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Chrétiens persécutés

Plus de 8000 églises ont été fermées au Rwanda

Plus de 8000 églises ont été fermées au Rwanda, selon un rapport de l’agence pro-gouvernementale KT Press. Pour expliquer cette action, les autorités ont évoqué le fait que les églises ne remplissaient pas les conditions et exigences fixées en début d’année, mais beaucoup y voient plutôt la mise en place de la politique laïque agressive du gouvernement.

8000 églises fermées, et ce n’est que le début puisque le Conseil de gouvernance du Rwanda continue de fermer des églises qui ne sont pas en conformité avec les normes décrétées en début d’année, selon World Watch Monitor. Pour les églises qui aujourd’hui veulent continuer à accueillir des chrétiens, des nouvelles exigences rajoutées aux précédentes compliquent davantage encore les efforts pour être en règle.

« En vérifiant quelles églises étaient incluses, nous avons appris que toutes les églises subissaient le même sort, et que même les églises considérées comme luxueuses pour les normes locales ont dû fermer », a déclaré à World Watch Monitor un analyste local qui souhaitait garder l’anonymat.

World Watch Monitor rapporte notamment qu’au cours d’un mariage, dans un village, l’église a été fermée et le couple ainsi que les invités ont tout simplement reçu l’ordre de quitter l’église pendant le culte. A un autre endroit, les membres d’une congrégation doivent maintenant marcher 20 kilomètres pour aller rejoindre une communauté voisine après la fermeture de leur église.

Si les autorités locales avaient initialement une certaine liberté dans le fait de faire respecter les nouvelles exigences, celles qui étaient plus clémentes ont été réprimandées et se sont durcies. Dans un des districts, les autorités ont interdit toutes les réunions d’églises fermées, et les fidèles ne sont même plus autorisés à se réunir dans des groupes de maison.

Depuis le début de l’année, de nombreuses nouvelles exigences ont été ajoutées à celles qui étaient initialement promulguées, comme notamment le fait que toutes les églises doivent avoir des paratonnerres, et que tous les pasteurs doivent maintenant avoir un diplôme théologique d’un institut accrédité.

Une autre nouvelle loi stipule que seules les institutions qui enseignent aussi la science et la technologie peuvent enseigner la théologie, ce qui signifie que peu d’institutions théologiques ou d’écoles bibliques sont considérées comme valides.

Cette loi est appliquée même si elle n’a pas encore été officiellement approuvée. Dans la plupart des cas, il est presque impossible pour les églises de faire les changements requis dans le délai imparti de 15 jours.

L’article 37 de la constitution de 2003, amendée en 2015, proclame le droit des Rwandais à la liberté religieuse, mais dans les faits, il n’en est rien. La laïcité dans le gouvernement a augmenté puique les réunions de prières sont désormais interdites dans les institutions gouvernementales.

Les mots faisant référence à la foi chrétienne ont également été retirés du préambule de la Constitution.

Pendant la commémoration du génocide, ni les pasteurs ni les prêtres (qui jouaient un rôle prépondérant dans les événements de commémoration passés) ne peuvent plus parler ou prêcher , à moins que l’événement ne soit organisé par une église.

Deux dimanches par mois, les routes principales sont fermées, ce qui signifie que beaucoup de personnes ne peuvent plus atteindre leur église. La fréquentation de l’église a diminué.
De nombreuses réunions du Front patriotique rwandais (le parti politique au pouvoir) et d’autres activités dont certaines sont obligatoires, sont organisées le dimanche.

Théoriquement, les mêmes règles s’appliquent aux musulmans et aux chrétiens, mais dans la pratique ce n’est pas le cas. Les religieux musulmans ont indiqué qu’ils feraient appel de la décision interdisant l’appel des fidèles à la prière par haut-parleur. Pour l’instant, la pratique continue.

La peur s’est installée parmi les dirigeants d’église depuis que récemment, 6 pasteurs, accusés d’avoir formé un complot contre le gouvernement ont été arrêtés. Même s’ils ont depuis été relâchés, cette action a constitué un avertissement sévère pour les chrétiens.

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