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Comment aider un chrétien moyen à devenir un disciple mature ?

Qu’est-ce qui vous vient à l’esprit quand vous entendez le mot « disciple » ? Il sous-entend tellement plus qu’un cliché, qu’un phénomène de mode ou qu’un programme de plus. Il s’agit de l’ordre de marche que Christ a donné à l’Église, de la substance même de la vie de l’Église. Faire des disciples n’est pas une option : c’est un impératif. Ce n’est pas un sujet à soumettre au vote, à la négociation, ou à la discussion.

Le dernier commandement que le Seigneur nous a laissé devrait être notre première préoccupation : « Allez et faites de toutes les nations des disciples » (Matthieu 28 : 19).

Aucun comité, concile ou congrès d’église n’a le droit de tergiverser avec ce mandat. C’est une nécessité. Si l’Église est l’Église, elle honorera ce commandement. Si l’Église ne fait que « jouer à l’église », elle ignorera ce commandement, ou tout au plus diluera son contenu.

De nos jours, les églises font bien des choses, mais de manière générale, s’il est une qu’elles négligent, c’est bien de faire des disciples. Pouvez-vous vous imaginer lancer toute une armée de soldats dans une bataille décisive sans que ces soldats n’aient été formés ? Ce combat serait bien vite perdu. Les églises sont remplies de gens très bien, bien habillés, très amicaux et sociables, mais qui n’ont pas la moindre idée de ce que représente leur responsabilité personnelle et collective de faire des disciples là où ils vivent et travaillent.

LA SIGNIFICATION DE CE MANDAT

Que signifie donc ce mandat ? Que veut dire « fF » ? Prendre une décision publique pour Christ dans une réunion en levant la main ou en s’approchant sur le devant ne signifie pas que l’on ait fait un disciple. Il s’agit là tout au plus du premier pas. Faire un disciple est un processus en deux parties : (1) la conversion à Christ et (2) la croissance en Christ.

On ne fait réellement des disciples que lorsque ces deux éléments sont réunis. Cela commence en parlant aux autres de l’Évangile de Jésus-Christ, capable de changer les vies, pour ensuite présenter Christ comme la réponse complète et finale de Dieu au problème de notre péché. L’Évangile fait savoir aux gens qu’ils ne peuvent se sauver eux-mêmes mais qu’ils doivent recevoir Christ dans leur vie en l’invitant personnellement à devenir leur Seigneur.

La croissance est une question de maturation. Quand un nouveau-né vient au monde, la naissance n’est pas ce qu’il y a de plus long. Par contre, il faudra vingt à trente ans pour que l’enfant parvienne à une certaine maturité. Dans le domaine physique ou mental, nous parlons de développement. Il est étrange que l’on s’inquiète de voir un bébé ne pas grandir ni se développer physiquement, mais que l’on fasse peu cas du fait qu’un croyant nouveau-né ne grandira pas spirituellement. Nos églises ont largement négligé cette deuxième phase de la formation du disciple, si bien qu’elles sont pleines de croyants sous-développés qui secouent leur hochet quand les choses ne se passent selon leurs désirs. Ils n’ont jamais été nourris et ne se sont pas développés.

Malheureusement, la télévision se charge de faire des gens des disciples. Leur système de valeur et leur vision du monde sont façonnés par des milliers de scènes de meurtre, de viol, de toutes sortes de violence et d’obscénités que l’on répand dans leur esprit soir après soir. Le croyant regarde en moyenne la télévision environ 21 heures par semaine, mais passe environ 11 minutes par semaine à se nourrir de la Parole de Dieu. Le disciple deviendra comme son maître (Luc 6 : 40) ; vous pouvez donc imaginer le résultat que cela peut produire.

Nous devons former des disciples en nous préoccupant du résultat final. Paul avait pour but de « rendre tout homme parfait, complet, adulte, mature en Christ » (Colossiens 1 : 28). Le but final doit toujours être de former des disciples capables et entièrement consacrés à Jésus-Christ. Est-ce là ce que nous produisons aujourd’hui ? Nous n’avons pas accompli notre tâche jusqu’à ce que nous ayons conduit les gens à Christ, que nous les ayons aidés à parvenir à la maturité et rendus capables de se « reproduire » à leur tour.

Imaginez un homme qui construit une grande usine à fabriquer des radios. Il embauche 400 employés pour assembler toutes sortes de radios ; il met au point un programme de formation, encourage ses employés à se perfectionner, leur paie un bon salaire ainsi que de bons horaires, pour enfin démarrer la chaîne d’assemblage. Il revient un peu plus tard pour voir comment va le travail. Toutes les lumières sont allumées, les machines fonctionnent, tout le monde semble affairé, les équipes sont en place, et l’usine ressemble à une ruche. Quand il demande combien de radios ont été produites dans la semaine, le superviseur le regarde et lui répond : « En fait, aucune, mais qu’est-ce qu’on travaille, par ici ! Cette usine tourne à son plein rendement ! » Quelque chose ne va pas. Une usine qui est conçue pour fabriquer des radios, équipée pour fabriquer des radios, et gérée pour fabriquer des radios, et ne produit pas de radios perd toute signification et raison d’être.

Dois-je faire l’application ? Le « produit fini » de l’Église est une personne sauvée et formée pour aider les autres à s’approcher de Christ. Cependant, ce n’est pas souvent le cas dans les faits. Le succès d’une église ne se mesure pas à la taille de l’auditoire, même s’il se chiffre par milliers. Le succès est déterminé par le nombre de disciples qu’elle produit.

LA MATIÈRE

Voici les domaines dans lesquels le croyant a urgement besoin d’être instruit : l’assurance du salut, comment étudier la Bible (Parole de Dieu), la prière, le Saint-Esprit et ses dons, amener des âmes à Christ, l’Église, la gestion de ses biens et les finances, faire des disciples, la sainteté et la pureté, l’esprit de service, l’enlèvement de l’Église, la gestion du temps, les responsabilités, le mariage, le foyer et la famille.

Un disciple apprend de trois façons : par l’exemple et le conseil d’un croyant, par le Saint-Esprit et par la prédication de la Parole de Dieu.

LA MÉTHODE

La multiplication ! Je suis toujours émerveillé de voir comment Jésus procédait. Il n’était pas un adepte des médias de masse. Il choisit douze hommes et passa trois ans à déverser sa vie en eux : « Il en établit douze pour les avoir avec lui et pour les envoyer prêcher » (Marc 3 : 14). Quelle simplicité ! Quelqu’un a résumé son approche en ces termes : Il agissait. Ses disciples le regardaient faire. Il leur apprenait à le faire. Il le faisait avec eux. Il les envoyait le faire eux-mêmes. En notre vingt-et-unième siècle, tel devrait être notre plan d’action. C’était un plan de multiplication plutôt que d’addition. Paul en parla il y a bien des années années quand il écrivit au jeune Timothée : « Ce que tu as entendu de moi en pré- sence de beaucoup de témoins, confiele à des hommes fidèles, qui soient capables de l’enseigner aussi à d’autres » (2 Timothée 2 : 2).

Remarquez l’effet en cascade. Cela nous parle de la puissance de la multiplication. C’est comme cette histoire bien connue : Préfèreriez-vous recevoir un million d’euros ou un cent qui serait multiplié par deux chaque jour pendant un mois ? Nombreux sont ceux qui diront : « Donnez-moi le million d’euros ! » Mais un cent multiplié par deux pendant un mois égale 10,737,418.24 euros. Dieu veut nous voir nous multiplier, plutôt que de se contenter d’ajouter à l’Église.

Cela n’explique-t-il pas pourquoi Jésus a choisi cette méthode ? Il attendait de ses disciples qu’ils se reproduisent. Il attendait d’eux qu’il communique à d’autres tout ce qu’il leur avait communiqué. Former des disciples, ce n’est pas s’engager dans une voie à sens unique. Un aspect stratégique de la formation d’un disciple consiste à l’amener à réaliser qu’il est appelé à partager ce qu’il a reçu, qu’il a été changé pour appeler les autres à changer, et sauvé pour servir. C’est dans la nature même de la vie du disciple.

Quelqu’un disait que la moitié de la population du monde n’a pas entend l’Évangile. Sans ce principe de la multiplication, l’évangélisation du monde traînera toujours les pieds loin derrière la croissance démographique. Il faut actuellement 365 jours à 1.000 chrétiens pour gagner une personne à Christ et en faire un disciple. À ce rythme, la bataille est perdue. Sans la multiplication, il n’y a aucun espoir de gagner notre monde pour Christ. Mais en adoptant cette approche, notre monde peut être gagné à Christ.

J’ai pleinement pris conscience de ce fait il y a plusieurs années de cela en débutant un programme de formation au témoignage pour les chrétiens. J’ai pris deux personnes, et pendant dix-huit semaines, je leur ai appris tout ce que je savais sur le témoignage et l’évangélisation, attendant d’eux qu’ils me rendent des comptes, et mettant la barre assez haut. Ils savaient qu’au bout de ces dixhuit semaines, qui allaient inclure pas mal de travaux pratiques, chacun d’eux devrait trouver deux personnes et leur communiquer tout ce que je leur avais transmis. Et c’est ce qu’ils ont fait. Peu de temps après, nous étions tous les trois occupés à en former six autres. Puis les neuf en formèrent dix-huit. Puis nous étions donc vingt-sept ; nous avons alors commencé à en former cinquante-quatre autres. Puis nous étions quatre-vingt un pour en former cent soixante deux. Les chiffres n’ont cessé de grossir. Aujourd’hui, bien des années plus tard, quelque deux mille personnes ont ainsi été formées. Ont-elles toutes persévéré ? Non, mais la plupart l’ont fait, et le processus suit son cours. Cela peut paraître laborieux dans un premier temps, mais la multiplication finit par dépasser largement ce que peut produire une simple addition.

LE NOUVEAU DISCIPLE

À quoi ressemble un disciple ? Qu’est-ce qui le caractérise à la fin du processus ? Bien des descriptions pourraient être faites, mais quelques points suffiront :

1. Un disciple porte beaucoup de fruit (Jean 15 : 8).

2. Un disciple aime Dieu et les autres (Matthieu 10 : 37 ; Jean 13 : 35).

3. Un disciple est quelqu’un de désintéressé (Luc 14 : 33).

4. Un disciple porte sa croix (Matthieu 10 : 38).

5. Un disciple demeure dans la Parole de Dieu (Jean 8 : 31).

6. Un disciple est un témoin auprès des autres (Marc 8 : 38).

En bref, les disciples sont ceux qui se sont attachés à Jésus-Christ et aspirent à voir leur vie ressembler à la sienne. Cet attachement ne se limite pas à absorber toutes sortes de faits concernant la personne de Jésus, mais à devenir semblables à lui afin qu’il vive sa vie à travers nous.

Par où commencer ? En adoptant le principe que chaque membre de l’église locale devrait entrer dans l’une ou l’autre de ces deux catégories : être un disciple en devenir ou en train de faire un disciple. Soit nous sommes en train de partager notre vie avec un nouveau disciple, ou d’apprendre alors que quelqu’un partage sa vie avec nous. Notre mot d’ordre devrait être : « Tous en train de former ou d’être formé ». Faire moins que cela ne serait pas biblique et signerait l’échec de l’Église dans l’accomplissement de sa mission. Posez-vous donc la question : « Suisje prêt à obéir au commandement de Christ de faire des disciples ? Quand vaisje commencer ? »

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