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Chrétiens persécutés

Les chrétiens doivent apprendre à vivre avec les autres

Bien que je cherche à être fidèle à la tradition de l’Église en général en ce qui concerne la vie avec les autres, je ne peux pas édicter de règles pour tous les chrétiens. Personne n’en a la capacité, parce que les chrétiens ne sont pas un groupe monolithique. Même au sein d’une assemblée, tous ne sont pas toujours d’accord, ce qui suscite des débats spirituels.

Afin de tenter de présenter ce que la tradition chrétienne dit de la vie avec les autres, je vais essayer de ré- pondre à trois questions : (1) Qui est l’autre ? (2) Qui sommes-nous ? et (3) Comment devons-nous nous comporter les uns avec les autres ? Je conclurai par une brève réflexion sur la relation entre la portée universelle de notre amour chrétien (qui doit être pour tous sans exception) et nos obligations particulières envers ceux avec lesquels nous avons des relations spéciales (comme notre famille, nos groupes ethniques ou religieux, etc.)

QUI SONT « LES AUTRES » ?

Dans notre culture mondiale, « l’autre exotique » se fait rare. Nous voyageons aisément à des milliers de kilomètres de chez nous. Les médias ont multiplié les reportages sur les régions les plus désertiques et impénétrables du globe. Il semble que nous parvenions à comprendre de mieux en mieux les autres, mais en fait, ce n’est pas le cas. Comprendre véritablement les autres nécessite une connaissance en profondeur que ni les rapports écrits, ni les films, ni même les courts séjours dans leur pays ne peuvent nous fournir. Notre accès facile à leur univers n’a fait que les dépouiller de leur aura exotique. Ils sont devenus plus « familiers », mais ils sont toujours aussi incompris.

Les réseaux de communication qui nous permettent de rencontrer ceux qui vivent au loin et d’en savoir plus à leur sujet ont aussi permis à beaucoup d’entre eux de venir vivre tout près de chez nous. Ce sont nos voisins ! Ils vivent près de nous, à proximité de nos communautés, dans notre pays. Nous vivons près de personnes dont les valeurs et les interprétations globales de la vie diffèrent des nôtres. Pour vivre avec les autres, il nous faut frayer avec des personnes très diverses dans notre monde de plus en plus pluraliste.

L’histoire des relations avec les autres a souvent été marquée par la violence. Les différences religieuses, culturelles et raciales sont une source majeure de conflit dans le monde. Au cours de ces dernières années, les clashs culturels et ethniques ont dévasté des pays, fait couler des fleuves de sang et amassé des montagnes de cadavres dans le tiers monde (Rwanda), dans l’ancienne Union Soviétique (Tchétchénie ou Bosnie) et dans le monde développé (les émeutes de Los Angeles). Aujourd’hui comme autrefois, les différences religieuses provoquent des conflits acharnés. Les musulmans et les chrétiens, les chrétiens et les juifs, les juifs et les musulmans, les musulmans et les hindous, les hindous et les bouddhistes trouvent difficile de partager le même territoire. Cela provoque souvent des conflits, parfois extrêmement violents.

Qui sont les autres ? Des gens de différentes races, religions et cultures qui vivent près de nous et avec lesquels nous sommes souvent en désaccord, parfois même en conflit mortel. Mais nous, qui sommes-nous ?

QUI SOMMES-NOUS ?

Il n’est pas possible de parler des autres sans parler de soi-même et d’identité personnelle. Comment devons-nous nous voir nous-mêmes ?

Nous nous définissons souvent par ce qui nous différencie des autres et par ce dont nous avons besoin pour nous garder purs par rapport à eux. Nous ferions mieux de nous définir par ce qui nous distingue des autres et par ce que nous avons en commun avec eux. Cette notion d’identité est basée sur le récit de la création de l’Ancien Testament.

Dans la Genèse, Dieu a créé en séparant les éléments (la lumière des ténèbres) et en les associant. Quand il a créé un couple d’êtres humains, Dieu a séparé Ève d’Adam, puis il l’a amenée vers lui afin qu’ils puissent devenir une seule chair. Les créatures distinctes et réunies ont donc automatiquement une identité complexe, parce qu’elles ne sont pas telles qu’elles sont uniquement par elles-mêmes, mais aussi en relation avec les autres.

Il y a neuf ans, je suis devenu père. J’ai eu un merveilleux petit garçon nommé Nathanaël. Après cet évènement mémorable, je suis resté le même en un certain sens, mais j’ai aussi changé en ce sens que Nathanaël s’est intégré à ma personnalité. Non seulement il a changé ma manière de voir les choses et d’agir (ma personnalité privée), mais aussi la façon dont les autres voient et agissent à travers moi (ma personnalité publique). Je ne suis pas seulement autre que Nathanaël ; il fait aussi partie de moi. Mon identité est inclusive, et non exclusive.

C’est la même chose en ce qui concerne nos autres identités – par exemple, notre identité de genre. Ce que signifie être un homme, par exemple, peut changer au fil du temps et en fonction des endroits où nous sommes, mais sera toujours associé avec ce que signifie être une femme. Comme l’explique Paul Ricoeur dans Oneself as Another, « l’autonomie du moi passe par les autres à un degré tel qu’elle ne peut pas se concevoir indépendamment d’eux : elle passe par eux ».

Pour une telle identité inclusive, deux éléments sont essentiels, et ils concernent tous deux les limites. Premièrement, pour avoir une identité, vous devez avoir des limites. Imaginez un monde sans limites. Ce serait invivable, car sans limites, il n’y aurait pas de monde. Tout serait mêlé et rien de distinct n’existerait. Pour avoir autre chose qu’un chaos infini, vous devez établir des limites. Donc, quand Dieu crée, il sépare.

Si les limites sont bonnes, maintenir certaines limites doit aussi être bon. Aussi, quand les limites sont menacées (et elles le sont souvent de diverses manières), on doit les défendre. Deuxièmement, pour avoir une identité, on doit avoir des limites, mais pour avoir une identité inclusive, ces limites doivent être perméables et flexibles.

Pour que l’autre puisse s’intégrer et changer une personne ou un groupe, on doit l’accueillir. En se faisant de nouvelles relations, celles-ci nous façonnent et notre identité change dans une certaine mesure. Ceux avec lesquels nous sommes en contact étroit changent, si bien que nous changeons aussi. Quand Nathanaël est entré dans notre famille, j’ai changé – que je l’aie voulu ou pas. De plus, j’ai changé de manières que je ne pouvais pas vraiment contrôler. Avoir des limites perméables et flexibles nous expose aux bouleversements et à l’imprévu.

Qui sommes-nous ? Des gens avec des identités inclusives et changeantes ; de multiples autres personnes ont fait de nous ce que nous sommes. Nous pouvons essayer de les exclure de notre vie pour nous façonner notre identité exclusive, mais dans ce cas, nous ferons violence non seulement aux autres, mais aussi à nous-mêmes. Qui est l’autre ? J’ai déjà expliqué que les autres sont nos proches qui ont une culture différente de la nôtre et dont les différences provoquent souvent des conflits avec nous. Maintenant, après avoir parlé de l’identité inclusive, nous pouvons préciser que les autres ne sont pas simplement « autres ». Ils ont aussi des identités complexes et dynamiques, dont nous faisons partie en les côtoyant. De même que nous sommes « habités » par les autres et avons une histoire avec eux, les autres sont aussi « habités » par nous.

COMMENT DEVONS-NOUS NOUS COMPORTER LES UNS AVEC LES AUTRES ?

Les relations des personnes qui ont des identités inclusives et dynamiques suivent généralement quatre étapes : (1) la volonté d’accueillir l’autre ; (2) l’inversion des perspectives ; (3) l’engagement vis-à-vis de l’autre, et (4) l’accueil de l’autre. Ces quatre étapes suivent un ordre de priorité, mais elles ne sont pas séquentielles en ce sens que vous ne terminez pas l’une d’elles pour passer à la suivante. Chacune d’elles est imbriquée dans les autres.

LA VOLONTÉ D’ACCUEILLIR L’AUTRE

En un sens, l’engagement à vivre avec les autres est l’aspect le plus simple de notre relation avec eux. Et pourtant, c’est aussi le plus difficile. Au lieu de considérer les autres comme une gêne, je dois partir du principe qu’ils ont le potentiel de m’enrichir. Au lieu de penser qu’ils peuvent dégrader mon paysage social, je dois estimer qu’ils peuvent contribuer à son embellissement. Au lieu de les considérer comme d’éventuels ennemis, je dois les voir comme des amis potentiels. Mais nous avons des raisons de vouloir maintenir les autres à l’écart.

Premièrement, nous craignons de perdre notre identité. Nous redoutons d’être submergés par les autres et leurs voies. Pour illustrer cette hantise, imaginons un invité qui amène ses propres meubles chez vous et qui déplace ou ôte les vôtres, qui fait cuire des mets et écoute de la musique que vous n’appréciez pas et qui fait beaucoup de vacarme alors que vous voulez dormir. Vous pouvez lui dire poliment : « Vous êtes ici chez moi, et je ne veux pas vivre de cette manière. Rentrez chez vous. Là, vous pourrez vivre comme vous voulez. Ici, c’est moi qui fais la loi. »

J’ai déjà expliqué que la mondialisation place les autres tout près de nous. Les petites cultures sont menacées par la gigantesque vague de monoculture mondiale qui déferle sur elles. Elles sont attirées par beaucoup de ses traits caractéristiques, mais craignent que leurs traditions séculaires, qui leur donnent le sens de leur identité, ne soient remplacées par une culture étrangère superficielle. Les démocraties occidentales prospères s’inquiètent à l’idée que le processus de mondialisation qui pousse les gens à chercher à mieux vivre en immigrant dans leur pays ne mine la culture même qui a rendu possible les libertés et la prospérité dont elles jouissent.

Deuxièmement, nous craignons de perdre notre sécurité. Le mythe de l’autre innocent n’est que cela – un mythe. Les relations entre les gens sont toujours des occasions de contester le pouvoir, et le danger de faire mauvais usage de ce pouvoir est permanent. Et pourtant, nous devons prendre garde, en refusant d’accepter le mythe de l’autre innocent, de ne pas adhérer à deux mythes simultanés : celui de l’innocent moi et du démoniaque autre.

Troisièmement, les vieilles inimitiés nous font hésiter à vivre avec l’autre. Les anciennes blessures peuvent se raviver. L’histoire est un perpétuel recommencement.

Nous pouvons aussi répugner à vivre avec l’autre parce que de bonnes relations avec lui trahiraient nos ancêtres qui ont souffert entre ses mains. Ne nous trahirions-nous pas nous-mêmes si nous nous réconciliions avec notre ancien ennemi ? De même que le péché, l’inimitié a un pouvoir. Une fois qu’elle est établie, c’est une force qui va au-delà de la volonté individuelle de chacun. Elle se perpétue et maintient les ennemis captifs. Si notre sens de notre identité, notre peur de l’insécurité et nos vieilles inimitiés s’opposent à notre volonté d’accueillir l’autre, pourquoi vouloir le faire ?

Premièrement, ce peut être avantageux pour nous.

Les alternatives – ériger un mur de séparation et d’inimité perpétuelle – sont souvent bien pires. En effet, nous sommes liés aux autres par des liens économiques, culturels et familiaux. Rompre ces liens peut s’avérer pire que d’essayer de vivre ensemble.

Deuxièmement, et plus important, vivre en paix avec l’autre est une expression de l’humanité que Dieu nous a donnée.

Nous ne sommes pas créés pour nous isoler des autres, mais pour nous engager envers eux et contribuer à leur épanouissement tandis que nous stimulons notre propre identité et veillons à notre bien-être.

Et enfin, pour des chrétiens, la raison la plus importante pour vouloir vivre avec les autres et les accueillir est le caractère de Dieu tel qu’il nous est montré en Jésus-Christ. Jésus-Christ est mort pour tous les êtres humains parce qu’il les a tous aimés et qu’il nous a appris à partager son amour avec tous.

Nous pouvons être persuadés qu’il est bon d’accueillir les autres et vouloir le faire, mais en être incapables. Nos craintes et nos inimitiés peuvent nous entraver, et nos échecs précédents nous pousser à perdre espoir. Comment retrouver la volonté d’accueillir l’autre ? Comment la garder dans les moments difficiles ? Permettez-moi de répondre à ces questions en vous racontant une histoire.

J’étais à Zagreb, en Croatie, et je parlais dans le cadre de la promotion de la traduction en croate de mon livre Exclusion and Embrace. Tandis que j’expliquais la notion de la volonté d’accueillir l’autre, qui est la clé de l’argumentation du livre, j’ai remarqué un homme qui, dans l’auditoire, écoutait attentivement, mais semblait très perturbé. Après avoir terminé mon exposé, la foule s’est dissipée. L’homme a foncé vers moi et m’a demandé : « Mais d’où cela vient-il ? » « Que voulez-vous dire ? »

Il a insisté : « D’où cette volonté d’accueillir l’autre provient-elle ? » Il était agité. Il a poursuivi : « Est-ce inné ? Pouvons-nous apprendre à avoir cette volonté ? » Ensemble, nous avons évoqué différentes possibilités. « En fin de compte, ai-je dit, la volonté d’accueillir l’autre vient du Saint-Esprit, qui peut épanouir notre sens de notre identité étriqué, dissiper nos craintes et rompre l’emprise que l’ennemi exerce sur nous. »

L’INVERSION DES PERSPECTIVES

Pour concrétiser notre volonté d’accueillir l’autre, nous devons nous efforcer d’inverser les perspectives. Avant d’aborder ce sujet, notons un point important : être autre est réciproque. Si les autres sont autres pour moi, je suis inversement autre pour eux.

Une fois que nous avons compris la réciprocité qu’implique la relation avec l’autre, nous avons davantage de raisons de nous intéresser non seulement à ce que nous pensons de nous et des autres, mais aussi à ce que les autres pensent d’eux et de nous. C’est ce que je veux dire quand je parle d’inverser les perspectives.

Que signifie cette expression ? Premièrement, nous devons voir les autres par leurs yeux. Il nous est naturel de les voir par nos propres yeux, selon notre perspective personnelle. Voir les autres par leurs yeux suppose une volonté d’envisager que nous pouvons avoir tort et qu’ils peuvent avoir raison selon leur point de vue. Nous devons faire preuve d’imagination pour nous mettre à leur place et être attentifs à leur manière de se voir eux-mêmes.

Deuxièmement, nous devons nous voir par les yeux des autres. Parfois, nous pensons nous connaître mieux que personne, mais nous voyons mal les choses, non parce qu’elles sont trop éloignées, mais au contraire parce qu’elles sont trop proches. De plus, en ce qui me concerne, j’ai intérêt à me voir d’une certaine manière, en relevant le positif et non le négatif, ou encore en laissant le positif surpasser le négatif. Comme nous manquons d’objectivité par rapport à nous, nous avons besoin d’apprendre comment les autres nous perçoivent.

L’ENGAGEMENT ENVERS L’AUTRE

Se voir soi-même et voir l’autre selon sa perspective ne signifie pas forcément qu’on est d’accord avec lui. Une fois que j’ai réalisé comment les autres veulent qu’on les comprenne, je dois exercer mon jugement et être d’accord avec eux ou pas, totalement ou en partie.

Même en cas de désaccord, nous pouvons coopérer de maintes manières, à moins que notre désaccord ne soit basé sur des actes profondément injustes. Il est faux de penser que nous devons être d’accord sur toutes les valeurs essentielles pour vivre en paix. Cela part du principe que la paix ne peut exister qu’en cas de culture commune. Nous pouvons vivre en paix et collaborer malgré de profondes divergences, et le cela grâce à nos convictions chrétiennes. En effet, toutes les Écritures prennent parti pour cette position, depuis la simple exhortation à vivre en paix avec tous les hommes (Romains 12.18) jusqu’au caractère du Dieu trinitaire.

L’ACCUEIL DE L’AUTRE

La volonté d’accepter l’autre ne suffit pas. Pour cela, il faut faire un pas de plus. Nous devons laisser place aux autres dans notre identité personnelle et dans notre sphère sociale. Il faut permettre aux autres de façonner notre identité pour pouvoir devenir une part de ce que nous sommes sans nous menacer ou nous détruire. Ils doivent plutôt nous aider à enrichir la texture de notre identité. De même qu’à la naissance de mon second fils Aaron, je l’ai laissé s’insérer dans mon identité, nous devons permettre à nos proches de faire partie de nous. Un tel accueil est possible pour des chrétiens, parce qu’ils ne doivent pas penser qu’ils ont une identité nationale, culturelle, raciale ou ethnique prédominante. L’image de la vie chrétienne qui prédomine dans la Bible et la tradition chrétienne est celle d’un pèlerin.

Celui-ci ne se définit pas avant tout par le pays ou la culture qu’il parcourt pendant son voyage, mais par le lieu où il se rend. Il se définit avant tout par sa destination, et non par une étape de son périple. Le pays vers lequel les chrétiens se rendent est le nouveau monde de Dieu, dans lequel des gens de toutes tribus et de toutes langues seront rassemblés. Être un pèlerin n’exclut pas une gamme d’identités secondaires, comme d’être citoyens de la Macédoine, de Rome, d’être une femme ou encore la mère de trois adolescents rebelles.

Selon l’optique chrétienne, toutes ces identités doivent être subordonnées à celles d’une personne en route vers le nouveau monde de Dieu.

En fait, l’identité culturelle des chrétiens est profondément déroutante. L’apôtre Paul écrit en effet qu’ils ne s’appartiennent plus à eux-mêmes. C’est vraiment bizarre ! Beaucoup de choses sont à moi, et je les garde précieusement. Et pourtant, Paul insiste sur le fait que nous ne nous appartenons plus à nous-mêmes, mais que nous sommes au Seigneur. En tant que chrétien, selon Paul, je ne suis plus du tout à moi-même, à tel point que « si je vis, ce n’est plus moi qui vis, c’est Christ qui vit en moi » (Galates 2.20).

L’identité du chrétien n’est pas dans ses mains, mais dans celles de Dieu : elle est donc totalement et infailliblement en sécurité. Comme c’est Christ qui définit en premier leur identité, les chrétiens peuvent entreprendre en toute confiance de se lier avec leurs proches et s’engager sans crainte dans des relations à double sens avec les autres qui sont la marque d’une identité inclusive. Quel sera le résultat de cet engage- ment ? Comme Abraham, ce sera un parcours de foi et d’espoir vers un pays encore hors de vue.

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