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Chrétiens

Chrétiens persécutés

Il vaut mieux mener une vie sainte qu’en parler

Il vaut mieux, et de loin, mener une vie sainte qu’en parler. Les phares n’ont pas besoin qu’on carillonne ou qu’on tire des coups de canon pour attirer l’attention sur leur rayonnement – ils se contentent de briller.

A mon avis, l’une des qualités essentielles et fondamentales pour un chrétien est l’intégrité. En voici une définition toute simple : faire ce qui est juste – parce que c’est juste. Et cela pas seulement pour l’apparence, pour un groupe particulier ou dans des occasions spéciales, mais en permanence. Cela comprend la vie publique et la vie privée. Cela se pratique aussi bien à l’extérieur que chez soi. Car malheureusement, ceux qui manquent d’intégrité nuisent considérablement au royaume de Dieu, sur lequel ils jettent l’opprobre.

On sait que souvent, les personnes qui ont une grande autorité politique sont corrompues et emploient leur pouvoir d’une manière très peu honorable. Les gens haussent les épaules et considèrent que cela fait partie intégrante de la politique. Mais quiconque prétend représenter Jésus-Christ tout en étant sans scrupules laisse une impression néfaste indélébile sur les non croyants et sur les chrétiens mal affermis.

TOUT COMMENCE À L’INTÉRIEUR – ON JUSTIFIE SOI-MÊME SON MAUVAIS COMPORTEMENT

Guéhazi, serviteur du prophète Élisée, nous donne un triste exemple de quelqu’un qui a échoué au test de l’intégrité. Après la guérison de Naaman (2 Rois 5), ce dernier a insisté pour couvrir le prophète de cadeaux, mais Élisée a refusé catégoriquement d’accepter quoi que ce soit. Guéhazi a entendu cette conversation et a conclu intérieurement qu’il allait retourner auprès de Naaman pour réclamer une partie de ces présents. Après tout, Naaman souhaitait les offrir, et sans l’ombre d’un doute, il pouvait largement se le permettre. Alors, quel mal y aurait-il à s’approprier une partie de ces cadeaux ? Remarquez la progression de ce plan inique :

1. Autojustification de ses actes (2 Rois 5.20, 21)
2. Fourberie envers Naaman (2 Rois 5.22)
3. Tentative de dissimuler ses actes (2 Rois 5.24)
4. Malhonnêteté envers Élisée (2 Rois 5.25, 26)
5. Punition : la lèpre (2 Rois 5.27)

Le principe est très important. Guéhazi voulait qu’on lui donne quelque chose pour ce que Dieu avait accompli. Voici les excuses qu’on allègue de nos jours quand on viole la vérité de la Parole de Dieu : « Dieu veut que ses enfants jouissent des biens de cette terre. » « Je fais ce que je veux ; c’est chacun pour soi. »

Évidemment, ce sujet ne concerne pas seulement l’argent ou les biens matériels. Le roi David a tenté de se justifier quand il a péché en commettant l’adultère avec la femme d’Urie, Bath-Schéba (2 Samuel 11). À son actif, reconnaissons que lorsque le prophète Nathan a reproché à David la gravité du péché qu’il avait commis contre Dieu, le roi s’est repenti sincèrement (2 Samuel 12). Pour comprendre la profondeur de sa souffrance personnelle, lisez le Psaume 51. C’est une prière de sincère repentance pour avoir « péché contre Dieu ».

Afin de poursuivre l’étude de ce sujet dans les Écritures, remarquons qu’Adam a tenté de se justifier lui-même, tout comme Ève, Caïn et le roi Saül. Et cela s’est perpétué tout au long de l’histoire de l’humanité.

En psychologie contemporaine, on appelle souvent cela le « cloisonnement ». Cela signifie qu’on soutient un certain type de comportement – qui est diamétralement opposé à la norme habituelle – et qu’on trouve moyen de justifier ses actes. Très souvent, quand un chrétien proche de la personne qui adopte cette attitude oppose ce comportement aberrant à la Parole de Dieu, il se heurte à la colère et à la résistance. En effet, la culpabilité cachée est alors dévoilée.

On allègue souvent pour excuse que « la Bible n’en fait pas mention » (par exemple dans le cas de l’usage de drogues ou de tabac), ou : « Ce n’est pas pire que…» (on se justifie ainsi en comparant ses actes avec ceux des autres). Ou : « J’ai la conviction de bien agir » (justification par sa définition personnelle du bien et du mal). Ou encore : « Comme on ne peut pas plaire à tout le monde, j’ai simplement décidé d’être moi-même » (tentative de se dédouaner en attirant l’attention sur l’attitude des autres).

La leçon de vie : Je marche selon la voie du royaume de Dieu lorsque je vis humblement en réalisant que je suis justifié par la foi en l’oeuvre accomplie par Jésus-Christ.

Le combat spirituel le plus redoutable est le conflit qui fait rage dans mon esprit et mon coeur lorsque je tente de justifier mes mauvaises actions. Toutes mes pensées et toutes mes activités doivent être passées au tamis immuable de la Vérité éternelle. Aucune autre mesure n’est exacte ; aucune ne peut être substituée à la Perfection divine.

LA TRANSGRESSION DES PRINCIPES – MÊME DANS LES PETITS DÉTAILS

Je parle souvent aux jeunes pasteurs des « trombones » et des « timbres-poste ». Cela attire toujours leur attention.

J’y fais allusion afin de leur rappeler l’importance de s’en tenir à ses principes dans les moindres détails. Même quand il s’agit d’une peccadille, transgresser un principe est toujours néfaste. Par exemple, la Bible ordonne : « Tu ne déroberas point » (Exode 20.15). Ce commandement fixe-t-il le prix de l’objet que vous dérobez ? Celuici doit-il être élevé pour que vous soyez qualifié de « voleur » ? Devez-vous piller une banque pour être un « malfaiteur » ? En aucun cas ! Si vous volez un « trombone » ou un « timbre-poste », vous désobéissez donc à la Parole de Dieu et vous transgressez l’un de ses principes. C’est vrai aussi en ce qui concerne la malhonnêteté. Dans les dix commandements, on nomme cela « porter un faux témoignage » (Exode 20.16).

Le bien est le bien – et le mal est le mal ! La fin ne justifie jamais les moyens. Faire le mal dans un but louable n’est jamais acceptable aux yeux de Dieu.

Parfois, ce que vous ne dites pas est plus lourd de sous-entendus que ce que vous dites. Déformer légèrement la vérité par convenance personnelle ou tromper les autres en ne dévoilant qu’une partie des faits peut paraître anodin. On peut soutenir qu’en étant diplomate, on évite d’envenimer la situation. Ce n’est pas vraiment un « mensonge » ! Mais la question est : avons-nous transgressé le principe de l’honnêteté par nos paroles ou par nos non-dits ?

Il existe une chose encore plus difficile à décrypter que ces éléments visibles, et c’est ce qui se tapit au plus profond du coeur humain. Que se passe-t-il quand j’éprouve du ressentiment ou de la rancune envers quelqu’un qui m’a offensé ? Je ne dis rien à personne. Je ne fais jamais mention de ce qui a eu lieu. Extérieurement, je traite cette personne avec respect et amabilité – mais intérieurement, je ressasse le souvenir de cette situation déplaisante. Les autres n’ont pas la moindre idée du combat intérieur qui se livre en moi ; toutefois, un principe scripturaire essentiel a été rompu dans mon coeur. Avez-vous déjà médité la prière que Jésus a apprise à ses disciples : « Pardonne-nous nos offenses, comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés » (Matthieu 6.12) ? Nous citons souvent cette prière de mémoire comme une « prière-modèle ». Fait notoire, aussitôt après avoir donné ce modèle de prière, Jésus est revenu sur le sujet du pardon et a déclaré : « Si vous pardonnez aux hommes leurs offenses, votre Père céleste vous pardonnera aussi ; mais si vous ne pardonnez pas aux hommes, votre Père ne vous pardonnera pas non plus vos offenses » (Matthieu 6.14-15).

Ce n’est pas la seule occasion où le Seigneur a évoqué le sujet du pardon avec ses disciples. Dans Matthieu 18, à la suite de la question de Pierre qui lui demandait s’il devait pardonner jusqu’à sept fois à son frère, le Seigneur a répliqué : « Je ne te dis pas jusqu’à sept fois, mais jusqu’à soixante-dix fois sept fois » (Matthieu 18.21). Il a ensuite raconté une parabole (une illustration simple tirée de la vie quotidienne destinée à révéler ou à clarifier une vérité spirituelle).

Il s’agissait d’un homme qui avait une dette gigantesque (qu’il était incapable de rembourser). Son maître lui a remis cette dette. Mais ensuite, alors qu’on lui avait beaucoup pardonné, cet homme s’est montré impitoyable envers l’un de ses compagnons qui lui devait une petite somme et qu’il a fait jeter en prison. Le roi a fait arrêter cet homme, qui refusait de manifester le pardon dont il avait lui-même bénéficié, et il l’a fait jeter en prison jusqu’à ce qu’il ait payé toute sa dette. Jésus a résumé la situation en ces termes : « C’est ainsi que mon Père céleste vous traitera, si chacun de vous ne pardonne à son frère de tout son coeur » (Matthieu 18.35).

Nous pouvons en conclure à juste titre que ce n’est pas un principe insignifiant – bien au contraire, c’est au centre du plan rédempteur de Dieu. Et pourtant, il semble que ce principe essentiel ait été presque ignoré. Beaucoup de croyants ne jouissent pas des privilèges promis par Dieu parce qu’ils ont le coeur plein de rancune. C’est presque comme s’il s’agissait d’une vertu louable et non d’un vice mortel.

Chaque fois que nous participons à la sainte cène, les Écritures nous recommandent de nous examiner nous-mêmes (1 Corinthiens 11.28) avant de prendre le pain et le vin. Se juger soi-même tout en se souvenant du prix exorbitant que Christ a payé pour nos péchés a un effet purificateur. À ce moment-là, l’éclat aveuglant de la perfection et de la sainteté de notre Sauveur doit nous révéler la moindre ombre qui nous empêche de communier pleinement avec notre Père. Rien n’est caché au coeur qui se courbe humblement devant la croix. C’est pour cette raison que les chrétiens sont encouragés à s’approcher régulièrement de la table du Seigneur – afin de se souvenir avec gratitude de la grande bénédiction du pardon du Dieu saint.

La leçon de vie : Les principes bibliques ne changent pas. En tant qu’enfant de Dieu, je dois m’efforcer d’obéir scrupuleusement à tout ce que le Seigneur a dit. Je me dois d’être discipliné pour rendre un bon témoignage à ceux qui ne sont pas sauvés. Ils sauront qui je suis en Christ et comment je passe chaque journée selon les principes révélés par le Tout-Puissant pour faire du bien et bénir sa création rachetée.

SE CONSIDÉRER COMME UNE EXCEPTION AUX COMMANDEMENTS DE DIEU

Les lois gouvernementales et sociales punissent ceux qui ont violé une norme nationale ou communautaire. Souvent, ceux-ci commencent par trouver une faille dans ce qui est clairement énoncé dans le code légal. Au fil du temps, par réaction, on promulgue de plus en plus de lois, ce qui restreint d’autant les libertés individuelles. Et tout commence parce que quelqu’un a pensé pouvoir faire exception à la règle. Mais pour le Tout-Puissant, cette excuse n’est jamais valable. Les « lois » du Seigneur –ses normes, ses attentes en ce qui concerne ses enfants – ne changent pas. « À toujours, ô Éternel ! Ta Parole subsiste dans les cieux » (Psaume 119.89).

D’un côté du spectre, on trouve la miséricorde divine, de l’autre, le jugement divin – la ligne entre les deux est la justice de Dieu. Les actes de miséricorde ou de jugement de Dieu ne transgressent jamais la ligne de sa justice.

La Parole de Dieu n’a jamais besoin d’être révisée ou adaptée pour s’accommoder à une culture en perpétuel changement. À titre d’exemple, dans le monde entier, on s’ingénie à redéfinir le plan de Dieu concernant le rôle des hommes et des femmes. L’homosexualité et le lesbianisme sont considérés comme un style de vie acceptable. Mais dès le départ, l’Éternel a créé « l’homme et la femme » (Genèse 1.27) en leur donnant l’ordre de se reproduire : « Soyez féconds, multipliez… » (Genèse 1.28). Quand les hommes se sont mis à pervertir le plan des relations hommes-femmes en se livrant à l’homosexualité à Sodome et Gomorrhe, ils ont été frappés rapidement et sans appel (Genèse 19.1-29).

La condamnation d’une telle perversion morale a été énoncée clairement dans la loi de Moïse et exposée en détail dans le livre du Lévitique (Sainteté) : « Si un homme couche avec un homme comme on couche avec une femme, ils ont fait tous deux une chose abominable ; ils seront punis de mort : leur sang retombera sur eux » (Lévitique 20.13). Paul, lorsqu’il a écrit aux chrétiens de Rome et de Corinthe, n’a laissé planer aucun doute sur la gravité de ce péché : « Leurs femmes ont changé l’usage naturel en celui qui est contre nature ; et de même les hommes, abandonnant l’usage naturel de la femme, se sont enflammés dans leurs désirs les uns pour les autres, commettant homme avec homme des choses infâmes, et recevant en eux-mêmes le salaire que méritait leur égarement » (Romains 1.26-27 ; voir aussi 1 Corinthiens 6.9-10).

Cette génération presse sans cesse l’Église d’accepter (d’approuver, de légitimer) les mariages entre personnes du même sexe – homosexuels et lesbiennes – en rejetant catégoriquement les Écritures. Elle proclame haut et fort que de tels interdits étaient sans doute souhaitables pour les cultures précédentes, mais qu’ils ne sont plus nécessaires pour notre société actuelle « éclairée » (c’est- à-dire plus intelligente que Dieu). Manifestement, selon la Parole, il s’agit là d’une terrible perversion du plan de Dieu en ce qui concerne l’intimité sexuelle. Même d’un point de vue logique, c’est totalement insensé, puisque toute reproduction entre personnes du même sexe est radicalement impossible.

Les revendications que nous venons de citer attirent l’attention du monde actuel, mais aucun chrétien ne doit s’imaginer pouvoir esquiver la moindre portion de la Parole de Dieu sans en subir les conséquences. Ce sont des « petits renards qui ravagent les vignes » (Cantique des cantiques 2.15). Le message des « semailles et des moissons » est un principe immuable de Dieu envers les hommes. « Ne vous y trompez pas : on ne se moque pas de Dieu (personne ne peut se permettre de dédaigner ses préceptes ou de les mettre de côté). [Celui qui tente de tromper Dieu se trompe lui-même.]Ce qu’un homme aura semé, il le moissonnera aussi » (Galates 6.7).

Pour tous les évangéliques, la justice de Dieu fait partie intégrante de sa perfection. Néanmoins, quand les actes fautifs ont des conséquences désastreuses, beaucoup crient à l’injustice. Salomon a évoqué cette attitude en ces termes : « La folie de l’homme pervertit sa voie, et c’est contre l’Éternel que son coeur s’irrite » (Proverbes 19.3). Dieu n’a pas de « fils préférés », mais il ne nous laisse pas non plus nous traîner dans la fange. Nos mauvais choix (nos désobéissances) ont inévitablement des conséquences dramatiques.

Tout ce qui provient de la main du Père est destiné à notre bien et à sa gloire. Grâce à l’oeuvre de la croix, nous sommes tous égaux à ses yeux : nous avons droit à ses glorieuses promesses et nous devons nous soumettre à sa discipline. Ce dernier mot provoque de vives émotions, car si nous chérissons les bénédictions, nous détestons la discipline. Mais comme l’explique l’auteur de l’épître aux Hébreux, « supportez le châtiment : c’est comme des fils que Dieu vous traite ; car quel est le fils qu’un père ne châtie pas ? Mais si vous êtes exempts du châtiment auquel tous ont part, vous êtes donc des enfants illégitimes, et non des fils » (Hébreux 12.7-8). Aucun de nous ne fait exception à la règle dans la famille de Dieu, et nous ne devons pas nous comporter comme des marginaux. Souvenons-nous que notre compréhension est faible et très limitée ; il est donc dangereux de nous ériger en juges d’autres enfants de Dieu.

La leçon de vie : Dieu m’aime assez pour m’empêcher de me détruire. Comme je suis son enfant, tout ce qu’il a prévu pour ma vie est bon et bienfaisant. Toutefois, il faut impérativement que je m’efforce de l’honorer, de le respecter, de le révérer et de lui obéir chaque jour. La justice divine exclut toute « extension de grâce ». Aucun membre de la famille de Dieu ne jouit d’un traitement de faveur.

FAIRE « DEUX POIDS ET DEUX MESURES » QUAND CELA NOUS ARRANGE

C’est quand il a abordé ce sujet que Jésus a adressé ses critiques les plus cinglantes contre la hiérarchie religieuse de son temps. Du sermon sur la montagne (Matthieu 5-7), au début de son ministère terrestre, jusqu’à la semaine de la passion, juste quelques heures avant la crucifixion (Matthieu 21.23-23.36), Jésus a dénoncé l’hypocrisie de ceux qui se targuaient d’être les leaders spirituels du peuple juif.

Vous voulez distinguer facilement les pharisiens des sadducéens au temps de Jésus ? Voici une méthode toute simple : les pharisiens étaient arrogants et très imbus d’eux-mêmes. Les sadducéens ne croyaient pas en la résurrection et étaient tristes.

On sait que les pharisiens ne voulaient ni se soumettre au gouvernement romain ni adhérer au compromis entre Hérode et les autorités romaines pour maintenir la paix. La plupart d’entre eux ne faisaient pas partie de la tribu de Lévi et n’étaient donc pas de lignée sacerdotale. En conséquence, ils étaient en contact avec les gens du commun qui soutenaient leur résistance à la culture grecque si envahissante dans cette région. Toutefois, au fil du temps, ce groupe (jadis surnommé les séparatistes) est devenu arrogant et fier. On aurait pu les surnommer les « élitistes ». Ils avaient les bonnes réponses, mais étaient imbus d’eux-mêmes. Jésus discernait tout cela et estimait leur attitude néfaste.

Quant aux sadducéens, qui croyaient qu’il n’y aurait pas de résurrection, ils étaient surtout des habitants de Jérusalem de lignée sacerdotale. Ils se considéraient comme les « gardiens » de la loi de Moïse et ne toléraient pas qu’on ne suive pas la loi et les prophètes dans les moindres détails. Jésus leur reprochait, à eux aussi, leur façade de propre-justice. Qu’a-t-il déclaré catégoriquement ? « Je vous le dis, si votre justice ne surpasse celle des scribes et des pharisiens, vous n’entrerez pas dans le royaume des cieux ! » (Matthieu 5.20).

L’apôtre Paul a repris publiquement Simon Pierre parce que ce dernier faisait « deux poids et deux mesures » : « Mais lorsque Céphas vient à Antioche, je lui résistai en face, parce qu’il était répréhensible. En effet, avant l’arrivée de quelques personnes envoyées par Jacques (leader à Jérusalem), il mangeait avec les païens ; et, quand elles furent venues (les personnes juives de Jérusalem), il s’esquiva et se tint à l’écart, par crainte des circoncis. Avec lui les autres Juifs usèrent aussi de dissimulation, en sorte que Barnabas même fut entraîné par leur hypocrisie » (Galates 2.11-13 ; c’est moi qui ai ajouté les remarques entre parenthèses). Pierre a modifié son habitude préalable pour plaire aux Juifs convertis qui insistaient pour que les païens se fassent circoncire. Faire « deux poids et deux mesures » est toujours signe d’hypocrisie et sème la confusion et la controverse dans le corps de Christ. Ce genre d’attitude provoque des divisions, ce qui ne devrait jamais se produire parmi les disciples de Christ. En effet, toute la Bible nous incite à l’amour.

La relation de l’homme avec le Créateur a commencé dans l’amour. L’Église doit être le modèle terrestre de notre relation avec le Père céleste, et en tant que tel, un modèle d’amour agape. Parce qu’elle est issue du don sacré du Père, elle ne devrait jamais se composer d’individus qui sont prêts à compromettre les vérités scripturaires pour servir leurs intérêts personnels.

FAIRE « DEUX POIDS ET DEUX MESURES » PEUT AVOIR DEUX CONSÉQUENCES DANGEREUSES

La leçon de vie : Le concept « Faites ce que je dis, et non ce que je fais » est contraire à l’ordre scripturaire : « Soyez mes imitateurs, comme je le suis moi-même de Christ » (1 Corinthiens 11.1). Paul encourage son fils dans la foi, Timothée, en ces termes : « Sois un modèle pour les fidèles, en parole, en conduite, en charité, en esprit, en foi, en pureté » (1 Timothée 4.12).

Pierre a écrit aux croyants de plusieurs provinces romaines (l’actuelle Turquie) : « Paissez le troupeau… non comme dominant sur ceux qui vous sont échus en partage, mais comme étant les modèles du troupeau » (1 Pierre 5.3). La manière la plus rapide, pour un disciple de Christ, de perdre toute crédibilité – dans l’Église comme à l’extérieur – est de vivre hypocritement. C’est encore bien pire lorsqu’une telle duplicité est destinée à accomplir nos desseins égoïstes. Si nous vivons pour Christ, nous n’aurons aucun besoin d’avoir recours à ce genre de stratagème. Jésus, notre Seigneur, procure la paix et la sécurité qui comblent tous ceux qui ont le coeur pur.

UNE VIE PRIVÉE QUI DIFFÈRE DE CE QUE VOUS PROFESSEZ PUBLIQUEMENT

C’est notre vie privée qui rend crédible ce que nous professons publiquement. L’exemple malheureux et trop fréquent est celui d’un homme qui est l’un des leaders de l’assemblée locale, mais qui se comporte chez lui d’une manière contraire à sa profession de foi. Ou encore celui d’une femme qui chante, crie et danse à l’église, mais qui critique et rabaisse les autres dès qu’elle en sort. Le pire est que les enfants qui sont élevés par de tels parents éprouvent de très grandes difficultés à découvrir la réalité de la foi en Christ. Ils concluent que Christ n’est pas plus réel que le père Noël ou le lapin de Pâques. Ce n’est qu’un « personnage imaginaire » qui n’a aucun impact sur la vie des gens. Que c’est tragique !

Heureusement, beaucoup de fidèles hommes et femmes de Dieu rendent un témoignage remarquable de vie droite à leur famille, à leurs frères et soeurs de l’Église, à leurs amis non chrétiens et à leurs voisins. Il y a quelques années, pendant que j’effectuais une tournée missionnaire au Nigéria, l’un des anciens d’une assemblée local est parti auprès du Seigneur. Pendant que j’assistais au service funèbre, le fils de cet homme, qui était médecin aux USA, a parlé de la foi de son père. Son témoignage était éloquent. Il a conclu : « Il vivait exactement de la même façon à la maison qu’à l’église. »

À notre époque d’avancées technologiques fulgurantes, les médias sociaux (ordinateurs, téléphones mobiles, iPads, etc.) sont devenus à la fois des bénédictions et des malédictions. Ces appareils ne sont ni bons ni mauvais en eux-mêmes ; tout dépend de l’utilisation qu’on en fait. D’un côté, pour l’enfant de Dieu, cette technologie peut transmettre très efficacement l’Évangile de Christ. De l’autre, quand les gens ont de mauvaises intentions, elle est terriblement néfaste. Il est alarmant, voire terrifiant, d’apprendre le nombre inouï de sites internet qui – selon les statistiques – n’existent que pour diffuser du matériel pornographique. Le danger est considérable, parce que tout cela est privé, et que personne ne sait à quel moment quelqu’un se connecte à des sites immoraux et addictifs. Ceux qui ont étudié de près cet adultère électronique ont conclu que la pornographie sous toutes ses formes est une épidémie mondiale.

Avec l’expansion rapide des appareils reliés à des satellites, elle n’est plus limitée aux personnes et aux nations riches. Je ne mentionne ce terrible fléau que parce que selon les statistiques, ceux qui prétendent être « nés de nouveau » ont un pourcentage de participation presque aussi élevé que ceux qui ne font pas profession d’être des chrétiens fervents. Le comportement public de ces « bons chrétiens » ne laisse rien paraître de leur conduite privée pervertie. Cela n’est qu’un exemple parmi d’autres du mal spirituel que le chrétien se fait à lui-même et fait à ceux sur lesquels il exerce une influence quand ses attitudes et ses actions privées restent secrètes, alors qu’elles sont terriblement perverses.

On excuse souvent le péché privé secret en se disant que ce sera « juste pour une fois ». Ensuite, on se sentira coupable et on se repentira. Mais si on ne se discipline pas pour fuir les circonstances pendant lesquelles on est tenté, il y aura presque certainement une seconde et une troisième fois. Et le cycle se perpétuera jusqu’à ce que ce qui avait été considéré comme une « erreur passagère » devienne une habitude coupable.

Soit vous devenez hypocrite et vous vous conduisez d’une façon telle que vos paroles ne correspondent pas à vos actes, soit vous devenez intransigeant et vous condamnez tous ceux qui n’adhèrent pas à votre norme personnelle de conduite.

Ce que nous oublions souvent, ou du moins que nous mettons de côté, c’est que le Tout-Puissant garde en mémoire tout ce que nous faisons, en public comme en privé. Bien plus, la Parole nous affirme en toutes lettres que le mal caché sera dévoilé. « Sachez que votre péché vous trouvera » (Nombres 32.23). Il serait bon de méditer le sort terrible d’Acan (et de sa famille) quand il a volé un manteau babylonien ainsi que de l’argent et de l’or à Jéricho (Josué 7.16-26). Jésus a confirmé ce principe à ses disciples. « Il n’y a rien de caché qui ne doive être découvert, ni de secret qui ne doive être connu. C’est pourquoi tout ce que vous aurez dit dans les ténèbres sera entendu dans la lumière, et ce que vous aurez dit à l’oreille dans les chambres sera prêché sur les toits » (Luc 12.2-3, caractères gras ajoutés).

Nous dévoilons notre véritable caractère quand personne ne nous observe.

La leçon de vie : Nous sommes particulièrement tentés de faire le mal dans nos moments privés, quand nous sommes à l’abri du regard scrutateur des autres. La logique insensée conclut que comme personne ne nous observe, nul ne saura jamais ce que nous faisons. L’enfant de Dieu doit « résister au diable » (un terme militaire, Jacques 4.7) en se tenant sans cesse sur ses gardes et en « revêtant toutes les armes de Dieu » (Éphésiens 6.11, 12) afin de déjouer toutes les attaques insidieuses et perfides de Satan. En effet, s’il y a un péché caché dans la vie des chrétiens, l’Église entière en pâtira.

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