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LES DONS SPIRITUELS : Sagesse, connaissance, foi, guérisons, miracles, prophétie, discernement des esprits, langues…

Cette étude traitera de la nature et de la raison d’être des dons spirituels. Elle permettra aussi d’examiner chaque don spirituel en détail. Nous voulons tout d’abord définir les dons spirituels et expliquer les bienfaits collectifs et personnels qui découlent de leur expression dans l’Église. Seule l’effusion de l’Esprit peut répondre au profond besoin de réveil de nos assemblées. Mais il est important de donner à l’Écriture la place qui lui revient comme Parole infaillible de Dieu. Dieu saura nous rappeler que « la lettre tue, mais que l’Esprit fait vivre » (2 Corinthiens 3 : 6).1 Les mots mêmes de la Bible sont absolument inspirés et vrais, mais ils ne peuvent en eux-mêmes communiquer la vie. Seul l’Esprit crée en nous la réalité vivante de la personne de Jésus-Christ. Tout en gardant ces réalités à l’esprit, examinons les principes établis dans l’Écriture qui nous aideront à saisir une vue d’ensemble des dons spirituels.

DÉFINITION DES DONS SPIRITUELS

Au sens large, un don spirituel est une capacité particulière que l’Esprit communique en vue du ministère dans l’Église et à travers l’Église. Cette définition inclut les dons qui se manifestent à travers des compétences naturelles telles que l’enseignement, l’administration, la libéralité, autant que par ces dons qui transcendent les moyens ordinaires tels que la guérison, la prophétie, les miracles. Les listes de dons qui figurent dans le Nouveau Testament incluent ces deux dimensions (cf. Romains 12 : 6-8 ; 1 Corinthiens 7 :7 ; 12 : 8-10,28 ; Éphésiens 4 : 11 ; 1 Pierre 4 : 11).2

Plusieurs points sont à préciser concernant ces listes de dons.

1. Ces listes ne prétendent pas être exhaustives et inclure tous les dons que Dieu accorde. Par exemple, bien des gens ont un don et une capacité particuliers et reçus de Dieu dans le domaine de la prière d’intercession. Ce don ne figure pas en tant que tel dans les listes du Nouveau Testament ; il n’en est pas moins puissant et efficace pour abattre les forteresses. Il est donc important de ne pas limiter Dieu là où lui-même ne se limite pas. Nulle part dans l’Écriture, Dieu ne restreint son pouvoir d’action aux seuls dons contenus dans ces listes.

2. Tous ces dons sont rendus possibles par la puissance de Dieu. Tel type de don n’est pas supérieur à tel autre ; il n’y a pas d’opposition entre les dons naturels et les surnaturels. Même si tel ou tel don s’exerce par des moyens très ordinaires et naturels, il n’en est pas moins divin et dépendant de sa puissance que tout autre don surnaturel ou miraculeux. Dans ce sens, tous les aspects de la vie chrétienne sont surnaturels et dépendants de la puissance de Dieu (cf. 1 Corinthiens 12 : 13-31).

3. Le fait d’avoir reçu certains dons n’est pas le signe de la maturité spirituelle. Les dons sont des revêtements de puissance en vue du ministère, et Dieu les distribue selon sa volonté. Par exemple, les Corinthiens étaient très riches dans l’exercice des dons (1 Corinthiens 1 : 7), mais aussi très immatures quant au caractère, comme le montre leurs divisions et leur jalousie face à leurs leaders et aux dons (cf. 1 Corinthiens 3 : 1-23 ; 12-14). Dans le cadre de cet article, nous aborderons notamment les dons que l’on considère traditionnellement comme miraculeux, à savoir ceux qui transcendent les moyens ordinaires et émanent d’une communication surnaturelle du Saint-Esprit.3

LA RAISON D’ÊTRE DES DONS SPIRITUELS

Dans le cadre des rassemblements de l’église, les dons ont pour but d’édifier l’ensemble du Corps (1 Corinthiens 12 : 7). Par exemple, les dons vocaux doivent être intelligibles pour l’auditoire afin que chacun soit édifié par leur message (1 Corinthiens 14 :5-19). Sinon, celui qui parle, parle dans le vent (1 Corinthiens 14 :9).

Les dons ont aussi pour but de glorifier Dieu (1 Corinthiens 14 : 16, 17, 25). Ce principe est établi de façon plus explicite encore en rapport avec les dons vocaux et de service en 1 Pierre 4 : 10-11. Selon ce passage, les dons sont distribués « afin qu’en toutes choses, Dieu soit glorifié par Jésus-Christ » (verset 11).

Les dons peuvent aussi édifier le croyant dans sa vie personnelle (1 Corinthiens 14 : 4, 18, 19). Il ne fait aucun doute que ces principes s’appliquent aussi à ces temps où nous recherchons Dieu dans la solitude et la prière. Il est tout aussi certain que Dieu est prêt à communiquer avec nous personnellement en dehors du contexte collectif (Actes 9 : 1-19 ; 13 : 1-3). Mais cet enseignement du Nouveau Testament est souvent mal compris par certains observateurs superficiels du culte pentecôtiste. Il n’est pas rare que nous prenions du temps dans nos rassemblements pour la prière individuelle, offrant ainsi à Dieu ce que nos pères appelaient déjà des « concerts de prière » (5). Lorsque les croyants élèvent leurs voix d’un même accord vers le Seigneur dans la louange et l’intercession, des manifestations de l’Esprit peuvent survenir.

Si ce concert de prière a lieu dans le cadre d’un rassemblement de l’église, il n’en est pas moins un temps mis à part individuellement dans la communion avec Dieu. Mais le principe selon lequel le message doit toujours être intelligible ne s’applique pas à la communion individuelle du croyant avec son Dieu ni lorsqu’il s’abandonne à Dieu dans la consécration à l’appel lors d’une réunion. Les dons spirituels s’exercent dans deux contextes différents : le cadre collectif et le cadre privé.

Ce cadre détermine en partie le but dans lequel les dons peuvent s’y manifester. Mais que ce soit dans un contexte collectif ou personnel, les manifestations de l’Esprit servent toujours à édifier et à fortifier. Que ce soit en nous fortifiant dans nos convictions ou en nous encourageant, de manière douce et discrète ou par la démonstration spectaculaire de la puissance de Dieu, la manifestation des dons spirituels nous rapproche de la glorieuse image de Dieu, qui est Jésus-Christ le Seigneur, afin de l’exalter lui seul.

LISTE DES DONS SPIRITUELS

« En effet, à l’un est donnée par l’Esprit une parole de sagesse ; à un autre, une parole de connaissance, selon le même Esprit ; à un autre, la foi, par le même Esprit ; à un autre, le don des guérisons, par le même Esprit ; à un autre, le don d’opérer des miracles ; à un autre, la prophétie ; à un autre, le discernement des esprits ; à un autre, la diversité des langues ; à un autre, l’interprétation des langues. » (1 Corinthiens 12:8-10)

PAROLE DE SAGESSE ET PAROLE DE CONNAISSANCE

Dans le contexte du ministère, l’exercice de tels dons n’est pleinement efficace que lorsque l’individu qui en est le canal maintient une relation avec Dieu fondée sur la vérité, la prière et l’intimité.

La parole de sagesse et la parole de connaissance sont habituellement définies d’une des deux manières suivantes. Dans un sens, elles sont définies comme étant des dons d’instruction et ne sont donc pas dans ce cas de nature miraculeuse.4 Il s’agit de dons naturels utilisés pour apporter une parole qui apporte quelque lumière (sophia) face à une situation particulière ou une information (gnosis) qui s’obtient par l’étude et l’expérience. Nous citerons l’exemple d’un enseignant biblique qui est rempli du Saint-Esprit et dont les capacités sont consacrées au service de Dieu dans l’église.

L’autre définition de ces dons aborde leur nature miraculeuse et concerne des révélations spéciales de l’Esprit autrement que par des moyens ordinaires. 2 Il s’agit là de manifestations spontanées du Saint-Esprit alors que les croyants l’adorent. La parole de sagesse (logos sophias) rend un individu surnaturellement capable d’apporter une parole de Dieu ou une perspective divine en vue de faire face à une situation dans l’église.

La parole de connaissance (logos gnoseos) offre une information fiable concernant une situation ou une personne dans l’église à laquelle nul ne pouvait avoir accès par des moyens ordinaires. Cette dimension de révélation se chevauche quelque peu avec le don de prophétie. De plus, il est possible que les paroles de sagesse et de connaissance soient données pour fonctionner en tandem. La connaissance, par elle-même, enorgueillit (1 Corinthiens 8 : 1), mais appliquée avec sagesse, elle encourage.

Que la manifestation de l’Esprit à travers ces dons soit de nature à instruire, à révéler, ou les deux réunis, elle est toujours en harmonie avec l’enseignement des Écritures.

1 Corinthiens 12 : 8 est le seul texte où ces dons soient mentionnés. Le parallèle le plus proche serait sans doute l’expression « un esprit de sagesse et d’intelligence » (cf. Ésaïe 11 : 2 ; Éphésiens 1 : 17). Nous ne pouvons donc en déduire des conclusions trop fermes. Mais la sagesse de Dieu est cependant l’une des caractéristiques principales d’une personne spirituelle (cf. Proverbes 4 : 7 ; 1 Corinthiens 2 : 6-16). Remarquez que Paul, qui commence par énumérer les dons en relation avec la sagesse, met la sagesse de Dieu en opposition totale avec celle des hommes (cf. 1 Corinthiens 1 : 18-2 : 16).

Il est possible que les paroles de sagesse et de connaissance soient données pour fonctionner en tandem. La connaissance, par elle-même, enorgueillit (1 Corinthiens 8 : 1), mais appliquée avec sagesse, elle encourage.

Le contexte biblique semble indiquer que les dons inclus dans cette liste sont donnés spontanément par l’Esprit quand l’assemblée est réunie pour adorer Dieu. Cela n’exclut par pour autant le fait que ces dons soient exercés dans le cadre de l’enseignement, ni qu’ils soient donnés miraculeusement pour faire face à des difficultés jusque là insolubles ou tenues cachées. 3 Selon moi, les instructions données dans 1 Corinthiens 12 indiquent que ces paroles de sagesse ou de connaissance sont plus probablement des communications surnaturelles de quelque révélation ou information pour le bien de l’ensemble du peuple de Dieu réuni pour l’adorer.

Nous ne pouvons tirer des conclusions trop absolues quant à la nature de ces dons ; il sera donc plus utile de porter notre attention sur leur fonction et leur but de manière plus large. Que la manifestation de l’Esprit à travers ces dons soit de nature à instruire, à révéler, ou les deux réunis, elle est toujours en harmonie avec l’enseignement des Écritures.

LA CONTRIBUTION DE CES DONS AU MINISTÈRE

Ces dons apportent de réelles bénédictions dans le cadre du ministère.
La parole de sagesse apporte souvent une direction qui permet de mieux appliquer concrètement le message reçu à travers d’autres dons, par exemple la prophétie et la parole de connaissance.
Les paroles de sagesse et de connaissance peuvent guider le serviteur de Dieu dans la façon dont il doit prier pour un individu.
Quand des individus ou un groupe sont confrontés à des situations difficiles, ces dons peuvent aider le serviteur de Dieu à encourager et édifier la foi alors qu’il prononce des paroles de foi face aux besoins spécifiques.
Dans le ministère de la prière, Dieu a souvent utilisé une parole de sagesse ou de connaissance pour amener quelqu’un à la repentance. Cela a pu se passer calmement et discrètement en réponse à un appel ou en privé ; la dénonciation publique du péché supposé d’un individu ne suit pas l’enseignement biblique qui nous invite à aborder d’abord le frère ou la soeur en privé.

Néanmoins, lorsque quelqu’un reçoit une telle parole de quelqu’un qui ignorait tout de sa situation, il n’est pas rare qu’il soit soudain brisé et humilié devant Dieu, son esprit s’ouvrant alors pour recevoir pardon, guérison, et renouvellement de la part du Seigneur.

Selon moi, les instructions données dans 1 Corinthiens 12 indiquent que ces paroles de sagesse ou de connaissance sont plus probablement des communications surnaturelles de quelque révélation ou information pour le bien de l’ensemble du peuple de Dieu réuni pour l’adorer.

Quand l’Esprit nous utilise dans l’exercice de tels dons, l’information qu’il communique peut venir sous différentes formes :
• Par une vision ou un songe (parfois visible seulement par l’esprit) ;
• Par la voix audible de Dieu (là encore parfois seulement en esprit) ;
• En ressentant ce que ressent la personne (physiquement ou spirituellement) ;
• En ressentant la puissance de l’Esprit descendant sur nous comme un signal de Dieu qui nous pousse à prier pour quelqu’un de présent.
Les paroles de sagesse et de connaissance devraient être encouragées dans les rassemblements de l’église, surtout si quelqu’un qui a de l’expérience en la matière peut être consulté afin d’éviter un mauvais usage des dons spirituels. Quand une parole est donnée publiquement, la foi de tous est édifiée et prête à accueillir ce que l’Esprit est déjà en train d’opérer dans l’auditoire. Une parole de Dieu ne détruira jamais, n’accablera pas, et ne laissera pas l’assemblée dans la perplexité. Même lorsqu’il s’agit d’un appel à la repentance, Dieu ne condamne pas ; il appelle.

RECEVOIR CES DONS

Les mêmes principes s’appliquent pour recevoir n’importe lequel des dons de l’Esprit.
1. Les dons de l’Esprit sont distribués souverainement par Dieu selon sa propre volonté (1 Corinthiens 12 : 11).
2. Nous sommes exhortés à rechercher et à désirer les dons spirituels (1 Corinthiens 12 : 31 ; 14 : 1) avec des motivations pures, afin que Dieu soit glorifié à travers nous et que son Église soit encouragée.
3. Dieu seul accorde ses dons. Mais il peut choisir de le faire par l’imposition des mains de quelqu’un qui a reçu son onction (1 Timothée 4 : 14 ; 2 Timothée 1 : 6).
4. Quand nous faisons simplement confiance à Dieu et que nous le servons par notre ministère, nous pouvons recevoir les dons dont nous aurons besoin pour la tâche à accomplir, même si cette onction peut s’avérer limitée à un moment particulier.
5. Il demeure un mystère divin dans la façon dont Dieu choisit de manifester son onction à travers tel ou tel ministère. Le principe certainement le plus important à retenir pour recevoir les dons est celui-ci : renoncer à tout ce qui touche à notre propre personne et s’abandonner dans l’obéissance au Seigneur Jésus-Christ. Ce n’est que là que Dieu peut faire tout ce qu’il veut à travers nous.

Nous avons observé comment les dons de parole de sagesse ou de connaissance fonctionnent en privé ou en public et comment ils peuvent être exercés efficacement dans ces deux contextes. Encouragez les croyants à les rechercher et guidez ceux qui les exercent avec la douceur d’un berger. Des paroles de sagesse et de connaissance édifieront le troupeau dans la foi et dans le témoignage.

LES DONS VOCAUX

Les dons vocaux mentionnés dans 1 Corinthiens 12 : 10 sont la prophétie (propheteia), le discernement des esprits (diakriseis pneumaton), diverses sortes de langues (gene glosson), et l’interprétation des langues (hermeneia glosson).

La position de la plupart des érudits pentecôtistes ou charismatiques est que la révélation donnée par les dons vocaux dans l’Église d’aujourd’hui n’est pas de la qualité de celle de l’Écriture pour les raisons suivantes : (1) dans le contexte immédiat, Paul ordonne aux Corinthiens d’évaluer les prophéties quant à leur degré d’exactitude et d’autorité (1 Corinthiens 14 : 29), ce qu’il n’aurait jamais attendu d’eux à l’égard des Écritures. (2) Le parler en langues est décrit comme étant l’esprit humain qui prie sous l’impulsion du Saint-Esprit, sans qu’il ne soit jamais fait mention d’une autorité comparable à celle de l’Écriture (14 : 14). (3) Le but déclaré des dons est l’édification, et non la production d’une quelconque Écriture inspirée (1 Corinthiens 12 : 7 ; 14 : 3–5, 12, 19, 31).

LA PROPHÉTIE

La prophétie prédit des événements à venir et lit les secrets de chaque coeur afin d’apporter une exhortation collective ou personnelle. La prophétie donnée par le Saint-Esprit va toujours édifier, et non pas accabler… Elle n’usurpera jamais l’autorité que Dieu a donnée au pasteur.

L’usage du mot propheteia dans le Nouveau Testament indique que la prophétie était une parole inspirée et spontanée, contrairement à une étude préparée à partir de l’Écriture, quoique son inspiration ne soit pas comparable à celle du canon biblique. Le contenu de ces paroles semble avoir été de nature prédictive (Ex : Actes 11 : 28 ; 21 : 10–11) tout en étant de nature à exhorter (ex : 1 Corinthiens 14 : 20–26 ; 1 Pierre 1 : 10–12). Le ministère prophétique était assez significatif dans le Nouveau Testament pour que ceux qui avaient été établis par le Seigneur comme prophètes soient mentionnés en second juste après les apôtres dans Éphésiens 4 : 11.

La prophétie prédit des événements à venir (Actes 11 : 28 ; 21 : 10–11) et lit les secrets de chaque coeur (1 Corinthiens 14 : 20–26) afin d’apporter une exhortation collective ou personnelle.

LE DISCERNEMENT DES ESPRITS

Le discernement des esprits (diakriseis pneumaton) est étroitement lié au don de prophétie et fait référence à la capacité que Dieu communique de déterminer si des paroles prophétiques sont réellement de Dieu ou pas (ex ; 1 Thessaloniciens 5 : 19–22). Cela ne remet pas forcément en question les motivations du prophète, quoique les faux prophètes sont une menace réelle pour l’Église et doivent être identifiés. Ce besoin de discernement est plus souvent en rapport avec une mauvaise perception du message par le prophète. En dépit de ses meilleures intentions, le message transmis par le prophète peut parfois être mal interprété.

Ce don implique clairement l’élément subjectif du don de prophétie. Nul n’est besoin de recevoir toute parole prophétique sans aucun esprit critique comme si le croyant était lié par elle de façon absolue. Celles-ci doivent être « pesées » (ce que sousentend le terme diakriseis comme dans le cas des Béréens de Actes 17 : 11).

DIVERSES SORTES DE LANGUES

Les langues sont une forme de prière par laquelle l’esprit humain prie d’une façon qui transcende la capacité de la raison humaine. C’est une communication d’esprit à Esprit.

La définition la plus claire concernant les langues (gene glosson) se trouve dans 1 Corinthiens 14 : 14 : « Car si je prie en langues, mon esprit est en prière, mais mon intelligence demeure stérile ». Selon ce verset, les « langues » sont une forme de prière par laquelle l’esprit humain prie d’une façon qui transcende la capacité de la raison humaine. C’est une communication d’esprit à Esprit.

Le contexte amplifie le contenu des langues en ajoutant la prière, le chant, la louange, et l’action de grâces (v. 15–17). L’évidence dans le livre des Actes confirme que la nature fondamentale des langues est de louer Dieu et de déclarer ses merveilles (Actes 2 : 11 ; 10 : 46 ; 19 : 6).

1 Corinthiens 14 : 2 est souvent utilisé dans les discussions pour avancer que les langues ne peuvent s’adresser qu’à Dieu : « En effet, celui qui parle en langues ne parle pas aux hommes, mais à Dieu, car personne ne le comprend, et c’est en esprit qu’il dit des mystères ». Ce verset met l’accent sur le contenu du parler en langues dans le contexte de la relation de l’individu avec Dieu ; il n’exclut cependant pas que les messages en langues puissent contenir des communications de Dieu adressées aux hommes.

Ce verset 2 peut aussi s’expliquer par le fait qu’en l’absence d’interprétation, qui est discuté dans le contexte, la personne n’aura parlé qu’à Dieu en ce sens que ses propos n’auront été compréhensibles que par lui.

L’INTERPRÉTATION DES LANGUES

L’interprétation des langues fait référence à la traduction (hermeneuo et ses dérivés) des propos tenus en langues inconnues. Cette traduction transpose le contenu du message dans la langue des auditeurs afin qu’ils en soient édifiés. Si le message n’est pas compréhensible pour ceux qui l’entendent, il n’y aura pas d’édification (1 Corinthiens 14 : 1–9).

En rapport avec les langues dans l’adoration, notre pratique traditionnelle veut que les interprétations sont le plus souvent d’un contenu de nature prophétique : l’interprétation s’adresse presque toujours à l’homme de la part de Dieu. L’enseignement de 1 Corinthiens 14 : 1–5 indique que la prophétie équivaut à l’interprétation des langues en termes d’édification, mais cela ne signifie pas que le contenu sera identique. S’il n’y a pas de fondement biblique pour combattre notre pratique habituelle, il y a toutes sortes d’évidences dans 1 Corinthiens et dans les Actes quant au fait que le contenu des langues peut très bien être un message montant du coeur de l’homme vers Dieu. Toujours est-il qu’au moins en partie, le contenu de l’interprétation pourra s’adresser à Dieu sous la forme d’une prière, d’une louange, d’une action de grâces ou d’un chant.

LA CONTRIBUTION DES DONS VOCAUX AU MINISTÈRE

Le but des dons vocaux est d’édifier l’Église. Ils édifient en particulier de par leur contenu. Des prophéties peuvent être exprimées à des groupes ou à des individus sous forme d’exhortations ou de prédictions. Le groupe ou l’individu devrait prier afin de recevoir le don-compagnon de la prophétie qui est celui du discernement afin d’évaluer ce qui a été dit. Des gens se disant prophètes ont parfois abusé de ce don, surtout dans l’exercice du ministère envers des individus.

Une application sérieuse et conséquente des critères bibliques de l’usage de la prophétie nous aidera à maintenir l’équilibre dans l’église lorsque ce don y est manifesté. Quand un individu est reconnu pour avoir reçu un tel ministère, cela devrait être apprécié comme une puissante source d’encouragement qui ne devrait jamais être méprisée (1 Thessaloniciens 5 : 19–22). Mais l’exercice d’un tel don doit être évalué et orienté dans un esprit pastoral.

La prophétie donnée par le Saint-Esprit va toujours édifier, et non pas accabler… Elle bénira le peuple de Dieu. Elle confirmera et renouvellera mais ne créera pas d’anxiété ou de crainte. Elle n’usurpera jamais l’autorité que Dieu a donnée au pasteur. De plus, ce don met à nu les secrets du coeur du croyant afin de l’amener à la repentance et à l’adoration (1 Corinthiens 14 : 20–25). Enfin, la prophétie qui est à propos reflètera le principe de l’amour tel qu’exprimé dans 1 Corinthiens 13 : 1–7.

Les langues accompagnées de leur interprétation édifient l’Église tout autant que la prophétie. Les langues seules ne peuvent édifier les autres dans le contexte de la louange collective puisque c’est la compréhension de son message qui va édifier les autres ; sans l’interprétation, les langues n’édifient que celui qui les exprime (1 Corinthiens 14 : 1–5, 18, 19).

Les langues interprétées édifient l’Église par la prière, la louange, l’action de grâces, et la proclamation des merveilles de Dieu, complétant ainsi le don de prophétie.

CONCLUSION

Chacun de ces dons que nous avons couverts est donné pour contribuer à édifier l’Église. Mais aucun d’entre eux ne peut accomplir autant que l’ensemble. L’Esprit les distribue selon son bon vouloir afin d’édifier, de renouveler, de rafraîchir et de guider les gens dans toute la vérité afin que le Seigneur puisse bâtir son royaume à travers nous.

NOTES :

1. Citations de la version Segond dite à la Colombe.
2.  Ces listes incluent les dons suivants : apôtre, prophète, évangéliste, pasteur-enseignant, miracles, guérisons, aides, administration, langues, interprétation des langues, prophétie, discernement des esprits, parole de sagesse, parole de connaissance, foi, miracles, service, encouragement, libéralité, présidence, miséricorde, mariage, célibat.
3.  Il y a eu certains débats concernant l’usage alter- né des mots charismata et phanerôsis dans 1 Corinthiens 12 : 4-10, à savoir s’ils faisaient référence à des catégories différentes de dons. Rien ne permet d’affirmer que tel soit le cas, et ces deux mots semblent être utilisés comme des synonymes dans ce contexte.
4. Wayne Grudem, Systematic Theology (Grand Rapids, Mich. : Zondervan, 1994) 1080-88. 2 Donald Gee, Concerning Spiritual Gifts Rev. Ed. (Springfield, Mo. : Gospel Publishing House, 1972) 30; David Pytches, Spiritual Gifts in the Local Church (Minneapolis, Minn. : Bethany House, 1985) 92-108. 3 Grudem, 1081ff. ; Pytches, 92-108. 4 Pytches, 96-97. 5 Gee, 31-41 ; Pytches, 106-107.

Notes :

  1. Citations de la version Segond dite à la Colombe.
  2. Ces listes incluent les dons suivants : apôtre, prophète, évangéliste, pasteur-enseignant, miracles, guérisons, aides, administration, langues, interprétation des langues, prophétie, discernement des esprits, parole de sagesse, parole de connaissance, foi, miracles, service, encouragement, libéralité, présidence, miséricorde, mariage, célibat.
  3. Il y a eu certains débats concernant l’usage alterné des mots charismata et phanerôsis dans 1 Corinthiens 12 : 4-10, à savoir s’ils faisaient référence à des catégories différentes de dons. Rien ne permet d’affirmer que tel soit le cas, et ces deux mots semblent être utilisés comme des synonymes dans ce contexte.
  4. Wayne Grudem, Systematic Theology (Grand Rapids, Mich. : Zondervan, 1994) 1080-88. 2 Donald Gee, Concerning Spiritual Gifts Rev. Ed. (Springfield, Mo. : Gospel Publishing House, 1972) 30; David Pytches, Spiritual Gifts in the Local Church (Minneapolis, Minn. : Bethany House, 1985) 92-108. 3 Grudem, 1081ff. ; Pytches, 92-108. 4 Pytches, 96-97. 5 Gee, 31-41 ; Pytches, 106-107.

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