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« Je t’exhorte à ranimer le don de Dieu » (2 Timothée 1:6)

D’après la gravité et le sérieux qu’il utilise pour exhorter Timothée dans ses Épîtres, il semble que celui-ci ne possédait pas la rigueur et l’énergie infatigable de Paul. Il est exhorté à ranimer le don surnaturel qu’il avait reçu par l’imposition des mains apostoliques. Le don de la fonction était conféré par l’ordination, et le don des pouvoirs miraculeux par l’imposition des mains d’un apôtre.

« C’est pourquoi je t’exhorte à ranimer le don de Dieu que tu as reçu par l’imposition de mes mains. » (2 Timothée 1:6)

Pourquoi les dons de la grâce doivent-ils être « ranimés » ?

Paul emploie le mot charisma pour désigner les dons de Dieu. Il exhorte Timothée à cultiver ses dons spirituels. Les dons de Dieu ne sont pas accordés dans leur plein épanouissement, ils doivent être développés par l’usage.

Comment comprendre que le don de Timothée lui ait été donné par l’imposition des mains de l’apôtre ?

Cette liberté souveraine de Dieu, qui s’exprime par le don du Saint-Esprit, ne se trouve nulle part contredite par le fait que ce don est ici lié à « l’imposition des mains ».

La première épître contient déjà une allusion à l’imposition des mains de l’assemblée des anciens (1 Timothée 4:14). Ici, il est question d’une imposition des mains de Paul. Rien n’indique qu’il s’agisse de deux actions distinctes ; Paul a pu participer avec les anciens à la consécration de Timothée comme ministre, mais il peut tout aussi bien penser à une imposition des mains personnelle donnée soit au baptême, soit lors de l’envoi en mission spéciale.

Mais ce qui est important ici, comme dans le texte de 1 Timothée 4:14, c’est la relation entre le « don qui est en toi » et « l’imposition des mains ». Faut-il comprendre que le don du Saint-Esprit et le charisme particulier qui s’y rattache est « communiqué » par le signe extérieur, le geste de poser les mains sur la tête de quelqu’un ?

Aucun don n’est fait par Dieu aux hommes qui ne soit communiqué par le Saint-Esprit. Or le Saint-Esprit est toujours donné à l’Eglise en tant que corps. C’est pour le service de tout le corps que sont distribués les charismes et leur discernement n’est lui-même donné que par le Saint-Esprit. Quand donc Dieu donne, il donne aussi à l’Eglise le moyen de discerner ce don et c’est ce qu’elle fait en imposant les mains. Le signe extérieur devient alors non pas l’instrument dont disposent les hommes pour posséder ou transmettre le don de Dieu, mais l’instrument dont Dieu se sert pour attester à son Eglise la réalité de son don.

Il est évident que Dieu, lui, n’est pas lié au signe et reste libre de distribuer ses dons comme il lui plaît. Il n’en reste pas moins vrai que demander et recevoir le Saint-Esprit, c’est se reconnaître dans et avec l’Eglise car « il n’y a qu’un seul corps et un seul Esprit » (Ephésiens 4:4). C’est là ce que vient confirmer l’imposition des mains. Elle est pour celui qui la reçoit le signe extérieur de l’authenticité et de l’objectivité du don de Dieu ; il lui est vraiment donné et la certitude qu’il en a n’est pas attachée au critère subjectif de son jugement individuel. En ce sens, il est vrai de dire que le don de Dieu est reçu (c’est-à-dire reconnu dans la pleine certitude de la foi) par l’imposition des mains. De la même façon, celui ou ceux qui pratiquent l’imposition des mains savent que leur geste n’exprime pas un pouvoir qui leur serait propre, ou la transmission d’une chose dont ils auraient la disposition.

Leur geste obéit à l’ordre de Dieu, il est le moyen dont Dieu veut bien se servir dans son Eglise, l’instrument ordinaire de sa grâce dont il pourrait et dont il lui arrive certes de se passer, mais dont son Eglise, elle, doit user humblement et avec reconnaissance et sérieux. C’est en un mot l’imposition des mains qui reçoit du Saint-Esprit son sens et sa vertu et non pas l’inverse !



D’autre part, si, revenant au texte du verset 6, on se demande pour quelle raison se trouve ici, comme dans 1 Timothée 4, cette mention particulière de l’imposition des mains reçue par Timothée. On se rend compte qu’elle n’est nullement motivée par le souci d’établir une doctrine ecclésiastique, mais par celui de donner à Timothée une pleine assurance quant à la nature de la grâce reçue.

Le contexte le confirme dans les deux cas : tu ne dois pas négliger le don de la grâce qui est en toi, ni craindre le mépris, ni avoir honte, ni avoir peur de ta faiblesse, tu dois au contraire le ranimer, tu peux y compter absolument, tu l’as réellement reçu et tu n’es pas seul à le croire puisque tu l’as reçu par l’imposition des mains. Cela signifie que l’apôtre, en imposant les mains à son compagnon d’œuvre, a lui-même discerné le don reçu par lui et s’est ainsi déclaré solidairement responsable de ce qui va advenir de ce don, c’est-à-dire de la manière dont il va produire ses effets dans le ministère de son disciple. S’il arrive à celui-ci de se décourager ou de craindre, l’apôtre est là pour lui rappeler que l’expérience faite ne fut pas un enthousiasme ou une illusion passagère, mais un authentique et impérissable don de Dieu.

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