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Chrétiens persécutés

540 enfants esclaves libérés grâce à la Solidarité Chrétienne Internationale

La Solidarité Chrétienne Internationale a déjà favorisé la libération de 540 enfants esclaves indiens des griffes des marchands de vies humaines. L’organisation veut aussi offrir un foyer sûr à davantage d’enfants. Dipal, une fillette âgée de 9 ans a perdu sa maman à la naissance, vient de retrouver la vie en liberté après plusieurs années passées dans les mailles du filet de la traite des êtres humains.

Depuis 2013, la Solidarité Chrétienne Internationale s’engage avec ténacité en faveur de la libération d’enfants esclaves, mais aussi pour leur proposer un lieu sécurisé qui leur offre de nouvelles perspectives. À ce jour, plus de 540 mineurs victimes des trafiquants ont pu être libérés. Actuellement, environ 90 enfants libérés sont hébergés dans des centres de réhabilitation. Au total, ce sont plus de 500 enfants libérés qui résident en lieu sûr.

Jetée sans protection dans un réseau sordide

Dipal est enfin libre après deux années effroyables.

Exploitée et violée, Dipal (9 ans) fait partie des innombrables enfants qui sont pris chaque année dans les filets de la traite des êtres humains en Inde.

Sa mère est morte à sa naissance et son père l’a confiée à sa tante. Celle-ci s’occupait avec affection de Dipal, mais elle devait souvent la laisser seule à cause de son travail. Elle a sa propre famille et parvient à peine à joindre les deux bouts. Raison pour laquelle elle doit aller travailler à l’extérieur pour gagner de l’argent. Dipal reste donc à nouveau seule et sans protection. Un jour, elle disparaît bonnement sans laisser de traces à l’âge de 7 ans. Comme cela se confirmera ultérieurement, Dipal est vendue par un parent âgé à une famille résidant dans une métropole de l’État indien du Jharkhand.

Elle doit faire le ménage chaque jour durant douze à quatorze heures. Elle se souvient : « Je n’avais pas assez à manger et je devais dormir le ventre vide à même le sol. » Cette fillette sans défense est régulièrement violée par son maître. Dipal n’a aucune chance de s’enfuir et n’a pas le droit de quitter la maison. Son maître lui inflige souvent comme punition des brûlures de cigarette qui la font atrocement souffrir.

Son cauchemar dure deux longues années, jusqu’au jour où elle peut, comme par miracle, avoir accès au téléphone portable de la maîtresse de maison : « Cela m’a permis de prendre enfin contact avec ma tante et de l’appeler au secours. »

Enfin libérée !

Lors de cet appel, des larmes de soulagement perlent sur les joues des deux interlocuteurs ; la tante était complètement désespérée et s’était fait d’amers reproches lorsqu’elle avait appris la disparition de sa nièce. Comme la police l’avait laissée à son sort et n’avait pas jugé bon de lancer des recherches, elle était désemparée. Mais elle n’avait pas baissé les bras et avait fait le maximum en assistant à une rencontre organisée par la Solidarité Chrétienne Internationale pour s’informer au sujet de la traite humaine et des possibilités de retrouver sa nièce. Ainsi, lorsque Dipal lui a téléphoné deux ans plus tard pour l’informer de son lieu de détention, elle a immédiatement contacté notre équipe. En collaboration avec des policiers dignes de confiance qui travaillent étroitement avec les partenaires de l’organisation, Dipal a pu être libérée.

Manque de places sûres

Selon les circonstances, un enfant libéré retourne chez sa famille pour autant qu’il y soit en sécurité, mais cela n’est malheureusement pas toujours possible. Le cas de Dipal, par exemple, a obligé CSI à trouver un foyer où elle puisse être entourée et scolarisée dans un cadre chaleureux. Malheureusement, depuis le début de notre engagement en faveur des victimes de la traite des êtres humains, nous sommes régulièrement confrontés à des situations où il est difficile de trouver un centre de réhabilitation sûr.

Les foyers existants sont souvent débordés pour encadrer tous les anciens enfants esclaves libérés. De plus, le danger est réel de voir des enfants enlevés du foyer et à nouveau vendus, sachant que la sécurité n’est pas toujours garantie dans de nombreux centres de réhabilitation.

Un foyer pour chaque enfant

Cette situation nous a poussés à entreprendre la construction d’un foyer géré par la Solidarité Chrétienne Internationale, avec du personnel formé où les enfants bénéficient d’une protection, d’une nourriture saine et de possibilités de formation. Après environ deux ans de prospection, nos partenaires sur place ont acquis un terrain dans l’État fédéré du Jharkhand. Les travaux de construction touchent bientôt à leur fin. Inés Wertgen s’exclame : « J’ai été très heureuse de constater l’avancement des travaux lors de ma visite du chantier début septembre 2018. »

Ce sont au total trente-six anciens enfants esclaves qui pourront retrouver un élan de vie dans un nouvel environnement accueillant.

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