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Chrétiens persécutés

Les extrémistes accélèrent la répression des chrétiens de l’Uttar Pradesh

Sous l’influence des extrémistes hindous, les campagnes policières et médiatiques contre les chrétiens dans l’Etat d’Uttar Pradesh en Inde se multiplient. Les premiers visés sont les pasteurs dont certains sont contraints de se cacher et de fuir cette région très hostile au christianisme.

Après la divulgation par les médias, en juillet, de conversions forcées frauduleuses d’hindous à grande échelle par le pasteur Durga Prasav Yadav dans le district de Jaunpur, suivies de fausses accusations à la police, de nombreuses sources locales ont rapporté que des réunions dans les églises avaient été interrompues, des pasteurs et des évangélistes arrêtés, contraignant les responsables chrétiens à fuir leurs maisons pour éviter les arrestations.

Le dimanche 16 septembre, la police de Jaunpur a bloqué toutes les routes menant à Bhulandih pour les empêcher de rejoindre l’église située dans ce village  :

« Ils ont arrêté des croyants et leur ont demandé de rentrer chez eux », a déclaré une source selon Morning Star News. «Les groupes extrémistes hindous crient des slogans anti-chrétiens autour des églises dans de nombreux endroits de Jaunpur. Ils menacent les croyants de graves conséquences et demandent à chaque croyant combien d’argent ils ont reçu pour se convertir ».

Le jeudi 13 septembre, des chrétiens ont été pris pour cibles quatre fois à Jaunpur. Au moins 12 pasteurs se sont cachés depuis lors, a déclaré à Morning Star News une source non identifiée pour des raisons de sécurité. Le pasteur Yadav de l’église de Bhulandih reste également caché, mais la présence aux cultes dans son église a presque doublé depuis que des extrémistes hindous ont commencé à le cibler, lui et d’autres chrétiens.

Selon Morning Star News, les croyants arrêtés ont témoigné que la police les assaillait de questions, leur demandant où était l’argent qu’ils avaient reçu pour se convertir et leur ordonnant de répertorier tous les pasteurs et autres dirigeants de la région.

« Arrêter les pasteurs et les leaders chrétiens après minuit, les maintenir en garde à vue pendant 24 heures est une technique pour les harceler mentalement et susciter la peur », a encore déclaré une source à Morning Star News.

La pression est même exercée sur les forces de l’ordre puisque récemment, un policier du poste de police de Chandwak a été suspendu et une enquête a été ouverte contre lui parce qu’il n’avait pas agi plus rapidement contre les chrétiens de la région, ont rapporté certains journaux locaux.

Mardi 11 septembre, la police a arrêté sept collègues du pasteur Rajender Chauhan. Si trois d’entre eux ont été relâché tard dans la nuit, quatre autres, à savoir Ratnesh Kumar, Jiyalal, Rajendra Vishwakarma et Manoj Chauhan ont été détenus jusqu’à leur libération sous caution le vendredi 14 septembre.

Rajender Chauhan, pasteur de la plus grande église du district de Jaunpur composée de 5000 membres, qui a aussi été libéré après 4 jours, se cache aujourd’hui car il fait face à un harcèlement et à une opposition constante depuis de nombreuses années.

Ces cas de persécution anti-chrétienne sont loin d’être les seuls : agressés, menacés de lourdes conséquences s’ils continuent d’adorer, expulsés, battus, les pasteurs et les chrétiens de cette région de l’Inde font aujourd’hui face à une pression constante.

Au mois d’août, par exemple, un groupe d’extrémistes hindous avait demandé une enquête et déposé une plainte contre des pasteurs et 271 personnes.

Alors que rien de répréhensible n’avait été retenus contre eux, une nouvelle enquête a été demandée par la Cour le 5 septembre dernier et la police a finalement enregistré une plainte non seulement contre le pasteur Yadav, Kirit Rai, Jitandra Ram et 250 chrétiens mais aussi contre 10 nouveaux pasteurs et huit jeunes filles chrétiennes. Les motifs d’accusation des extrémistes hindous qui sont la plupart du temps mensongers inclus notamment la tricherie, la conspiration criminelle, le fait de contrarier les sentiments religieux.

Tous les mois, de plus, des charges de conversion forcée sont retenues contre les chrétiens afin de les intimider, rapporte l’ Alliance Defending Freedom (ADF), un organisme qui plaide en faveur de la liberté religieuse.

La répression contre les dirigeants et les églises de l’Uttar Pradesh a coïncidé dans le district avec la visite de Yogi Adityanath, ministre en chef de cette région le jeudi 13 septembre dernier. Ce responsable a ouvertement prononcé des discours de haine contre les minorités, qualifiant les actions de Mère Teresa comme une « conspiration chrétienne à christianiser l’Inde ».

Le gouvernement ne reconnaît pas la présence des chrétiens dans la région, ont également déclaré certaines sources :

“Il n’ y a même pas un seul bâtiment d’église à Jaunpur et dans les quartiers avoisinants, et pas une seule famille chrétienne, selon les rapports gouvernementaux ».

Pourtant, la réalité est toute autre : il y a au moins 10 méga-églises dans le district de Jaunpur, et environ 25 000 personnes assistent aux offices religieux.

L’Uttar Pradesh, et particulièrement l’est de cette région est un endroit stratégique pour la politique indienne car un grand nombre de députés sont originaires de cette région. C’est la raison pour laquelle le parti nationaliste hindou Bharatiya Janata, qui est contre les non-hindous, aurait donné l’autorisation à l’administration, selon le témoignage d’une source locale à Morning Star News, « d’adopter la technique de leur choix afin d’arrêter les activités de conversion dans la région ».

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