Rechercher sur le site

Entrez les mots-clés dans la boîte ci-dessous:

Chrétiens

Chrétiens persécutés

L’amour va au-delà des émotions et des sentiments

L’amour va bien au-delà des émotions momentanées ou des sentiments chaleureux. L’amour se compose d’actes. Il manifeste visiblement un désir ardent de faire plaisir aux autres.

Volontaires et non esclaves

Etre volontaire est très différent d’être esclave. Il est vrai que l’un et l’autre peuvent accomplir la même tâche, mais l’un le fait de son propre chef tandis que l’autre y est contraint. Comme nous allons le voir, notre relation avec notre Père céleste est notre façon de réagir à son amour pour nous. Cet amour, qui l’a poussé à sacrifier son Fils unique sur la croix pour nous délivrer de la culpabilité de nos péchés, ne nous rend pas esclaves – il nous libère de la condamnation et nous ramène au dessein originel pour lequel nous avons été créés. Mon « service » pour le « Maître » est un privilège unique et particulier. Je suis poussé par l’amour à souhaiter ardemment faire sa volonté. Ce qui distingue le volontariat de l’esclavage, c’est que le premier procure une joie sans mélange, tandis que le deuxième provoque le mécontentement et le ressentiment. En lisant cette étude, réalisez que Dieu vous a choisi, et que vous aspirez librement à l’honorer.

Une brève étude du terme biblique serviteur nous livre quelques informations intéressantes. Ce mot apparaît environ 1000 fois dans les Écritures – à peu près autant de fois dans l’Ancien Testament que dans le Nouveau. Dans l’Ancien Testament en hébreu, le mot signifie presque exclusivement esclave. Dans le Nouveau Testament en grec, par contre, on trouve au moins sept définitions du même mot. (C’est habituel en ce qui concerne la langue grecque, et quand on la traduit en d’autres langues, on essaie de rendre les diverses nuances de sens du même mot.)

1 un gardien

2 un intendant

3 un travailleur embauché à la journée

4 le jeune assistant d’un leader

5 un subordonné

6 un ministre (diakonos – diacre)

7 un esclave (doulos)

Il est significatif que les cinq rédacteurs du Nouveau Testament après la Pentecôte (Paul, Pierre, Jean, Jacques et Jude, les deux derniers étant des demi-frères de Jésus) se désignent eux-mêmes comme des serviteurs ou comme des esclaves de Jésus-Christ dans leurs lettres et leurs épîtres. Dès le début de la théologie chrétienne, doulos signifiait « personne qui se soumet totalement à la volonté d’une autre ». Cette définition excluait toute idée de contrainte.

La mémoire sélective déforme l’histoire, comme l’ont fait les Juifs quand ils ont dit à Jésus : « Nous sommes la postérité d’Abraham, et nous ne fûmes jamais esclaves de personne ; comment dis-tu : Vous deviendrez libres ? » (Jean 8.33). Remarquez que Jésus ne leur a pas rappelé l’Égypte, l’Assyrie, Babylone, la Perse et la Médie, la Grèce et Rome. Sa réponse a été spirituelle et non historique : « Quiconque se livre au péché est esclave du péché. Or, l’esclave ne demeure pas toujours dans la maison ; le fils y demeure toujours. Si donc le Fils vous affranchit, vous serez réellement libres » (Jean 8.34-36, emphase ajoutée).

En guise d’illustration facilement compréhensible et applicable dans la culture gréco-romaine, l’apôtre Paul a parlé de l’esclavage au moyen d’une analogie spirituelle (Romains 6.19) : « …afin que nous ne soyons plus esclaves du péché » (Romains 6.6, emphase ajoutée). « Ne savez-vous pas qu’en vous livrant à quelqu’un comme esclaves pour lui obéir, vous êtes esclaves de celui à qui vous obéissez ? » (Romains 6.16, emphase ajoutée). Et voici le principal verset de cette discussion sur « l’esclavage spirituel » : « Auparavant, vous vous étiez mis tout entiers au service de l’impureté et du mal qui produisent la révolte contre Dieu ; de même, maintenant, mettez-vous tout entiers comme esclaves au service de ce qui est juste pour mener une vie sainte » (Romains 6.22, Bible en français courant, emphase ajoutée). Dieu ne nous force donc pas à le suivre : c’est nous qui acceptons volontairement d’être les esclaves d’un nouveau Maître.

Voici une mise en garde au sujet du concept de liberté : malheureusement, certains chrétiens ont interprété cela comme l’absence de toute restriction et de toute contrainte. Ce n’est en aucun cas conforme au concept biblique de liberté. Être affranchis de la domination et du contrôle du péché n’élimine nullement notre responsabilité. Cela nous permet juste de vivre selon une dimension plus élevée. La culpabilité et la condamnation ont disparu, gloire à Dieu ! (Romains 8.1, 2).

Être libérés de l’esclavage du péché… nous rend libres de servir Christ. Maintenant je sers, non comme quelqu’un qui est enchaîné et obligé d’obéir sous peine de terribles conséquences, mais comme un esclave volontaire qui désire plus que tout plaire à son Maître, sans crainte d’être puni plus tard.

LES EXPRESSIONS PRATIQUES DU SERVICE DES DISCIPLES DE CHRIST

– Servir sincèrement (ce mot provient de l’expression latine sans cire, qui signifie sans hypocrisie) : « Tout ce que vous faites, faites-le de bon coeur, comme pour le Seigneur et non pour les hommes » (Colossiens 3.23).

– Servir spontanément : la parabole du bon Samaritain (Luc 10.30-37).

– Servir avec tact : « Ainsi donc, pendant que nous en avons l’occasion, pratiquons le bien envers tous, et surtout envers les frères en la foi » (Galates 6.10).

– Servir avec compassion : « Portez les fardeaux les uns des autres, et vous accomplirez ainsi la loi de Christ » (Galates 6.2).

– Servir secrètement : afficher publiquement le bien qu’on fait nous prive de rétributions éternelles (Matthieu 6.1-18).

– Servir en faisant des sacrifices : Paul nous relate ses multiples « sacrifices » (2 Corinthiens 6.3-13).

– Servir sans honte : « Nous sommes fous à cause de Christ… » (1 Corinthiens 4.10-13).

La leçon de vie : grâce au sacrifice de Christ sur la croix – parce qu’il a répandu son sang – Dieu a misé- ricordieusement pardonné mes péchés et il m’a libéré de l’esclavage et des affres de l’oppression spirituelle du diable. Maintenant que je suis libre, je peux choisir délibérément d’être l’esclave de Jésus-Christ. Je réalise qu’il est impossible de gagner sa faveur ou de le rémunérer pour toute la miséricorde et toute la grâce dont j’ai été l’objet. Les « sacrifices » que je fais n’en sont donc pas vraiment. Maintenant, en tant qu’enfant de son royaume, c’est pour moi une joie et un honneur de représenter le Maître et de le servir de toutes les manières qu’il choisira.

Huit caractéristiques d’un vrai serviteur de Dieu :

1 Comprenez la distinction entre ce qui est temporel et ce qui est éternel.

2 Réalisez que vos tâches font partie d’un plan divin qui les transcende.

3 Soyez toujours content quand c’est quelqu’un d’autre qui reçoit les plus grands hommages.

4 Servez sans faire de comparaisons ni éprouver de ressentiment envers les autres.

5 Accomplissez fidèlement toutes les tâches qui vous sont assignées et efforcez-vous de le faire sans rechigner.

6 Cherchez constamment à aider les autres, même si cela vous gêne ou vous coûte personnellement.

7 Éprouvez un saint respect envers le Dieu tout-puissant, sachant qu’en fin de compte, c’est à lui que vous devrez rendre compte.

8 Conscient que les vraies récompenses ne se reçoivent pas dans cette vie terrestre, ne cherchez pas frénétiquement à accumuler les biens matériels.

L’amour va bien au-delà des émotions momentanées ou des sentiments chaleureux. L’amour se compose d’actes. Il manifeste visiblement un désir ardent de faire plaisir aux autres.

MOTIVÉS PAR L’AMOUR

On a écrit des milliers de volumes sur l’ampleur de l’amour divin. Aucun esprit humain ne peut le comprendre. Parmi les innombrables expressions de cet amour, celle qui a indiscutablement la plus grande portée, celle qui détermine et transcende tous les évènements de l’humanité, c’est l’amour qui est venu racheter et restaurer l’humanité pécheresse déchue. L’incroyable « don d’amour » du Fils unique de Dieu (Jean 3.16) est destiné à tous ceux qui étaient morts par leurs offenses et leurs péchés (Éphésiens 2.1) et qui ont, grâce à lui, pu accepter Christ comme leur Sauveur. Si vous sondez les Écritures de la Genèse à l’Apocalypse, le thème de l’amour de Dieu pour l’homme est singulier. Il a toujours voulu amener l’homme à être en communion éternelle avec lui.

Les paroles d’un ancien cantique tentent poétiquement de décrire l’amour incomparable de Dieu.

L’AMOUR DE DIEU

C’est de notre réaction face à l’amour de Dieu que nous parlons ici. Le thème des esclaves et de la liberté revient sans cesse dans le livre de l’Exode. Avez-vous remarqué que les premières instructions que Moïse a données à la suite des dix commandements (Exode 20) concernaient les esclaves ? Elles précédaient les instructions sur les meurtres et les délits, et même celles qui concernaient les responsabilités sociales. Voici les instructions qui ont été données aux enfants d’Israël : les Israélites assez riches pour acquérir un esclave en paiement d’une dette ou d’un vol devaient le libérer au bout de six ans sans contrepartie. Toutefois, cette règle avait une clause restrictive :

« Si l’esclave dit : J’aime mon maître… je ne veux pas sortir libre, alors son maître le fera approcher de la porte ou du poteau, lui percera l’oreille avec un poinçon, et l’esclave sera pour toujours à son service » (Exode 21.1-6, emphase ajoutée).

Cette pratique représente notre relation avec Christ. Remarquez les trois composantes essentielles de cette histoire. (1) La décision de cet esclave était provoquée par l’amour. (2) On publiait devant tous cette décision, et cela laissait une marque indélébile. (3) L’esclave s’engageait pour toute sa vie.

Le célèbre « chapitre de l’amour » (1 Corinthiens 13) parle avant tout de la motivation qui doit pousser les croyants à exercer leurs dons spirituels dans leur assemblée locale. Ces mots sont sûrement inspirés, mais à mon avis, leur place dans la liste de conseils que Paul prodigue à cette Église enthousiaste a aussi son importance. En parlant des dons de l’Esprit, de l’importance de chaque membre du corps et des dons à exercer dans l’église au chapitre 12, puis en continuant à prodiguer ses instructions sur les langues et les prophéties au chapitre 14. Paul y intègre un autre facteur

– L’AMOUR AGAPÉ – qui doit maintenir tout le reste en équilibre (1 Corinthiens 13). La conclusion de l’apôtre, c’est que parmi les trois éléments essentiels que sont la foi, l’espoir et l’amour, c’est l’amour qui est le plus grand (1 Corinthiens 13.13).

On doit servir Christ dans la famille chrétienne par amour. De nombreux versets du Nouveau Testament ont été écrits pour souligner et rappeler sans cesse la prééminence de l’amour. Mais les relations aimantes ne peuvent provenir que d’une relation d’amour très personnelle avec le Seigneur Jésus-Christ.

L’Église naissante de Jérusalem a vite été persécutée (Actes 8). Lorsque le message inspiré de l’Esprit a commencé à se répandre à l’extérieur de Jérusalem, la persécution s’est accrue et les chefs du gouvernement romain se sont impliqués (Actes 12). En fin de compte, avant d’être décapité, Paul a fait appel à César (Actes 25.10-12).

Selon le célèbre ouvrage Fox’s Book of Martyrs, tous les apôtres, à l’exception de Jean, le bien-aimé, ont sacrifié leur vie pour la cause de Christ. Évidemment, Jean a été banni sur l’île de Patmos (où il a écrit le livre de l’Apocalypse), mais il n’y est pas mort. (Quant à Judas Iscariote, qui a trahi le Christ, il s’est pendu avant la crucifixion.)

Le livre de Fox rapporte que de multiples leaders chrétiens des premiers siècles ont été mis à mort pour leur foi. En l’an 300 ap. J.-C., il y avait déjà eu dix grandes vagues de persécution acharnée contre l’Église provoquées par dix leaders politiques différents. Certains croyants ont été crucifiés, d’autres brûlés vifs, d’autres torturés sans merci parce qu’ils refusaient d’abjurer et de renier leur foi en Jésus-Christ. Ce n’est pas par devoir qu’ils sont morts, mais parce qu’ils aimaient ardemment le Seigneur. Aujourd’hui, dans certaines nations, les gens sont menacés par les autorités religieuses ou politiques si l’on apprend qu’ils sont des disciples de Christ. Tous les ans, des milliers de personnes sont cruellement torturées dans des prisons ou mises à mort. Si elles sont prêtes à renoncer à leur liberté et même à leur vie, c’est pour une simple raison : « J’aime mon Maître. »

Les romantiques qui prétendent que « l’amour est aveugle » veulent dire par-là que lorsqu’une personne est amoureuse, elle ne voit pas la réalité en face. Mais l’enfant de Dieu, quant à lui, aime son Seigneur avec les yeux grands ouverts. Nous ne lisons nulle part dans les Écritures que suivre Jésus revienne à flotter sur un petit nuage. Et pourtant, malgré toutes les preuves bibliques du contraire, certains enseignent aujourd’hui ce genre de foi : suivez Jésus et tous vos soucis disparaîtront comme par enchantement.

Vous n’aurez plus de problèmes financiers, vous ne tomberez plus jamais malades et vous ne devrez jamais accomplir le moindre sacrifice. Ayez la foi et tout ira toujours pour le mieux dans le meilleur des mondes. Selon cette optique, il suffit que je prie le Seigneur pour qu’il satisfasse tous mes caprices.

Cette attitude extrême met l’accent sur l’immédiat, et selon cette optique, les désirs personnels et les conditions de vie sont d’une importance cruciale. Malheureusement, les gens qui ont ce point de vue sont souvent très déçus quand ils sont submergés par la réalité de ce monde dépravé. Évidemment, Dieu bénit abondamment ses enfants, et nous ne voulons en aucun cas le nier. Il est réellement un Père céleste plein d’amour qui ne manque pas de ressources et qui accomplit TOUTES ses promesses. Toutefois, notre service envers le Roi ne doit pas se calculer en termes de profits et de récompenses terrestres temporaires (2 Corinthiens 4.17, 18).

Jésus a dit que ses disciples devaient « calculer la dépense » (comprendre les conséquences de leur choix) et être prêts à « renoncer » à tout (autrement dit à considérer tout le reste comme secondaire, Luc 14.25-33).

On dit parfois que l’amour se compose à 98% de respect. Ce respect engendre la reconnaissance, puis le véritable amour. Se pourrait-il que cette maxime s’applique aussi à l’enfant de Dieu ?

Respect : envers le Christ, qui a accepté de mourir pour les autres.

Reconnaissance : à l’idée que mes péchés ont été pardonnés par son sacrifice.

Amour : pour sa personnalité et pour ce qu’il a fait.

Comme un enfant aime de plus en plus ses parents à cause de ce qu’ils font pour lui, et qui finit par comprendre plus complètement qui ils sont, nous aimons de plus en plus notre Seigneur pendant notre marche par la foi. Au début de notre conversion, nous louions Dieu et nous nous réjouissions parce que nous avions une nouvelle relation avec lui par Christ. Nous bénissions notre Sauveur de ce qu’il avait accompli pour nous. Mais en approfondissant notre communion avec Christ notre Seigneur, nous marchons à la lumière de sa présence et nous sommes de plus en plus conscients de ce qu’il est. Nos coeurs débordent alors de gratitude et d’amour.

Nous louons Dieu pour ce qu’il a fait. Nous l’adorons pour ce qu’il est.

La leçon de vie : il est impossible de rendre à Dieu ce qu’il a accompli pour nous. Même si nous consacrons toute notre existence à essayer de mériter son amour, nous n’y parviendrons jamais. Heureusement, nous ne sommes pas obligés de le faire. Dieu nous demande juste de l’aimer en retour. C’est une requête légitime, et nous devons nous réjouir de l’exaucer. Quand je sers le Seigneur parce que je l’aime vraiment, cela transcende la notion de devoir ou de responsabilité. Comme Paul l’a dit aux Corinthiens, « l’amour de Christ nous presse… » (2 Corinthiens 5.14).

Dans mon enfance, je m’abstenais de faire certaines choses uniquement parce que j’avais peur des conséquences. Quand mon père me disait NON, il ne plaisantait pas. Souvent, je ne comprenais pas ses raisons, mais il avait « l’autorité » nécessaire pour veiller à ce que j’obéisse. Toutefois, en devenant adulte, j’ai compris que ces décisions qui m’avaient parfois frustré avaient été prises pour mon bien. Il en est ainsi en ce qui concerne notre relation avec Dieu, notre Père céleste. Plus nous mûrissons dans son amour, plus nous réalisons que son plan est destiné à nous aider. Comme l’a déclaré à juste titre l’apôtre Jean, « nous l’aimons, parce qu’il nous a aimés le premier » (1 Jean 4.19). Nous pouvons chanter joyeusement : « Mon Père céleste veille sur moi » et nous reposer avec confiance sur l’amour réconfortant du Seigneur. Dans notre prochaine étude, nous nous concentrerons sur sa TOTALE LOYAUTÉ.

Soyez fidèles. Jésus revient très bientôt !

Une réponse à “L’amour va au-delà des émotions et des sentiments”

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Devenez rédacteur

Vous aimez écrire ? Vous êtes bilingue anglais-français à l’écrit ? Vous avez une expérience professionnelle dans le domaine du journalisme et de la communication ? Venez renforcer l’équipe du Journal Chrétien et nous aider à fournir l'actualité chrétienne en continu.

En savoir plus

Inscription à la newsletter