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Chrétiens persécutés

Hausse de la persécution des chrétiens de l’Etat du Jharkhand en Inde

Depuis que la loi anti-conversion a été votée il y a un an à Jharkhand, un Etat du nord-Est de l’Inde, une nouvelle vague de harcèlement et de souffrances s’est abattue sur les chrétiens de cette région. Détentions illégales, boycotts sociaux, répression contre les ONG et violentes agressions physiques, rien a été épargné à nos frères et sœurs en Christ dans cette partie du monde.

Lorsqu’en août 2017, Jharkhand a ajouté à sa loi pénale une loi sur la liberté de religion connue sous le nom de « loi anti-conversion », les chrétiens, qui représentent moins de 5 % de la population avaient exprimé leurs craintes de voir la persécution augmenter parmi les leurs, ce qui s’est malheureusement transformé en réalité.

Des organisations nationalistes hindoues radicales, en plus d’utiliser la loi anti-conversion, ont ciblé les chrétiens de Jharkhand sur plusieurs fronts. L’année écoulée a ainsi été marquée par des détentions illégales, des boycotts sociaux, une répression contre les ONG chrétiennes et de violentes agressions physiques à l’encontre de chrétiens.

Selon un rapport d’International Christian Concern (ICC) au moins 67 détentions illégales de chrétiens ont été enregistrées depuis que cette loi a été promulguée. Certains des chrétiens arrêtés depuis lors sont toujours en prison, et pour beaucoup, le crime dont ils sont accusés est la conversion forcée des non-chrétiens. Mais dans les faits, ces chrétiens ont été simplement arrêtés alors qu’ils priaient chez eux.

C’est notamment le cas du pasteur Samu Singh, qui a été arrêté à son domicile le soir du 26 septembre 2017. Ce responsable d’une église pentecôtiste indépendante à Hazaribagh a passé près de six mois en prison avant d’être finalement libéré sous caution le 6 février 2018.

Dans l’attente de son procès en prison, le tribunal local de Hazaribagh a refusé la libération sous caution à plusieurs reprises. Sa famille a dû faire appel à la Haute Cour du Jharkhand à Ranchi pour pouvoir enfin obtenir un sursis.

La souffrance de la famille de ce dernier était d’autant plus intolérable que lorsqu’il a été arrêté, la police avait déclaré à l’épouse du pasteur Singh, Archana, qu’il serait reconduit chez lui dès que l’enquête serait terminée.

« Je n’avais aucune idée d’une enquête. J’attendais que mon mari rentre à la maison ce jour-là et il a fallu près de six mois pour qu’il nous revienne. » a déclaré Archana. «J’ai été brisée moi-même ainsi que mes deux enfants. Ces six mois ont été difficiles pour nous en tant que famille. »

Archana continue ensuite à expliquer que même aujourd’hui, les extrémistes continuent à les harceler, accusant le pasteur de conversions forcées et d’incitations à se convertir car plusieurs nouvelles familles ont commencé à fréquenter l’église.

D’autres moyens de pression sont exercés comme le harcèlement des ONG chrétiennes en utilisant la loi sur la réglementation des contributions étrangères (FCRA), une loi qui régit la capacité des ONG en Inde à recevoir des fonds en dehors de l’Inde.

A cause de cette loi, 88 ONG, dont la majorité sont chrétiennes, ont été mises en examen par le Département des enquêtes criminelles (CID). Cette enquête sur des ONG chrétiennes à Jharkhand a éclaté après qu’un seul travailleur d’un refuge pour les Missionnaires de la Charité ait été accusé d’avoir tenté de vendre un enfant en juillet 2018. Utilisant cela comme un tremplin, les dirigeants du BJP à Jharkhand ont exigé des enquêtes sur les 87 autres ONG dans cette ville.

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