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Chrétiens persécutés

Quand les chrétiens tombent amoureux de leur église

L’amour et le mariage vont ensemble comme le cheval et sa calèche », affirme une vieille chanson de Frank Sinatra. Des siècles avant que cette chanson ait été écrite, l’apôtre Paul a tenu le même genre de paroles à propos de l’amour et du mariage, sans que personne ne les ait jamais mises en musique. Toutefois, dans les deux cas, la conclusion est identique : l’amour et le mariage vont de pair.

Néanmoins, l’apôtre ajoute plusieurs composantes essentielles à ce chant. Dans les 11 courts versets du passage riche, mais complexe d’Éphésiens 5.22-33, Paul évoque une Église pure, sainte et radieuse, la seigneurie de Christ sur elle, la soumission mutuelle et enfin l’amour entre le mari et sa femme. Puis, comme si ces idées le dépassaient, Paul ajoute cette phrase intense : « Ce mystère est grand ; je dis cela par rapport à Christ et à l’Église » (Éphésiens 5.32).

Les commentateurs se demandent si le fameux « mystère » se réfère au mariage ou à l’Église. Personnellement, je pense qu’il s’agit des deux. Même les couples soudés savent que le mariage est à la fois un miracle, un mystère et un lien épanouissant. En effet, comment expliquer qu’un homme et une femme radicalement différents l’un de l’autre sur les plans physique, émotionnel et hormonal puissent vivre harmonieusement ensemble ? Paul a raison : c’est un grand mystère. Quand on lit ce passage des Écritures et qu’un tente d’en décrypter le sens, il nous montre comment les pasteurs peuvent établir une relation chaleureuse et aimante avec leur congrégation.

Notre amour ne pourra jamais se comparer à celui de Christ, mais notre Seigneur nous sert d’exemple. Pour compliquer encore davantage la question, précisons que certaines assemblées sont plus faciles à aimer que d’autres. C’est vrai aussi en ce qui concerne les pasteurs !

LE LIEN D’AMOUR EST ESSENTIEL AU MINISTÈRE

Que ce soit facile ou pas, il faut qu’un lien d’affection s’établisse entre le pasteur et les membres de son assemblée, car l’efficacité de l’Église en dépend. Cette relation affectueuse réciproque n’est pas la seule chose qui compte dans une assemblée, mais sans elle, le reste n’aura guère d’impact. Voici plusieurs manières d’approfondir votre lien d’amour avec votre congrégation et de l’amener à vous aimer davantage.

PRENEZ UN BON DÉPART : L’AMOUR ESTIL LÀ ?

Quand la première amorce d’un appel pour servir dans une Église parvient à un pasteur en recherche, il doit se demander : « Est-ce le point de départ d’une merveilleuse aventure ? Est-ce le Seigneur qui nous rassemble ? Est-ce que je vais convenir à ce poste ? Est-ce un coup de foudre ? L’alchimie fonctionne-t-elle ? »

À l’instar d’un mariage, les réponses sont personnelles. Demandez à n’importe quelle personne mariée comment elle a rencontré son conjoint et comment elle en est tombée amoureuse. Son histoire est unique et parfois aberrante. Même ceux qui sont mariés depuis 50 ans pouffent parfois de rire comme des adolescents en racontant leur rencontre. Dans certains cas, les ingrédients de leur relation ne paraissaient pas être la base solide d’un mariage durable, mais c’est ainsi que les choses se sont passées. Après tout, peu importe l’opinion des autres !

De même, il faut qu’une alchimie forte, affectueuse, spirituelle et émotionnelle s’établisse entre un pasteur et sa congrégation au début de leur relation. Comme dans un couple, les ingrédients en seront uniques, mais le pasteur en recherche doit être convaincu qu’il peut établir une relation affectueuse avec cette Église, sans quoi il ne doit pas s’engager envers elle.

DITES-LEUR : « JE VOUS AIME. »

Dites aux membres de votre assemblée à quel point vous vous sentez privilégié d’être leur pasteur, puis observez à quel point il est bénéfique de leur communiquer votre amour. Toutes les paroles affectueuses font écho à l’amour de Jésus, et toutes servent de boomerang : l’amour que donne le pasteur lui est rendu. De plus, ces paroles pleines d’affection grandissent l’âme de celui qui les prononce. Chez vous, dans votre bureau, entraînez-vous à dire sans hésiter : « Je vous aime de l’amour du Seigneur. »

REMERCIEZ-LES DE VOUS AIMER

Certains pasteurs partent du principe que l’Église est obligée de les traiter comme des rois. À partir du milieu de leur vie, ils estiment avoir « payé leur dû » et avoir droit à la reconnaissance de l’Église qu’ils ont servie depuis des années. Cette notion erronée ne correspond pas au sacrifice, à l’obéissance et à la mort à soi-même qui commence à la croix.

Pensez à votre immense privilège : vous êtes un enfant du Roi au service de son peuple. Nous prêchons à son pupitre et travaillons à son bureau. Nous le représentons chaque jour auprès des chrétiens. Nous parlons de sa part et veillons sur son Église, mais nous nous souvenons avec sagesse que nous ne sommes pas des rois. Jamais le Roi n’a eu l’intention que nous soyons exaltés ou bichonnés.

SOYEZ DIGNE D’HONNEUR

Tout pasteur le sait, il est recommandé au peuple de Dieu d’honorer tout particulièrement ses leaders spirituels. Paul évoque ce sujet dans deux de ses épîtres. Dans les Thessaloniciens, il recommande : « Nous vous prions, frères, d’avoir de la considération pour ceux qui travaillent parmi vous, qui vous dirigent dans le Seigneur, qui vous exhortent. Ayez pour eux beaucoup d’affection, à cause de leur oeuvre. Soyez en paix entre vous » (1 Thessaloniciens 5.12, 13).

Et dans Timothée, il ne parle pas seulement d’honneur, mais de double honneur : « Que les anciens qui dirigent bien soient jugés dignes d’un double honneur, surtout ceux qui travaillent à la prédication et à l’enseignement » (1 Timothée 5.17).

Dans Pastors at Greater Risk (Pasteurs à hauts risques), H. B. London et moi-même racontons l’histoire d’un dirigeant laïc qui a tout fait pour que son Église honore son nouveau pasteur – voire même pour qu’elle lui apporte « un double honneur ». Mais un jour, il a demandé au conseiller qui avait aidé son assemblée à trouver ce nouveau pasteur : « Est-ce que quelqu’un rappelle parfois aux pasteurs que les passages bibliques sur l’honneur sont à double sens ? »

Ce fidèle laïc a raison. Selon ce passage, le pasteur doit travailler dur, diriger l’Église et exhorter le peuple de Dieu. Le double honneur est réservé à ceux qui enseignent et qui prêchent.

Au cours de notre train-train quotidien, l’émerveillement produit par le fait d’être mis à part par le Dieu souverain a tendance à s’estomper. Il faut que nous retrouvions le sens de nos responsabilités pour bien exercer notre ministère et plaire au Seigneur. Mieux réaliser notre responsabilité de serviteurs de Dieu doit aussi nous amener à réfléchir.

AIMEZ LES GENS INCONDITIONNELLEMENT

Chérissez les membres de votre assemblée, comme des trophées de la grâce. Ce qui distinguait l’Église du Nouveau Testament, c’était un amour qui mettait un terme aux dissensions, anéantissait les incompréhensions destructrices, favorisait la communion authentique et rendait le témoignage efficace.

Le Seigneur a créé son Église pour ses enfants, et non pour des dénominations, des systèmes théologiques, des actions sociales ou même des pasteurs. Il veut que l’Église gagne des âmes, forme des disciples et les pousse à servir les gens.

Un pasteur aguerri a dit : « Le premier effet d’une brebis est de compliquer la vie du berger, et nul n’est obligé de lui apprendre comment faire. » Si nous attendons que les gens soient tels que nous rêvons qu’ils deviennent pour les aimer, nous risquons d’attendre longtemps. Notre tâche, par la grâce de Dieu, consiste à les aimer tels qu’ils sont tout en croyant à leur potentiel.

Ne soyez pas choqué par la diversité des personnes. Certaines sont joviales, d’autres grincheuses ; certaines sont douces, d’autres abruptes ; certaines sont attachantes, d’autres rébarbatives ; certaines sont altruistes, d’autres égocentriques ; certaines sont dignes de confiance, d’autres ne tiennent pas parole ; certaines sont faciles à vivre, d’autres se vexent pour un rien. Mais toutes ont besoin d’un berger qui les aime assez pour leur montrer le chemin qui mène à Dieu.

C.S. Lewis a relevé l’aspect positif de la diversité : « Car l’Église n’est pas une association humaine de personnes unies par leurs affinités naturelles, mais le corps de Christ, dans lequel tous les membres, quoique différents, doivent prendre part à la vie commune, être complémentaires et s’aider les uns les autres, précisé- ment grâce à leurs différences. »1

L’Église existe pour les gens. Croyez en eux. Veillez sur eux. Aidez-les à découvrir leur plein potentiel.

ENGAGEZ-VOUS À « GAGNER LEUR COEUR » PENDANT TOUTE VOTRE VIE

Cette anecdote est parue dans le journal du dimanche de notre ville. À l’approche de son soixante-septième anniversaire de mariage, on a demandé à un homme de près de quatre-vingt-dix ans : « Quel conseil donneriez-vous à un jeune mari ? »

Il a répondu : « De continuer à faire ce que vous avez fait pour gagner son coeur au départ. » Ce conseil est bon et utile pour qu’un pasteur maintienne une relation d’amour avec son assemblée.

Mais comment réagir si les sentiments affectueux ont disparu ? Un sage conseiller a écrit un jour à ses lecteurs : « Continuez à faire des actes d’amour, et les sentiments suivront. »

PRÊCHEZ L’AMOUR

Prenez votre Bible et remplissez votre âme de passages sur l’amour. Enseignez inlassablement aux gens que notre amour les uns pour les autres découle naturellement de l’amour de Dieu pour nous. Montrez-leur que l’amour est un don que nous recevons du Seigneur et que nous transmettons ensuite à ceux qui nous entourent. Essayez d’instaurer dans votre Église une atmosphère spirituelle qui relève le défi biblique : « Devenez donc des imitateurs de Dieu, comme des enfants bien-aimés ; et marchez dans la charité, à l’exemple de Christ, qui nous a aimés, et qui s’est livré lui-même à Dieu pour nous comme une offrande et un sacrifice de bonne odeur » (Éphésiens 5.1, 2).

SOYEZ UN MODÈLE

Le caractère est essentiel, et vous devez entretenir votre piété personnelle. Il faut être avant de faire, et le caractère est à la base de la conduite. Si on demandait aux congrégations de choisir entre un pasteur doué et un pasteur saint, la plupart pencheraient en faveur de la deuxième option.

À notre époque de dysfonctionnement et de brisement sans précédent, l’Église est parfois la dernière issue des gens souffrants, désorientés et perdus. Et quel refuge accueillant elle est pour eux ! En conséquence, beaucoup trouvent une nouvelle vie en Christ ; ils ont l’occasion d’être transformés et de prendre un nouveau départ.

Toutefois, certains ont des problèmes persistants – une mauvaise habitude, une cicatrice, un point faible ou un péché secret. Faites tout votre possible pour réparer ces failles et guérir ces blessures.

Pour être un prédicateur de l’Évangile efficace, un pasteur doit dépendre totalement de Dieu. En effet, s’il essaie d’exercer son ministère en comptant sur sa force humaine, il n’a rien de plus à offrir qu’un avocat, un technicien ou un docteur. C’est le plus de Dieu dans nos vies – autrement dit sa grâce, sa présence et sa puissance – qui nous rend victorieux et efficaces et qui nous aide à convaincre les gens que ce que nous prêchons est authentique et vrai.

L’apôtre Paul a insisté sur la nécessité d’être exemplaire dans ce bilan énergique : « Sois un modèle pour les fidèles, en parole, en conduite, en charité, en esprit, en foi, en pureté. Jusqu’à ce que je vienne, applique-toi à la lecture, à l’exhortation, à l’enseignement » (1 Timothée 4.12, 13).

FAITES UNE FAVEUR À VOTRE CONGRÉGATION : ESSAYEZ DE VOUS COMPRENDRE VOUS-MÊME

Quelle est votre mentalité ? Comment réagissez-vous en général ? Qu’est-ce qui vous motive dans la vie ? Quels sont vos mobiles ?

Se comprendre soi-même est une clé essentielle pour comprendre les autres. Demandez-vous quelles sont vos motivations en vous posant la question : Pourquoi ai-je fait cela ? Étudiez attentivement votre manière de présider les réunions, de dépenser votre argent. Cela montre quel est votre caractère. Insistez-vous pour que toute l’administration de l’assemblée se fasse à votre guise sous prétexte que « c’est la volonté de Dieu » ?

CONSIDÉREZ VOTRE APPEL COMME UNE MISSION DIVINE

L’apôtre Paul considérait son travail comme une mission divine. Par exemple, il disait aux Galates : « Mais, lorsqu’il plut à celui qui m’avait mis à part dès le sein de ma mère, et qui m’a appelé par sa grâce, de révéler en moi son Fils, afin que je l’annonce parmi les païens, aussitôt, je ne consultai ni la chair ni le sang… » (Galates 1.15, 16).

Quelle déclaration ! Examinez les composantes de l’appel de l’apôtre : mis à part pour le ministère avant sa naissance ; appelé par sa grâce ; joyeux d’avoir vu Jésus se révéler dans sa vie et son ministère ; et enfin, appelé par le Seigneur à l’annoncer parmi les païens.

Un appel divin donne du tonus, de la puissance et une vraie motivation pour le ministère. Il nous aide à connaître le sens de notre mission et à prendre conscience de notre qualification divine afin que nous soyons des hommes de Dieu capables d’entreprendre et d’accomplir au-delà de ce que nous pensions possible. La concrétisation de l’appel nous donne une grande autorité pour prêcher, de la persévérance et le pouvoir d’aimer tous ceux que le Seigneur aime, autrement dit tous ceux que nous rencontrons.

FAITES EN SORTE QUE VOTRE MINISTÈRE DEVIENNE UNE FAÇON DE VIVRE

Bien que le ministère puisse être considéré à la fois comme une profession et comme une vocation, il est, en fait, la réponse à la plus grande mission attribuée à l’humanité. Comme l’éducation des enfants, il est permanent, et cela à longueur d’années. Cette réalité du ministère peut être acceptée de bon coeur ou pas, mais elle n’en est pas moins une réalité.

REFUSEZ D’ÊTRE UN RECLUS PROFESSIONNEL

On apprend parfois aux pasteurs qu’ils sont censés vivre en isolement professionnel. J’ai été formé de cette façon. L’idée de base est d’avoir des relations superficielles avec tout le monde et de ne permettre à personne de devenir trop proche de soi. La raison de ce mot d’ordre est que si quelqu’un se lie trop étroitement avec vous, cela rendra les autres jaloux. De plus, cela vous brisera le coeur lorsque vous devrez partir. Cette logique est imparable, n’est-ce pas ?

À la fin de mon premier pastorat, j’ai suivi cette consigne d’isolement. J’ai donc annoncé : « Selon la volonté de Dieu, nous allons partir pour occuper un nouveau poste. Cela implique que nous n’enverrons ni lettres, ni cartes, ni coups de téléphone, et que nous ne voulons pas en recevoir non plus. »

L’une des femmes âgées de l’Église trouvait ma position un peu bizarre. Peu après notre installation à notre nouveau poste, notre premier enfant est né. Quinze jours après sa naissance, notre bébé a reçu une lettre de cette vieille dame. Elle disait, entre autres : « Comme ton papa nous a dit que nous ne devions pas lui écrire, c’est à toi que je m’adresse. Merci de dire à ton papa et à ta maman que nous les aimons et les aimerons toujours. » Se pourrait-il que de nombreuses frustrations dans le ministère soient dues à l’isolement social ? Alors que nous parlons d’amour, de communion fraternelle et de communauté, nous sommes soupçonneux, repliés sur nous-mêmes et individualistes.

VÉRIFIEZ CE QUE DIEU PENSE DE VOTRE MISSION

Quand le Seigneur vous envoie quelque part, il sait tout de cet endroit et il connaît parfaitement vos capacités, vos origines et votre potentiel. Lorsqu’on vous propose un poste qui vous paraît être selon la volonté divine, demandez-vous ce que le Seigneur veut vous voir accomplir à cet endroit. Lorsqu’il vous envoie quelque part, vous devez y rester jusqu’à ce que son plan soit accompli.

EXPRIMEZ VOS RÊVES, VOS IDÉES ET VOTRE CRÉATIVITÉ

Souvent, l’Église semble incroyablement attachée à ses traditions. Ce qui est stupéfiant et même comique, c’est que beaucoup de choses considérées comme traditionnelles aujourd’hui ont commencé par être une aventure autrefois. L’école du dimanche, les missions modernes, le culte à 11 heures du matin pour permettre aux fermiers de faire leurs corvées avant d’aller à l’Église ont jadis été des innovations spectaculaires. Et les gens ont sans doute objecté : « Nous n’avons jamais procédé ainsi auparavant. »

Maintenir un sain équilibre entre l’avenir, le passé et le présent est une lourde tâche pour un pasteur. Toutes les assemblées et tous les êtres humains sont marqués par leur histoire. On doit connaître les traditions qui existent et, parfois, changer les choses en douceur. Toutefois, le présent est essentiel et l’avenir est aussi éclatant que les promesses de Dieu.

Certains pasteurs passent leur temps à espérer contre tout espoir un avenir qui ne vient jamais. D’autres vivent uniquement dans le présent, sans s’attarder à regarder le passé ni à rêver à ce qui pourrait être un jour. Souvent, leur oeuvre ressemble à une fleur coupée – elle est belle, mais sans racines. Le remède consiste à penser au passé, au présent et à l’avenir en termes d’histoire, d’accomplissement et d’espoir et de les maintenir en équilibre dans notre esprit. Si nous travaillons en partenariat avec le Seigneur, chaque journée sera bonne et nous saurons quoi en faire.

FORMEZ DE GRANDS HOMMES

Pendant des dizaines d’années, on a fait croître les assemblées assemblées grâce à de bons programmes d’évangélisation. Se pourrait-il qu’en formant de grands hommes et de grandes femmes de Dieu, leur relation avec le Seigneur et les uns avec les autres engendre naturellement de grandes Églises ? Formez de grands hommes et de grandes femmes en les encourageant à se consacrer à une grande cause. Comme un poète l’a dit, « consacrez-vous à une grande cause. Même si vous ne faites pas beaucoup progresser cette dernière, elle vous fera beaucoup progresser vous-même. »

VALORISEZ LES PERSONNES QUI VIENNENT À L’ÉGLISE

À chaque réunion, on doit valoriser les personnes qui y assistent. Tous ceux qui viennent à l’Église ont le droit d’être nourris, encouragés et remplis d’espoir. Les gens n’ont pas besoin d’être réprimandés, insultés ou rabaissés. Ils le sont déjà assez dans le monde extérieur. Vos auditeurs peuvent se multiplier si les réunions sont plus intéressantes, plus stimulantes, moins monotones. En préparant chaque réunion, demandez-vous : Qu’est-ce que les gens voudraient recevoir la prochaine fois qu’ils viendront à l’Église ?

VALORISEZ LES PERSONNES QUI VIENNENT À L’ÉGLISE

À chaque réunion, on doit valoriser les personnes qui y assistent. Tous ceux qui viennent à l’Église ont le droit d’être nourris, encouragés et remplis d’espoir. Les gens n’ont pas besoin d’être réprimandés, insultés ou rabaissés. Ils le sont déjà assez dans le monde extérieur. Vos auditeurs peuvent se multiplier si les réunions sont plus intéressantes, plus stimulantes, moins monotones. En préparant chaque réunion, demandez-vous : Qu’est-ce que les gens voudraient recevoir la prochaine fois qu’ils viendront à l’Église ?

ENTOUREZ DE SOINS AFFECTUEUX CEUX QUI PASSENT PAR UNE CRISE

Tous les êtres humains endurent le deuil, la maladie, la souffrance. En de tels instants, le pasteur est appelé à représenter physiquement Jésus en étant présent, plein d’affection, et en visitant souvent les personnes en détresse jusqu’à ce que la crise soit passée. Ceux qui passent par cette vallée vous en seront toujours reconnaissants. Et lorsque les autres vous verront entourer de soins aimants ceux qui ont cruellement besoin de soutien, votre ministère gagnera en crédibilité au sein de votre assemblée.

CHÉRISSEZ LE SERVICE CHRÉTIEN ET CONSIDÉREZ-LE COMME UN DON D’AMOUR DE DIEU

Actuellement, beaucoup de personnes qui vont à l’Église sont saturées de « sucreries spirituelles », mais manquent de viande et de nourriture substantielle. Elles ont besoin de prendre de l’exercice en servant Dieu et les autres. Les trois bases du service chrétien sont riches de possibilités. Pensez à elles comme à un tabouret à trois pieds. Premièrement, le service est ce que nous accomplissons pour le Seigneur. Deuxièmement, c’est ce que nous faisons pour les autres. Et troisièmement – une composante que nous oublions souvent – quand nous servons autrui, cela nous enrichit personnellement.

Le prédicateur prêche pour Dieu, afin d’aider les autres à mieux le connaître, mais quand il le fait, la Parole l’interpelle personnellement. Il devient meilleur et son âme se fortifie.

Le moniteur d’école du dimanche enseigne pour Dieu, afin d’aider les autres à appliquer l’Écriture à leur vie, mais ce faisant, il grandit lui-même spirituellement. Cette vision des choses nous aide à ne pas considérer le service comme un devoir et une obligation, mais comme un privilège et une bénédiction.

METTEZ À CONTRIBUTION DES PERSONNES COMPÉTENTES

Certains pasteurs se sentent menacés par les personnes énergiques et compétentes, d’autres sont mal à l’aise quand on leur demande pourquoi ils font telle ou telle chose, d’autres encore se demandent quelle est la motivation de ces personnes douées, en particulier de celles qui recherchent l’excellence et l’efficacité. Mais la répugnance à employer de telles personnes et le désir de contrôler tous les ministères et tous les programmes sont deux facteurs qui empêchent les assemblées de grandir. Le besoin de contrôler tous les détails de la vie d’une congrégation entrave la croissance et sape le moral des gens.

PRENEZ LA DIRECTION DE LA FAMILLE DE DIEU

La famille biologique est redoutablement attaquée. Presque tout le monde a besoin d’aide pour renforcer sa famille. Certains ont besoin d’une famille de substitution pour prendre la place de celle qu’ils n’ont jamais eue ou qu’ils ont perdue. Beaucoup de personnes ont le coeur brisé. L’amitié, l’acceptation, le soutien et la direction d’une assemblée aimante sont plus nécessaires aujourd’hui que jamais. Appelez votre opportunité de diriger la famille de Dieu comme vous voulez : chef de clan, leader de la famille élargie, tuteur de la famille de substitution ou pasteur de la famille de Dieu, mais assurez-vous de faire ce travail et d’instaurer des relations d’affection.

LE MINISTÈRE OFFRE DE MAGNIFIQUES OCCASIONS D’AIMER ET D’ÊTRE AIMÉ

Vous vous souvenez de la personne que vous étiez lorsque Dieu vous a appelé ? De la façon dont il s’est servi de votre amour envers lui pour vous aider à voir les besoins de ce monde ? Quel moment décisif pour votre ministère ! Ce jour-là, le Dieu souverain vous a appelé à conquérir un territoire inconnu en vous promettant d’être avec vous, de vous qualifier et de vous aimer inconditionnellement.

Beaucoup de textes des Écritures nous aident à comprendre ce qu’est notre mission pastorale, et beaucoup d’autres nous défient d’accomplir notre tâche et de pourvoir aux besoins des autres. Mais quoi qu’il en soit, c’est l’amour qui motive notre tâche et lui donne son sens.

L’importance et la prééminence de l’amour sont clairement démontrées dans la réponse que Jésus a faite à la question : « Quel est le plus grand commandement ? »

Jésus a répliqué : « Tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, de tout ton coeur, de toute ton âme, et de toute ta pensée. C’est le premier et le plus grand commandement. Et voici le second, qui lui est semblable : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. » Puis il a fait ce commentaire stupéfiant : « De ces deux commandements dépendent toute la loi et les prophètes » (Matthieu 22.37-40). Jésus considérait donc comme essentiels l’amour de Dieu et du prochain.

En suivant l’exemple de son Seigneur, Paul a lui-aussi mis l’amour au centre de notre travail quand il a écrit : « [La charité] excuse tout, elle croit tout, elle espère tout, elle supporte tout » (1 Corinthiens 13.7).

Après avoir lu ces passages, la preuve est faite : le ministère, c’est l’amour de Dieu, de son prochain et de soi-même. Cet amour du Seigneur et de notre prochain nous incite à aller sans cesse dans les lieux publics et privés, là où l’on rit et là où l’on pleure. Notre amour pour Jésus nous donne l’occasion de le représenter dans les mariages, les enterrements, les baptêmes, les salles d’attente des hôpitaux, les services de Sainte Cène, les cultes et les prédications. La joie et l’aventure du ministère doivent être sans cesse mises en évidence par des mots comme délice, joie, plaisir, sérénité et épanouissement perpétuel. En effet, un pasteur voit davantage l’oeuvre de Dieu en une semaine que la plupart des gens en une vie entière !

Notre amour pour Christ nous aide à rester concentrés sur notre ministère. Quand votre niveau d’amour vous semble baisser, remémorez-vous cela et il remontera. Souvenez-vous que Dieu vous aime, que la plupart des membres de votre assemblée – voire tous – vous aiment et que vous les aimez aussi.

Serrez votre ministère sur votre coeur. Aimez les gens que Dieu vous a appelé à servir et ils vous aimeront davantage en retour que dans vos rêves les plus fous.

Notes :

  1. Wayne Martindale, et Jerry Root (Contributeurs), The Quotable Lewis, (Wheaton, Ill.: Tyndale House Publishers, 1989), p.105.

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