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Chrétiens

Chrétiens persécutés

Qu’est-ce qui empêche de nombreux chrétiens de propager leur foi ?

 

« Car c’est en croyant du coeur qu’on parvient à la justice, et c’est en confessant de la bouche qu’on parvient au salut, selon ce que dit l’Ecriture: Quiconque croit en lui ne sera point confus. Il n’y a aucune différence, en effet, entre le Juif et le Grec, puisqu’ils ont tous un même Seigneur, qui est riche pour tous ceux qui l’invoquent. Car quiconque invoquera le nom du Seigneur sera sauvé. Comment donc invoqueront-ils celui en qui ils n’ont pas cru? Et comment croiront-ils en celui dont ils n’ont pas entendu parler? Et comment en entendront-ils parler, s’il n’y a personne qui prêche? Et comment y aura-t-il des prédicateurs, s’ils ne sont pas envoyés? selon qu’il est écrit: Qu’ils sont beaux Les pieds de ceux qui annoncent la paix, De ceux qui annoncent de bonnes nouvelles! » (Romains 10:10-15)

Il est normal que les chrétiens rendent témoignage de leur foi à plusieurs personnes par an. Dans ce cas, pourquoi si peu d’entre eux le font-ils ?

La compagnie aérienne avait perdu mes bagages au cours d’un vol vers Londres. Quand j’ai fait une réclamation avant mon voyage de retour vers les États-Unis, le responsable de la compagnie aérienne m’a présenté ses excuses et m’a offert de voyager en première classe.

L’hôtesse de l’air qui s’occupait de moi était très gentille. Nous avons engagé la conversation et je lui ai appris que j’étais pasteur. Au cours de la discussion, le Saint-Esprit m’a mis à coeur un aspect précis de sa vie. J’ai fini par lui dire :

« Il faut que je vous avoue quelque chose. Jamais je n’ai voyagé en première classe de Londres à Dallas. Mais je crois que Dieu a arrangé ça, et ce n’est pas pour que je rentre chez moi plus confortablement. Il m’a placé là pour vous. Vous venez de divorcer, n’est-ce pas ? »

Elle a hoché la tête et j’ai continué : « Avant votre naissance, Dieu avait un plan pour votre vie, mais il ne s’est pas encore réalisé. Il faut d’abord que vous receviez son pardon et soumettiez votre vie à Christ. » J’ai demandé : « Puis-je prier pour que vous receviez Jésus-Christ comme votre Sauveur ? »

«Oui, m’a-t-elle répondu, parce que j’ai quelque chose à vous dire. Moi non plus, je n’ai jamais fait le trajet de Londres à Dallas en première classe. Je remplace une autre hôtesse qui est tombée malade, et en sortant de mon appartement, j’ai fait une démarche que je n’avais pas faite depuis des années : j’ai prié. J’ai dit : ‘Seigneur, tu sais que ma vie est un vrai cauchemar, et je te prie de me montrer ce que je dois faire pendant ce vol.’»

Une fois que j’ai prié pour qu’elle reçoive Christ dans son coeur, son visage rayonnait de joie.

Quelques années plus tard, j’ai reçu un appel téléphonique. C’était une femme qui m’a expliqué : « Vous ne me connaissez pas. Mon pasteur m’a donné votre numéro. Je suis hôtesse de l’air.

Cette semaine, j’ai rencontré l’une de mes collègues, et nous avons découvert que nous étions toutes les deux chrétiennes. Quand nous nous sommes raconté nos témoignages, elle m’a dit qu’elle avait accepté Jésus au cours d’un vol de Londres à Dallas et elle a mentionné votre nom. Je lui ai appris que vous aviez prêché dans mon église. Elle m’a demandé de vous contacter pour vous apprendre qu’elle sert toujours Jésus et qu’elle va régulièrement à l’église. »

« Chaque fois que j’ai rendu témoignage à quelqu’un qui a ensuite accepté Christ, je me suis aperçu que Dieu avait déjà préparé son cœur à entendre le message du salut »

Chaque fois que j’ai rendu témoignage à quelqu’un qui a ensuite accepté Christ, je me suis aperçu que Dieu avait déjà préparé son coeur à entendre le message du salut.

La Bible enseigne clairement que le témoignage personnel n’est pas réservé aux rares élus qui sont spécialement doués pour être évangélistes (Éphésiens 4.11). C’est la mission de tous ceux qui suivent Christ. Philippe est le seul qui soit désigné comme évangéliste dans le Nouveau Testament.

Dans Actes 8, Dieu s’est servi de lui pour conduire l’eunuque éthiopien à la foi, en lui procurant un exemple de ce que fait un évangéliste. Dans notre culture contemporaine, la plupart des gens croient que les évangélistes sont des gens qui prêchent à de grandes foules dans des stades ou à la télévision. Mais l’exemple de Philippe est celui d’une rencontre personnelle et de l’évangélisation d’un seul homme.

Il est normal que les chrétiens rendent témoignage de leur foi à plusieurs personnes par an. Dans ce cas, pourquoi si peu de chrétiens le font-ils ? Cet article explique pourquoi les gens négligent l’évangélisation personnelle. Il vous donne un aperçu de la théologie biblique de l’évangélisation et vous expose deux méthodes efficaces basées sur cette théologie qui peuvent contribuer à ce que davantage de chrétiens s’engagent dans l’évangélisation personnelle.

POURQUOI LES GENS NE TÉMOIGNENT PAS

Quand j’étais au séminaire, un professeur nous a donné les résultats d’une étude approfondie des Églises évangéliques. Elle révélait que moins de 10% des chrétiens témoignent personnellement de leur foi, et cela dans toutes les congrégations.

Pourquoi la plupart des chrétiens ne rendent-ils pas témoignage aux non chrétiens ? Voici quatre grandes raisons.

Par apathie ou par indifférence

L’étude à laquelle ce professeur se référait montrait aussi que la grande majorité des 10% des membres de la congrégation qui témoignent de leur foi sont chrétiens depuis moins d’un an. Les leaders chrétiens doivent traiter deux aspects essentiels de l’évangélisation personnelle : l’éducation et la motivation. Je pense que pour la plupart des gens, c’est la motivation qui pose problème.

Le manque de confiance

Si beaucoup estiment que la plupart des gens ne témoignent pas par apathie, je crois que leur plus gros problème est le manque de confiance en soi.

La plupart des disciples de Christ veulent être des témoins efficaces, mais beaucoup se sentent incapables, intimidés ou même effrayés de parler de leur foi en Christ, surtout à des personnes qui ne viennent pas d’un milieu chrétien.

Le pluralisme et un climat de tolérance

La tolérance religieuse est considérée comme une vertu dans la culture populaire. Certaines grandes religions, comme le bouddhisme et l’hindouisme, sont naturellement pluralistes. De plus en plus, les gens croient qu’aucune religion n’est la seule source exclusive de la vérité (si la vérité existe !) et que toutes les religions détiennent une certaine part de vérité et de valeur. Beaucoup de chrétiens ont l’impression que l’évangélisation directe constitue un manque de respect des valeurs des autres.

Les fausses croyances

Beaucoup de personnes ne comprennent pas la nécessité d’évangéliser à cause des fausses idées sur la condition spirituelle humaine et sur la manière d’être sauvé. La culture laïque fait tout pour supprimer la notion de péché. On attribue l’immoralité et la violence à la pauvreté, aux injustices sociales et même à la génétique.

La pensée dominante, même parmi un nombre croissant de chrétiens évangéliques, est que Dieu jugera l’humanité non régénérée et qu’ensuite, elle l’annihilera comme les animaux. Dès l’époque de l’Église primitive, beaucoup ont supposé que tous les hommes finiraient par aller au ciel. Notre culture contemporaine soutient que quelles que soient leurs croyances, tous auront accès à la vie éternelle et à l’ultime paix.

Confronter les fausses doctrines à la vérité biblique résoudra en grande partie les problèmes de l’indifférence, du manque de confiance, du pluralisme et de la tolérance.

LA VÉRITÉ BIBLIQUE SUR L’ÉVANGÉLISATION

La condition spirituelle humaine et la voie du salut

Trois faits sont incontournables : l’état de perdition de l’humanité, la certitude de l’éternité, et l’exclusivité de Jésus-Christ.

L’humanité est perdue

La Parole de Dieu montre clairement que tous les hommes sont perdus, « car tous ont péché et son privés de la gloire de Dieu » (Romains 3.23).

Dans l’une des cités modernes d’Asie, au milieu des gratte-ciel illuminés, j’ai visité un temple païen. Des milliers de spectateurs se pressaient dans la cour extérieure. Involontairement, au sein de la bousculade de la foule en mouvement, je me suis retrouvé à quelques pas d’un prêtre qui psalmodiait pendant que les adeptes se livraient à une sorte de transe démoniaque. Leur dos était percé par une rangée d’anneaux métalliques, mais aucune goutte de sang ne s’en écoulait. Chaque anneau était relié à une chaîne rattachée à une charrette remplie de pierres. Les adeptes tiraient la charrette dans les rues dans le but d’obtenir le pardon, la guérison et la prospé- rité. Chacun de ces instruments de torture représentait tacitement l’antithèse de la grâce de Dieu. Si ce spectacle était déchirant, il est important de se souvenir que même ceux qui soutiennent être chrétiens, mais qui ne connaissent pas Christ personnellement sont aussi perdus que tous les stéréotypes traditionnels des « païens ».

L’éternité est certaine

Si tous les êtres humains ont un commencement, la Parole de Dieu indique qu’une fois commencée, notre existence n’aura jamais de fin. Jésus a enseigné : « Ensuite il dira à ceux qui seront à sa gauche : Retirez-vous de moi, maudits ; allez dans le feu éternel… Et ceux-ci iront au châtiment éternel, mais les justes à la vie éternelle » (Matthieu 25.41, 46). Chaque être humain fera face un jour au jugement dernier. Oui, tous les hommes ont une destinée éternelle.

Jésus-Christ est la seule voie du salut

La Bible enseigne qu’il n’y a qu’un seul moyen de faire la paix avec Dieu et d’avoir accès à la vie éternelle. Jésus a dit : « Je suis le chemin, la vérité, et la vie. Nul ne vient au Père que par moi » (Jean 14.6). Il est à la fois la porte et le chemin. Pierre a expliqué : « Il n’y a de salut en aucun autre ; car il n’y a sous le ciel aucun autre nom qui ait été donné parmi les hommes par lequel nous devions être sauvés » (Actes 4.12).

LA NATURE DE L’EVANGILE

La puissance de l’Évangile

L’apôtre Paul a écrit : « Je me dois aux Grecs et aux barbares, aux savants et aux ignorants. Aussi j’ai un vif désir de vous annoncer aussi l’Évangile, à vous qui êtes à Rome. Car je n’ai point honte de l’Évangile de Christ ; c’est une puissance de Dieu pour le salut de quiconque croit, du Juif premièrement, puis du Grec » (Romains 1.14-16). La principale puissance de l’évangélisation n’est pas le messager, mais le message.

« La pire de toutes les tragédies est que les personnes perdues spirituellement n’entendent pas l’Évangile parce que des disciples de Christ ont omis d’annoncer son message »

Après avoir démontré que la puissance du salut est l’Évangile, Paul explique clairement pourquoi il est essentiel de le proclamer : « Quiconque invoquera le nom du Seigneur sera sauvé. Comment donc invoqueront-ils celui en qui ils n’ont pas cru ? Et comment croiront-ils en celui en qui ils n’ont pas entendu parler ? Et comment en entendront-ils parler, s’il n’y a personne qui leur prêche ? Et comment y aura-t-il des prédicateurs, s’ils ne sont pas envoyés ? » (Romains 10.13-15). Après avoir énoncé l’offre gratuite de Dieu en Christ, Paul pose des questions rhétoriques provocantes selon une suite logique. Chaque question est basée sur le verbe-clé de la question précédente. La conclusion est sans appel : il faut prêcher l’Évangile.

Quand Paul a enseigné la nécessité de proclamer l’Évangile, il a clairement révélé que notre message va au-delà des mots. Il comprend aussi des actions.

Paul a écrit aux chrétiens de Thessalonique : « … notre Évangile ne vous ayant pas été prêché en paroles seulement, mais avec puissance, avec l’Esprit-Saint, et avec une pleine persuasion ; car vous n’ignorez pas que nous nous sommes montrés ainsi parmi vous, à cause de vous » (1 Thessaloniciens 1.5).

Le témoignage de Paul ne reposait pas seulement sur ce qu’il disait (« en paroles »), mais sur sa façon de parler (« avec puissance, avec l’Esprit-Saint, et avec une pleine persuasion ») et sur sa manière d’être (« car vous n’ignorez pas que nous nous sommes montrés ainsi parmi vous, à cause de vous »).

Ce que nous disons

L’Évangile est un message que nous devons annoncer de façon audible. L’étude de l’évangélisation dans le Nouveau Testament montre irréfutablement que notre message doit être basé sur Jésus. Dans l’Église primitive, le message des croyants était toujours centré sur la personne de Jésus-Christ. Les nouveaux convertis proclamaient hardiment et clairement Jésus, et des multitudes croyaient en lui.

Notre façon de parler

Nos émotions, nos attitudes et nos actions font partie de notre message au même titre que nos paroles. Dans une lettre adressée aux Colossiens, Paul a dit : « Conduisez-vous avec sagesse envers ceux du dehors, et rachetez le temps. Que votre parole soit toujours accompagnée de grâce, assaisonnée de sel, afin que vous sachiez comment il faut répondre à chacun » (Colossiens 4.5, 6).

L’apôtre Pierre a écrit : « Sanctifiez dans vos coeurs le Seigneur Dieu, étant toujours prêts à vous défendre, avec douceur et respect, devant quiconque vous demande raison de l’espérance qui est en vous, et ayant une bonne conscience, afin que, là même où ils vous calomnient comme si vous étiez des malfaiteurs, ceux qui décrient votre bonne conduite soient couverts de confusion » (1 Pierre 3.15, 16).

Paul et Pierre insistent tous deux sur le fait que notre témoignage ne se limite pas à ce que nous disons. Paul explique qu’il doit être « accompagné de grâce », et Pierre précise que nous devons parler « avec douceur et respect ».

Notre manière d’être

Si notre manière d’être et nos actes ne correspondent pas à nos paroles, l’impact produit par notre message en pâtira beaucoup. La plupart des gens – en particulier ceux que nous connaissons personnellement – seront attirés par notre témoignage individuel de la différence que Christ a faite dans notre vie dans la mesure où nos actions le leur prouveront.

Dans une société au sein de laquelle les gens ont de moins en moins confiance en l’intégrité des membres du gouvernement et des PDG du monde des affaires, la crédibilité personnelle des chrétiens n’est pas seulement une force supplémentaire dans le témoignage, mais une condition essentielle.

La puissance de l’Esprit

Paul a dit aux Thessaloniciens qu’on proclame efficacement l’Évangile « avec puissance, avec l’Esprit-Saint ».

Le mot traduit par « puissance » dans Actes 1.8 (dunamis) signifie simplement « capacité » et s’applique à ce dont nous avons besoin dans l’évangélisation personnelle.

Le Saint-Esprit nous qualifie dans les trois composantes de notre message : ce que nous disons, notre façon de le dire et notre manière d’être. Il renforce l’impact de notre témoignage (ce que nous disons, notre façon de le dire) en nous donnant une passion sincère et ardente. Il nous permet aussi de devenir ce que Dieu nous a appelés à être. Si nous laissons le fruit de l’Esprit – la nature de Jésus-Christ – façonner notre vie, Christ apparaît clairement à ceux qui nous entourent.

Comprendre les conséquences éternelles de la perdition spirituelle et l’exclusivité de Christ pulvérise notre apathie et notre indifférence et règle les questions du pluralisme et de la tolérance. Comprendre la puissance de l’Évangile et la nature du revêtement de puissance de l’Esprit du messager aide les chrétiens à témoigner personnellement de Jésus avec assurance.

LES MEILLEURES FAÇONS DE PRATIQUER L’ÉVANGÉLISATION PERSONNELLE

Ceux qui parviennent à évangéliser personnellement avec succès peuvent nous en apprendre beaucoup à ce sujet, mais que conseiller à ceux qui n’en ont pas l’habitude ? Deux pratiques évidentes dans les enseignements des apôtres Paul et Pierre peuvent aider efficacement les croyants à s’engager dans cette voie de l’évangélisation personnelle.

Entrer dans le travail d’évangélisation de Dieu

Dans sa première lettre aux Corinthiens, Paul a dé- crit la transmission de l’Évangile comme une semence qu’on plante et qu’on arrose : « J’ai planté, Apollos a arrosé, mais Dieu a fait croître » (1 Corinthiens 3.6). Dans cette affirmation, Paul a établi une distinction claire entre la part de Dieu et celle de l’homme dans la moisson spirituelle. Les temps des verbes employés

ici par Paul sont différents. Quand Paul et Apollos ont planté et arrosé la semence (le message), le temps du verbe grec indique que pendant une certaine période, Paul a planté la semence, et que pendant une autre période, Apollos l’a arrosée. Mais lorsque Paul décrit l’activité de Dieu dans ce processus, le verbe révèle clairement que Dieu n’a pas seulement oeuvré après que la semence a été plantée et arrosée : tout du long, « Dieu a fait croître ».

Les membres de nos Églises doivent comprendre la différence entre la part de Dieu dans l’évangélisation et la nôtre. L’évangélisation est, sous certains aspects, un processus de persuasion. Dans sa seconde lettre aux Corinthiens, Paul a écrit : « Connaissant donc la crainte du Seigneur, nous cherchons à convaincre les hommes » (2 Corinthiens 5.11). Mais l’évangélisation diffère de la simple persuasion humaine. Paul a aussi écrit : « Ma parole et ma prédication ne reposaient pas sur les discours persuasifs de la sagesse, mais sur une démonstration d’Esprit et de puissance » (1 Corinthiens 2.4). Si Paul avait, sans aucun doute, un certain pouvoir naturel de persuasion, il réalisait que la sagesse terrestre et la persuasion humaine ne suffisent pas à transmettre l’Évangile aux gens.

La plupart des disciples de Christ souhaitent sincèrement être des témoins efficaces, mais beaucoup d’entre eux se sentent incapables, intimidés ou même effrayés à l’idée de transmettre leur foi en Christ. Cela est dû en partie à l’idée fausse que nous sommes responsables, en tant que chrétiens, de persuader les non croyants de devenir chrétiens. Certes, nous devons faire ce qui nous incombe – annoncer l’Évangile : toutefois, seul Dieu peut ouvrir le coeur de nos interlocuteurs pour les pousser à prendre une décision (Actes 16.14).

Bien que Dieu ait choisi de nous impliquer dans l’évangélisation personnelle, nous ne pouvons jouer notre rôle que parce que le Saint-Esprit agit déjà dans le coeur des gens, avant même que nous annoncions notre message. Témoigner n’est pas uniquement une affaire de persuasion personnelle. C’est l’oeuvre de Dieu, une oeuvre dans laquelle nous avons le privilège de collaborer avec le Saint-Esprit pour gagner ceux qui sont perdus.

Le Saint-Esprit nous qualifie dans les trois composantes de notre message : ce que nous disons, notre façon de le dire et notre manière d’être.

L’ÉVANGÉLISATION RÉACTIVE

Témoigner n’est pas une communication à sens unique. Paul a dit : « Que votre parole soit toujours accompagnée de grâce, assaisonnée de sel, afin que vous sachiez comment il faut répondre à chacun » (Colossiens 4.6). Et Pierre a recommandé : « Sanctifiez dans vos coeurs le Seigneur Dieu, étant toujours prêts à vous défendre, avec douceur et respect, devant quiconque vous demande raison de l’espérance qui est an vous » (1 Pierre 3.15).

Pierre et Paul, qui ont beaucoup contribué à l’expansion du christianisme et qui étaient connus pour la puissance de leur prédication, enseignaient que la communication avec des non croyants implique une réaction de notre part – et pas seulement une proclamation. L’évangélisation réactive reconnaît la souveraineté de Dieu et dépend de son activité. Cela nous permet de tenir notre rôle dans le processus d’évangélisation, autrement dit de parler aux autres tout en dépendant de l’aide du Saint-Esprit.

Chaque fois que j’ai témoigné de ma foi à un non chrétien qui a ensuite accepté Christ, j’ai découvert que Dieu avait déjà préparé le coeur de cette personne à accepter le message. Quand nous comprenons le rôle que le Seigneur joue dans l’évangélisation, nous sommes en mesure d’être audacieux, car nous comptons sur son pouvoir de persuasion. Nous pouvons aussi être patients. Nous croyons en son timing au lieu de tenter de pousser les gens à prendre une décision prématurée. Cela nous délivre de l’anxiété et nous permet de n’être ni hésitants, ni trop pressés dans nos relations avec les autres.

Quand nous dialoguons avec un non croyant, nous pouvons toujours nous ingénier à présenter l’Évangile de la façon la plus complète possible, mais rares sont ceux qui prennent une décision pour Christ à la suite d’une seule rencontre. Nous « plantons » et « arrosons » le message, et Dieu le fait croître. Le Saint-Esprit pousse les gens à prendre une décision.

CONCLUSION

Que se passerait-il si la plupart des chrétiens apprenaient, d’après la Parole de Dieu, que leur rôle ne consiste pas à persuader les non croyants de devenir chrétiens, mais de « planter » et d’ « arroser » le message de Jésus là où Dieu leur ouvre des portes et leur procure des occasions ?

Le poète et abolitionniste américain John Greenleaf Whittier a écrit : « Les plus tristes des mots qui aient jamais été écrits ou prononcés sont : “Si j’avais su !” La pire de toutes les tragédies est que les personnes perdues spirituellement n’entendent pas l’Évangile parce que des disciples de Christ ont omis d’annoncer son message. »

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