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Les pères chrétiens peuvent prononcer des bénédictions sur leurs enfants

Les chrétiens modernes ont tendance à minimiser la valeur d’une bénédiction prononcée par un père sur ses enfants. Cette étude permettra de comprendre que les pères chrétiens d’aujourd’hui peuvent prononcer des bénédictions vivifiantes sur leurs enfants et observer des résultats aux répercussions éternelles s’ils suivent les principes de la Bible. 

Dans l’Écriture, Dieu demeure toujours source et maître absolu de toute bénédiction, quelle qu’en soit la forme. La Bible nous montre aux jours de la création la bénédiction de Dieu reposant sur toutes choses, en particulier sur les êtres vivants, sur le premier homme et la première femme (Genèse 1:22 et 28).

Après la chute, la même bénédiction, comme une nouvelle promesse de vie, descend, à chaque grande étape de l’humanité, sur ceux qui sont responsables de sa destinée : Noé, Abraham, Isaac, etc… Cependant si la puissance de bénir appartient à Dieu, celui-ci ne s’en réserve pas jalousement l’exercice, et nous voyons ceux qui détiennent autorité de sa part bénir en son nom.

La bénédiction paternelle 

Dans la famille, première institution divine, la bénédiction doit prioritairement venir de celui qui a reçu de Dieu mandat officiel de la dispenser, à savoir l’homme.

Nous lisons dans la Bible que le patriarche Jacob était sur le point de mourir en Égypte après une vie tumultueuse de plus de 130 ans. Il rassembla ses fils autour de son lit de mort et leur parla à coeur ouvert (Genèse 49:1-28). Ses paroles sont honnêtes. Elles proclament les bénédictions de Dieu, et dans certains cas, sa discipline : « Il les bénit, chacun selon sa bénédiction » (Genèse 49:28).

Genèse, le premier livre de la Bible dépeint clairement les dynamiques familiales au sein des clans en germe du peuple choisi par Dieu. Le spectre de l’évaluation paternelle de Jacob prouvait qu’il avait observé la vie de ses fils pendant des dizaines d’années, le bon comme le mauvais. La bénédiction des douze fils de Jacob est rapportée sous la forme d’une composition poétique qui joue sur le sens de leur nom.

Le récit de Genèse 49:1-28 montre clairement que les pères qui honorent Dieu peuvent devenir les canaux d’une influence divine qui changera la vie de leurs enfants. La Genèse ouvre la voie à une paternité influente dirigée par Dieu qui transparaît dans toute la Bible. Comme Jacob, les pères actuels peuvent prononcer sur la vie de leurs enfants une bénédiction vivifiante qui aura des répercussions éternelles.

Cette bénédiction va bien au-delà des mots, même prononcés dans un esprit de prière. Elle conditionne un être entier et influe sur ce que l’enfant, garçon ou fille, va devenir.

Le contact personnel 

Notre culture s’ingénie à faire croire aux pères que la relation avec leurs enfants peut être virtuelle. Permettez-moi de vous dire que les tweets, les messages instantanés et les « J’aime » sur Facebook ne remplaceront jamais le contact physique littéral que Dieu a prévu entre les pères et leurs enfants. Réfléchissez aux paroles de Deutéronome 6:6-7 :

« Et ces commandements, que je te donne aujourd’hui, seront dans ton coeur. Tu les inculqueras à tes enfants, et tu en parleras quand tu seras dans ta maison, quand tu iras en voyage, quand tu te coucheras et quand tu te lèveras. »

Toutes les clauses de ces phrases nous parlent d’un contact personnel et impliquent que nous passions nos journées ensemble. Certes, notre métier, nos études et nos relations extra-familiales accaparent une partie de nos journées, mais lorsque nous avons pour but d’être le plus possible en contact, nous multiplions les occasions d’y parvenir.

Selon le Deutéronome, vos enfants doivent pouvoir vous observer toutes vos journées, depuis le moment où vous vous réveillez jusqu’à celui où vous allez au lit le soir. Comme nos enfants sont des imitateurs, nous devons mettre en pratique la Parole de Dieu. Nous devons vivre notre foi concrètement pour la leur transmettre. Il ne s’agit pas de nous dire : « Oh, maintenant que nous sommes en voiture tous ensemble, je dois absolument leur parler de la Bible ! » Par contre, quand nous sommes en voiture tous ensemble et qu’un imprévu survient, je dois faire en sorte de réagir avec foi et selon la Parole de Dieu, que ce soit dans ma conversation ou dans ma façon de réagir en urgence.

La première fois que vous entendez vos enfants répéter mot pour mot ce que vous avez dit auparavant, cela vous cause un choc : « Je ne savais pas qu’il avait si bien retenu cela ! » Mais le Deutéronome vous montre que ce mimétisme ne doit pas vous surprendre. Vos enfants vous observent vingt-quatre heures sur vingt-quatre et sept jours sur sept, que vous en soyez conscient ou non. Le Deutéronome vous dit : « Sachez que c’est vrai, et laissez votre foi jaillir de vous naturellement. »

Les pères doivent prêcher par l’exemple

« Il a fixé une règle en Jacob, établi une loi en Israël, et il a ordonné à nos ancêtres d’enseigner tout cela à leurs enfants, afin que la génération suivante, celle des enfants qui viendront à naître, puisse l’apprendre et se lève à son tour pour l’enseigner à ses propres enfants, afin qu’ils placent leur confiance en Dieu, qu’ils n’oublient pas les hauts faits du Dieu fort et qu’ils observent ses commandements » (Psaume 78.5-7, Bible du Semeur).

Quelle était la « règle » que Dieu fixait pour son peuple ? Au-delà des exigences du système des sacrifices d’adoration, il y avait aussi les détails de la vie quotidienne. Aussi, pour enseigner vraiment la loi de Dieu à la génération suivante, les parents devaient eux-mêmes respecter les exigences de la loi dans leur travail quotidien et dans leurs loisirs. Les pères doivent vivre de telle manière que leurs enfants grandissent en connaissant Dieu et en étant imprégnés de tout ce que le Seigneur a prévu pour eux. Cela n’a rien à voir avec le légalisme ou la propre-justice ; il s’agit juste de vivre comme Jésus vivait et de donner envie à nos enfants de s’approcher de lui par notre exemple, comme nous le montre le Nouveau Testament. En faisant cela, nous constituons une chaîne de vie de piété qui se perpétue de génération en génération.

Joindre l’acte à la parole

Quand la vie d’un père chrétien est en accord avec sa profession de foi, ses paroles ont une puissance considérable sur la destinée de son enfant. Bénir un enfant oralement est essentiel pour qu’il grandisse avec de saines limites spirituelles. Bénir vos enfants influera sur leur vie, mais rejaillira également sur la vôtre.

Pendant mes années de ministère, j’ai vu et entendu dans les foyers des multitudes de détails qui m’ont montré que certains pères et certaines mères ne parvenaient pas à bénir réellement leurs enfants. Pour eux, cers derniers constituaient un fardeau, une source de dépenses, un obstacle à l’accomplissement de leurs rêves personnels.

Les pères chrétiens devraient considérer leurs enfants comme une bénédiction à apprécier, et non comme un devoir à accomplir. Si les pères optimisent ce que le Seigneur a mis dans le coeur de leurs enfants et qu’ils les aident à atteindre leur potentiel maximum avec l’aide de Dieu, ils les propulseraient vers un niveau de succès et d’épanouissement supérieur à celui des jeunes de leur génération.

Si un père s’efforce d’optimiser ce que Dieu a mis dans le cœur de ses enfants au lieu de se consacrer exclusivement à les discipliner, à les rendre obéissants et à les soumettre à ses désirs, sa façon d’agir et sa pédagogie seront très différentes.

Cela signifie-t-il qu’il n’y a pas lieu d’instruire et de discipliner nos enfants ? Sûrement pas. Vous pouvez bénir vos enfants à distance, mais pas les élever de loin. Bénir vos enfants sans passer du temps avec eux est aussi vain que de prononcer la « bénédiction » dont parle l’apôtre Jacques :

« Si un frère ou une sœur sont nus et manquent de la nourriture de chaque jour, et que l’un d’entre vous leur dise : Allez en paix, chauffez-vous et vous rassasiez ! et que vous ne leur donniez pas ce qui est nécessaire au corps, à quoi cela sert-il ? Il en est ainsi de la foi : si elle n’a pas les œuvres, elle est morte en elle- même » (Jacques 2.15-17).

Les instructions

« Écoute, mon fils, l’instruction de ton père, et ne rejette pas l’enseignement de ta mère » (Proverbes 1:8).

« Instruis l’enfant selon la voie qu’il doit suivre ;
Et quand il sera vieux, il ne s’en détournera pas.» (Proverbes 22:6)

Le mot « mère » est parallèle au mot père du début du verset. Normalement, l’éducation des enfants se fait par le père et la mère. Mais l’instruction, qui renferme un élément dediscipline, est la part du père dans l’œuvre de l’éducation.

Les parents chrétiens doivent apprendre à leurs enfants le chemin qu’ils doivent suivre. Littéralement, le verbe « apprendre » signifie « initier ». On pourrait le traduire ainsi : « Dédie l’enfant à Dieu ; prépare-le à ses responsabilités futures ; exerce-le en vue de son état d’adulte ». Les parents chrétiens sont appelés à consacrer et à former leurs enfants pour le service de Dieu. Ils doivent entraîner les enfants, non pas dans la voie où ils voudraient aller, celle de leur cœur déjà corrompu, mais dans celle qu’ils doivent emprunter ; la voie dans laquelle, si vous les aimez, vous voudriez qu’ils marchent. Dès que possible, chaque enfant doit être conduit à la connaissance du Sauveur.

Proverbes 22:6 donne-t-il une garantie aux parents pieux qui élèvent leurs enfants avec amour dans la crainte de l’Eternel qu’ils ne les verront jamais dévier de la voie droite ? Telle ne semble pas avoir été l’intention de l’auteur de ce proverbe. Il donne une règle générale – qui peut souffrir des exceptions. Car nos enfants ont leur propre personnalité et leur responsabilité devant Dieu. Ils ne sont pas nos « produits ». Notre responsabilité est de leur donner le bon exemple, de prier pour eux et de les confier au Seigneur. Le reste est entre Ses mains et entre les leurs. Il est aussi possible qu’après une phase de révolte et d’égarement, l’enfant revienne au Seigneur « quand il sera vieux », en voyant où ses voies l’ont mené et en se souvenant du bonheur dont jouissaient ses parents.

Mais les enfants sont parfois corrompus et obstinés avec l’instruction qu’on leur donne. Mais comment réagir quand les enfants ignorent vos consignes ou qu’ils font juste semblant de s’y conformer ? Il est nécessaire de les discipliner, ce qui est souvent mal compris.

La discipline

Pour exercer une discipline chrétienne à bon escient, votre motivation est essentielle. Exercez-vous la discipline parce que vous voulez que votre enfant se plie à vos motivations ou parce que vous avez en vue son intérêt futur ? Certes, la frontière est souvent difficile à distinguer. Vous pouvez facilement imaginer que vous prenez ses intérêts à coeur tout en vous consacrant à satisfaire vos intérêts personnels. Bien des fois, notre ego nous empêche de discipliner nos enfants à bon escient.

Quand nous allons au restaurant, je ne veux pas que les gens pensent que je suis un mauvais père. Bien que le comportement de mes enfants ne soit pas forcément répréhensible, il peut s’avérer gênant. Que se passe-t-il dans leur esprit lorsque je les reprends durement uniquement parce que je ne veux pas être dans l’embarras ?

Punir notre enfant parce qu’il ne peut pas se comporter comme un adulte n’a aucun sens. Parfois, et peut-être plus souvent que nous le réalisons, nous agissons avec de mauvaises motivations. Mais lorsque nous prions le Seigneur d’avoir de bonnes motivations, nous devons savoir identifier les limites appropriées. Or, les meilleures limites à établir sont celles qui sont mises en évidence dans les Écritures.

Nous pouvons aider nos enfants à comprendre à quel moment ils ont dépassé les limites et il est légitime que nous les punissions. En fin de compte, les mesures disciplinaires exercées avec amour et une juste motivation, si elles sont fondées sur le système de limites de Dieu, instaurent une dynamique parentale d’un impact incalculable.

En conclusion

Les pères qui se consacrent à élever leurs enfants « en les corrigeant et en les instruisant selon le Seigneur » (Éphésiens 6:4) – par leur présence, leur exemple, leurs bénédictions verbales, leur instruction et leur discipline – ouvrent un canal de faveur divine dans leur jeune vie. Et ce canal coule dans les deux sens : la bénédiction d’un père transmet aussi une faveur à ce dernier. Voir son fils ou sa fille approfondir sa relation avec Dieu remplit de joie le coeur d’un père chrétien.

L’enfant qu’on nourrit spirituellement devient un jour un membre affermi et fécond du corps de Christ ; en touchant de plus en plus de vies autour de lui, il multiplie l’influence de son père. Même si la bénédiction que Jacob, sur son lit de mot, a prononcée sur ses fils a été douce-amère, l’influence qu’il a exercée sur leur vie transparaît dans les Écritures et se perpétuera éternellement. De même, le destin des générations futures peut être forgé aujourd’hui par les pères consacrés à Dieu.

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