumes 72:7 ; 85:11) ; parfois la justice est le fondement de la paix (Esaïe 32:17), d’autres fois, la paix est la condition de la justice (par exemple Luc 1:74 ; comparer avec Hébreux 12:11). Mais Jacques ne nous dit pas comment une conduite paisible et juste est semée et développée, mais comment une conduite juste est semée, c’est-à-dire dans des esprits qui aiment la paix, et comment elle est développée pour produire du fruit, c’est-à-dire par ceux qui continuent à promouvoir la paix. Semer indique l’origine, le fruit, c’est le résultat. Le fruit est toujours dans la semence.

Le fruit de la justice est semée dans la paix par ceux qui travaillent pour la paix. Etant donné que le fruit consiste en justice, ce fruit ne peut être produit que par des hommes de paix, qui aiment la paix et y travaillent dans toutes les occasions.

L’excellence de la Sagesse céleste, en opposition à celle du monde. 

Le troisième chapitre de l’épître de Jacques montre ce qui différencie les hommes qui n’ont qu’une apparence de sagesse et ceux qui sont véritablement sages.

Celui qui a de bonnes pensées ou de bonnes paroles n’est pas sage dans le sens de l’Écriture s’il ne vit pas et n’agit pas en conséquence. On reconnaît la véritable sagesse par la douceur de caractère et de tempérament qui anime une personne.

Ceux qui vivent dans la malice, les convoitises, et la dispute, vivent en fait dans la confusion ; ils sont passibles d’être entraînés en permanence dans de mauvaises voies. Une telle « sagesse » apparente ne vient pas d’en haut, mais jaillit des principes terrestres, agit pour de vains motifs et son but est de asservir le monde.

Ceux qui sont animés par la sagesse « d’en haut », celle qui est décrite dans ce texte par Jacques, vivent en fait avec l’amour, tel qu’il est exposé par Paul. Cette sagesse et cet amour sont décrits afin que tout homme puisse appliquer complètement ces réalités spirituelles qui les animent. Ces deux qualités sont opposées à toute ruse ou supercherie, opposées aux directives coupables de ce monde ; l’amour est sincère, ouvert, stable, et logique avec lui-même.

Puissent la pureté, la paix, la douceur et la miséricorde être reconnues dans toutes nos actions. Que les fruits de la justice abondent dans nos vies, prouvant l’action de Dieu dans nos cœurs !

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