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Chrétiens

Chrétiens persécutés

Les chrétiens sont les ambassadeurs de Christ

« Si quelqu’un est en Christ, il est une nouvelle créature. Les choses anciennes sont passées; voici, toutes choses sont devenues nouvelles. Et tout cela vient de Dieu, qui nous a réconciliés avec lui par Christ, et qui nous a donné le ministère de la réconciliation. Car Dieu était en Christ, réconciliant le monde avec lui-même, en n’imputant point aux hommes leurs offenses, et il a mis en nous la parole de la réconciliation. Nous faisons donc les fonctions d’ambassadeurs pour Christ, comme si Dieu exhortait par nous; nous vous en supplions au nom de Christ: Soyez réconciliés avec Dieu! » (2 Corinthiens 5:17-20)

Les ambassadeurs qui représentent une nation ou un royaume dans une autre nation ont une position stratégique et honorable considérable. Ils sont investis de l’autorité de la nation qui les envoie. Ils sont les porte-parole officiels de leur patrie. En matière de relations, l’ambassadeur a pour mission de maintenir les échanges d’informations entre les deux nations. Il doit bien connaître sa mission – tant ses privilèges que ses responsabilités. Certains postes peuvent s’avérer relativement confortables et calmes ; d’autres connaissent souvent des moments de tensions et de turbulences.

Maintenant, reprenons cette analogie en nous basant sur 2 Corinthiens 5:17-20. Ici, il est bon d’examiner le verbe réconcilier pour mettre en évidence notre fonction d’ambassadeurs au profit du royaume spirituel. Ce mot signifie littéralement échanger. Quand un homme est réconcilié avec Dieu, celui-ci peut échanger son passé ténébreux contre la miséricorde et la grâce divines, et cela par le Christ Jésus. « Car si, lorsque nous étions ennemis, nous avons été réconciliés avec Dieu par la mort de son Fils, à plus forte raison, étant réconciliés, serons-nous sauvés par sa vie ! Et non seulement cela, mais encore nous nous glorifions en Dieu par notre Seigneur Jésus-Christ, par qui maintenant nous avons obtenu la réconciliation » (Romains 5:10-11).

Dieu a cessé d’être en colère contre ses « ennemis » sans compromettre son intégrité et sa sainteté. Il agit toujours selon sa justice et son amour. Pour lui, à sa propre initiative, échanger l’hostilité de l’homme contre la grâce et la miséricorde divines est la plus haute expression de sa nature immuable. Jamais les Écritures ne nous affirment, directement ou indirectement, que Dieu s’est réconcilié avec les hommes. L’inimitié était entièrement de notre côté, jamais de celui du Seigneur. C’est l’homme qui doit être réconcilié, et non Dieu. Nous n’avons aucun pouvoir de transaction, rien à mettre sur la table pour prouver notre valeur. C’est pourquoi Christ est devenu la « propitiation » (celui qui apaise, qui « couvre ») pour nos péchés (Romains 3.25 ; 1 Jean 2:2, 4.10) grâce à sa mort expiatoire (qui a servi de rançon) sur la croix. C’est son extraordinaire message – tous les hommes peuvent avoir de nouveau une juste relation avec Dieu, leur Créateur – que nous avons été appelés à proclamer.

Mettez ce glorieux message dans le contexte de la grande mission. « Allez par tout le monde, et prêchez la bonne nouvelle à toute la création » (Marc 16:15). « Allez, faites de toutes les nations des disciples, les baptisant au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit, et enseignez-leur à observer tout ce que je vous ai prescrit » (Matthieu 28.19, 20, emphase ajoutée). L’évangélisation efficace a deux composantes importantes : (1) faire des disciples – conduire des gens au salut par la foi en Jésus-Christ, et (2) les enseigner – amener les croyants à avoir une relation solide avec Christ et son Église. Aujourd’hui, pour effectuer cette seconde démarche, on parle de mentorat ou de coaching.

Au début du livre des Actes, Luc continue son rapport des derniers jours sur la terre du Christ ressuscité, donnant ainsi une suite à son Évangile. En réponse à la question des disciples concernant le rétablissement du royaume terrestre d’Israël, Jésus a répliqué : « Ce n’est pas à vous de connaître les temps ou les moments que le Père a fixés de sa propre autorité. Mais vous recevrez une puissance, le Saint-Esprit survenant sur vous, et vous serez mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée, dans la Samarie, et jusqu’aux extrémités de la terre » (Actes 1:8). Ce seul verset donne un plan d’action simple qu’a ensuite suivi scrupuleusement l’Église du Nouveau Testament. Les disciples de Christ, hommes et femmes, ont obéi à son ordre : Jérusalem (Actes 1-7); la Judée et la Samarie Actes 8-12; et le monde entier (Actes 13-28).

Notons que les Actes se sont attachés avant tout à exposer le ministère de Pierre et de Paul. D’autres ont eu un ministère important et figurent aussi en bonne place dans le récit : Étienne, Philippe (tous deux diacres) et Barnabas. C’est Pierre qui s’est tourné le premier vers les Gentils, en se rendant chez un soldat romain nommé Corneille (Actes 10), mais Saul (ensuite nommé Paul), l’érudit juif converti, a concentré son ministère sur la population non-juive et a prêché l’Évangile « jusqu’aux extrémités de la terre » au cours de trois grands voyages missionnaires.

Actes 2 – L’Église du Nouveau Testament commence par 120 croyants remplis du Saint-Esprit le jour de la Pentecôte à Jérusalem.

Actes 28 – Le livre se conclut par une Église en pleine expansion qui s’est répandue de Jérusalem à la plus grande partie de l’empire romain.

C’est l’onction du Saint-Esprit qui a rempli de puissance les apôtres, les autres disciples de Christ et tous ceux qui ont cru en lui grâce à la prédication de l’Évangile à la Pentecôte et peu après.

Ils ont secoué les cultures religieuses et païennes traditionnelles et proclamé que Jésus est VIVANT.

Pierre a écrit deux épîtres ; Paul a écrit quatorze lettres et épîtres du Nouveau Testament (en incluant l’épître aux Hébreux). Jean, apôtre et frère de Jacques, a écrit cinq livres du Nouveau Testament (l’Évangile de Jean, 1, 2 et 3 Jean, l’Apocalypse). Jacques et Jude, demi-frères de Jésus, ont écrit un livre chacun. Et, bien sûr, les rédacteurs des Évangiles Matthieu et Marc ont écrit chacun un livre et Luc (le seul auteur non-juif de la Bible) a écrit l’Évangile de Luc et le livre des Actes.

Quand les ambassadeurs de Christ ont commencé à proclamer (à « être ses témoins ») que Christ avait réellement été crucifié (la méthode des Romains pour appliquer la peine de mort), mais qu’il était ressuscité d’entre les morts, le Saint-Esprit a révélé la véracité de cet accomplissement surnaturel des Écritures à de nombreuses personnes à Jérusalem. Le jour de la Pentecôte, 3000 hommes – venant de l’ensemble du monde connu de l’époque – ont accepté Christ comme leur Sauveur et Seigneur (Actes 2:41). Peu après, le nombre des hommes (sans compter les femmes et les enfants) qui étaient entrés dans le royaume spirituel a atteint 5000 (Actes 4:4). En même temps qu’ils proclamaient le Christ vivant, les disciples faisaient de nombreux miracles de guérison et de délivrance, exactement comme Jésus l’avait prédit : « Voici les miracles qui accompagneront ceux qui auront cru : en mon nom, ils chasseront les démons ; ils parleront de nouvelles langues ; ils saisiront des serpents ; s’ils boivent quelque breuvage mortel, il ne leur fera point de mal ; ils imposeront les mains aux malades, et les malades seront guéris » (Marc 16:17, 18). Saisir des serpents (Actes 28:3-6) et boire du poison n’avaient pas pour but de démontrer la puissance divine, mais ces choses se produisaient parfois soit fortuitement, soit intentionnellement quand leurs adversaires voulaient leur nuire. Ces manifestations surnaturelles de la puissance de Dieu étaient décrites comme « des miracles, des prodiges et des signes » (Actes 2:22).

L’ordre de prêcher l’Évangile à tous les peuples du monde a-t-il été totalement accompli ? Pas vraiment ! Avec l’explosion démographique de cette génération, si davantage de personnes ont accepté Christ comme leur Sauveur et Seigneur personnel de nos jours qu’au cours des siècles précédents (louons le Seigneur de sa fidélité à honorer sa Parole), il est évident que davantage de personnes n’ont PAS expérimenté le salut qu’à n’importe quel autre moment de l’histoire de l’humanité. La mission ne sera pas accomplie tant que toutes les personnes du monde n’auront pas entendu présenter clairement et distinctement l’Évangile. C’est ce que Dieu veut par-dessus tout. « Il use de patience envers vous, ne voulant pas qu’aucun périsse, mais voulant que tous arrivent à la repentance » (2 Pierre 3:9). Sans aucun doute, tout le monde a le droit de choisir, et l’Éternel ne violera pas le privilège qu’il a accordé à l’homme à la création. Néanmoins, « Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que QUICONQUE croit en lui ne périsse point, mais qu’il ait la vie éternelle. Dieu, en effet, n’a pas envoyé son Fils dans le monde pour qu’il juge le monde, mais pour que le monde SOIT SAUVÉ PAR LUI » (Jean 3:16, 17, emphase ajoutée). Tous peuvent accéder au salut, sans restriction. Tout le monde peut être réconcilié avec Dieu par Christ – et il nous a été donné une « parole de réconciliation » pour chacun (2 Corinthiens 5:19).

Toutefois, la proclamation du message est limitée dans le temps. Premièrement, la vie elle-même est très incertaine. Jacques nous rappelle que notre vie est « une vapeur, qui paraît pour un peu de temps, et qui ensuite disparaît » (Jacques 4.14). Chaque jour, des personnes de tous âges meurent. Elles n’ont plus la possibilité de se repentir. « Il est réservé aux hommes de mourir une seule fois, après quoi vient le jugement » (Hébreux 9.27). La période pendant laquelle l’homme a le choix se termine à sa mort. De l’autre côté, on n’a plus l’occasion de pouvoir accepter Christ (Luc 16.19-31). C’est pourquoi il faut absolument que nous semions la semence de l’Évangile le plus vite possible. Jésus nous a recommandé de travailler avec ardeur, car « la nuit vient, où personne ne peut travailler » (Jean 9.4). Pour rectifier les idées du peuple juif, qui estimait que le royaume serait rétabli immédiatement, Jésus a raconté la parabole de l’homme de haute naissance qui avait prescrit à ses serviteurs de faire valoir leurs dix mines jusqu’à son retour (Luc 19.11-27). À la vue de la dépravation des gens du premier siècle ap. J.-C., Paul a recommandé aux chrétiens d’Éphèse : « Rachetez le temps, car les jours sont mauvais » (Éphésiens 5.16).

Deuxièmement, remarquons le terrible cancer du péché et de la perversion qui envahit tous les secteurs de notre planète. Jamais l’homme n’évoluera, jamais il ne s’améliorera. La nature humaine est dépravée. Nous ne sommes pas bons par nature. Paul le dénonce sans mâcher ses mots dans son éloquente apologétique pour le salut par la grâce de Dieu : « Vous étiez morts par vos offenses et par vos péchés, dans lesquels vous marchiez autrefois, selon le train de ce monde, selon le prince de la puissance de l’air, de l’esprit qui agit maintenant dans les fils de la rébellion. Nous tous aussi, nous étions de leur nombre, et nous vivions autrefois selon les convoitises de notre chair, accomplissant les volontés de notre chair et de nos pensées, et nous étions par nature des enfants de colère, comme les autres » (Éphésiens 1-3, emphase ajoutée). Il est vrai que lorsqu’une génération pratique le mal avec modération, la suivante va plus loin dans la dépravation.

La Bible nous décrit le meurtre d’Abel par son frère Caïn (Genèse 4:8), après quoi, de génération en génération, les hommes sont de plus en plus hostiles au Dieu d’amour. Actuellement, l’abjecte pratique de l’avortement supprime des millions de bébés. On considère l’homosexualité et les multiples perversions sexuelles comme bonnes. Les gens vont jusqu’à soutenir : « Dieu m’a créé ainsi ». Mais dans sa lettre divinement inspirée aux chrétiens de Rome, Paul réfute cette théorie, en affirmant que « Dieu les a livrés à l’impureté selon les convoitises de leur coeur » (Romains 1:24, 26, 28). « Dieu les a laissés suivre leur intelligence tordue » (v.28, version Parole de Vie). « Dieu les a abandonnés à leur pensée faussée » (idem, Bible du Semeur). Littéralement, il a lâché leur main. Nous devons avoir un sentiment d’urgence. Bien qu’on ne cesse de se moquer des chrétiens et de les traiter de bigots intolérants, ne perdons pas espoir. Ne croyons jamais que Dieu, dans sa sainte pureté, s’est détourné à jamais de ceux qui ont un comportement si répugnant, sans pour autant devenir insensibles au mal qui afflige notre conscience. La source purificatrice qui a coulé de la croix de Christ peut encore assainir le bourbier du péché aujourd’hui. Le message de l’amour peut être annoncé avec tact à ceux qui sont plongés dans l’abîme du désespoir.

Troisièmement, au fur et à mesure que les prophéties s’accomplissent, nous prenons conscience de la fin imminente de l’ère de la grâce – autrement dit du temps de l’Église. On m’a conduit à l’Église depuis ma plus tendre enfance. Aussi, depuis plus de soixante-dix ans à ce jour, l’assemblée des croyants a été au centre de mon univers. Tout a toujours tourné autour de l’oeuvre du Seigneur. Je précise cela pour vous faire comprendre que depuis mon enfance, j’ai entendu prêcher d’innombrables messages sur le « retour du Seigneur ». Je me suis repenti bien des fois. Je trouvais certaines prophéties auxquelles les prédicateurs faisaient fréquemment allusion – la marque de la bête nécessaire pour acheter ou vendre, le monde entier voyant les deux témoins – difficiles à comprendre autrefois. Aujourd’hui, par contre, avec les avancées technologiques, ces choses ne semblent plus du tout étranges, mais au contraire parfaitement possibles.

Dans son message final sur « les temps de la fin », le Seigneur a souligné l’importance d’« être prêt » pour sa venue, qui peut se produire à tout moment. Comme nous le verrons ultérieurement, je crois que la Parole de Dieu nous enseigne que l’Église sera enlevée avant la tribulation. Toutefois, la plupart de l’enseignement de Jésus s’adressait aux Juifs – souvenez-vous que ceux-ci attendaient attendaient le rétablissement du royaume terrestre – et que les récits de Matthieu 24-25 et de Luc 21 parlent d’évènements relatifs à la seconde venue de Christ. Ce sont des évènements séparés, qui ont chacun leurs caractéristiques distinctes (j’en parlerai davantage plus tard).

En tendant l’oreille, nous n’entendons pas seulement l’horloge du temps égrener les heures de chaque existence humaine, mais aussi du monde tel que nous le connaissons actuellement. Il n’est pas scripturaire, et sûrement pas conforme à la volonté d’un Dieu qui désire que tous les hommes se réconcilient avec lui que nous nous cantonnions dans un refuge bien clos pour ne pas affronter la guerre spirituelle qui fait rage autour de nous en attendant que le Seigneur nous attire auprès de lui. Certes, nous devons nous redresser et lever nos têtes (Luc 21:28) dans l’attente de notre rédemption totale, mais cet espoir inébranlable en notre salut éternel devrait nous pousser à courir à la rencontre de Goliath (1 Samuel 17:48), et non à trembler de peur devant lui. Quand nous nous avançons au nom du Seigneur Jésus, remplis de puissance et de force par le Saint-Esprit, sans craindre les conséquences personnelles, l’Évangile se propage et Jésus est vainqueur.

La leçon de vie : Être nommé (choisi, sélectionné) ambassadeur personnel du Roi des rois est le plus grand honneur qu’on puisse faire à quelqu’un.

Par expérience personnelle, nous savons que le message du Roi est vrai – notre expérience personnelle le valide. Comme il s’agit d’une tâche complexe, contraignante et urgente, et que nous ne nous sentons pas capables de la mener à bien, nous sommes obligés de compter sur le Saint-Esprit pour être oints, remplis de sagesse et guidés afin d’affronter le royaume « hostile » des ténèbres. Bien qu’il soit impossible de persuader les gens au moyen de discussions intellectuelles habiles, l’Esprit révèle lui-même que Jésus est le Fils de Dieu et le Sauveur de tous les hommes. Jésus continue à « bâtir son Église », comme il l’a promis.

Quelle belle conclusion à ce message – Jésus bâtit SON Église – AUJOURD’HUI ! Là où nous vivons, quelles que soient les difficultés et les obstacles culturels, SON Église va de l’avant. Malgré toutes ses ruses, Satan ne peut pas vaincre ou détruire ce que notre Seigneur accomplit aux portes mêmes de l’enfer. Une merveilleuse victoire nous attend ! Prenez courage. Continuez à prê- cher la Parole et à aimer les autres. Manifestez l’Esprit de Christ chez vous, à l’Église et dans votre ville. Quand nous nous retrouverons, nous évoquerons le sujet VOLONTAIRES ET NON ESCLAVES ! Le Père ne nous force pas à le servir, mais il nous offre la communion de sa présence et de son amour. Nous l’aimons parce qu’il nous a aimés le premier ! À bientôt !

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